N’éteins pas la lumière – Bernard Minier

Claude de la Bouquinerie du Vent des Livres m’avait recommandé ce livre. Je l’ai donc lu dans le cadre des Ambassadeurs du Vent des Livres. C’est la première fois que je lisais un thriller de Bernard Minier alors je n’ai pas de comparaison possible avec ses autres livres et c’est tant mieux.

Je découvre son personnage, le Commandant Martin Servaz qui, je dois le dire, me plaît bien. Un flic en arrêt de travail mais qui ne peut s’empêcher malgré tout de reprendre du service. L’auteur a déjà écrit deux autres thrillers auparavant avec ce personnage, Glacé et Le cercle mais cela n’empêche pas de comprendre l’histoire et bien évidemment je me fais happer par ce livre en quelques pages seulement. Impossible de se détacher de l’histoire.

Si je devais résumer ce livre en 2 mots, je réutiliserais une des expressions favorites de mon ado préférée en ce moment : ce livre est « grave flippant ! ».

C’est un livre angoissant à souhait, glacial. Une fois que tu as refermé le bouquin tard le soir parce que tu n’as pas pu t’arrêter à la fin du chapitre parce que « allez encore 5 minutes de lecture  » même si tu sais que ça va être dur de se lever le lendemain, parce que oui tu veux savoir ce qui va se passer parce que oui ça t’énerve de ne pas savoir, parce que tu te mets à la place du personnage principal et que tu es à deux doigts de vérifier si tu as bien fermé ta porte de maison à clé au cas où quelqu’un aurait voulu se faufiler chez toi mais là tu te dis que tu divagues et que c’est la faute du livre … bon bref, c’est à peu près cet effet que fait ce livre donc on peut dire que la plume de l’auteur fonctionne à merveille ! Malgré tout ça, tu as besoin de continuer pour connaître la suite, tu veux savoir. Et quand tu crois savoir comment ça va finir … et bien tu te trompes complètement. L’auteur te manipule du début … jusqu’à la fin. Une lecture addictive. Et le pire c’est qu’on en redemande ! Une polar diaboliquement construit. Et si en plus, tu aimes l’opéra, Toulouse et la cité de l’Espace alors ce livre est fait pour toi.

Pour finir, je dirai que que bon ben voilà, je suis devenue accro aux polars de Bernard Minier. Résultat : en allant reporter le livre à la Bouquinerie du Vent des livres – eh oui vous pourrez acheter ce livre dès demain et bien d’autres encore, la bouquinerie de Claude se résumant à la caverne d’Ali Baba, on y trouve quasiment tout ce que l’on cherche – je suis repartie avec 3 livres de Bernard Minier dont les 2 premiers qu’il y a écrit parce que oui je veux savoir comment tout a commencé avec le Commandant Servaz.

Et vous l’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

La vérité sur l’Affaire Harry Quebert – Joël Dicker

Je connaissais le nom de Joël Dicker notamment avec son dernier roman, L’énigme de la chambre 622. Alors, lorsque j’ai vu ce livre à la bouquinerie Le Vent des livres, j’ai eu envie de le découvrir. C’est le 2e roman de l’auteur et il a été très critiqué lors de sa parution et de sa nomination pour divers prix littéraires. Une adaptation télévisée de ce roman avec l’acteur Patrick Dempsey (le visage sur la couverture du livre) a par ailleurs été réalisée par Jean-Jacques Annaud en 2018.

Ce roman est certes doté d’un style d’écriture assez banal avec quelques maladresses et des dialogues amoureux parfois un peu fades et naïfs. Toutefois, la construction de ce livre est remarquable et l’intrigue est maîtrisée.

J’espère que vous êtes prêt à lire tard dans la nuit ou à alléger vos journées pour consacrer du temps à sa lecture parce que lorsque vous l’aurez commencé, vous ne pourrez plus vous arrêter. Pourtant, quand on sait que le récit fait 857 pages, ça pourrait en effrayer plus d’un(e). Vous le commencez et vous êtes fichus. L’auteur ne cesse de jouer avec le lecteur, de le conduire sur de fausses pistes, de le dérouter, de le manipuler, parfois de l’agacer.

Malgré ce pavé, on pourrait croire que l’histoire s’essouffle au fur et à mesure des pages. Eh bien, pas du tout ! Bien au contraire. Je dirai même que plus on approche de la fin du livre et plus le suspense est grand et plus l’auteur s’en donne à cœur joie pour multiplier les rebondissements. Marc Fumaroli dira dans le Figaro littéraire que c’est un « jet continu d’adrénaline littéraire que le narrateur n’a cessé d’injecter dans nos veines ». L’originalité de ce livre réside par ailleurs dans l’écriture du roman dans le roman avec un court paragraphe abordant le travail d’écriture sur chaque page qui précède chacun des 31 chapitres.

Ce roman policier, alternant les scènes de l’année 1975 et celles de 2008 sur fond d’élection présidentielle, aborde différents thèmes autour de l’écriture comme l’inspiration, le syndrome de la page blanche et le monde impitoyable de l’édition, mais aussi des thématiques comme l’amour interdit, l’imposture, les non-dits, les apparences et les faux-semblants.

Sachant que les critiques sont très partagées concernant ce roman, si vous l’avez lu, qu’en avez-vous pensé ?

Et pour celles et ceux qui habitent le Cotentin, retrouvez ce livre dès aujourd’hui à la boutique du Vent des livres.

Un éternité plus tard – Nicolas Carteron

J’ai une curiosité et une admiration toutes particulières pour les auteurs qui se lancent dans l’auto-édition. Nicolas Carteron en fait partie. Comme chaque écrivain auto-éditeur que j’ai pu lire, je n’ai pas été déçue. Bien au contraire. Une très belle découverte.

J’ai fait la connaissance de cet auteur il y a quelques années en échangeant avec d’autres lecteurs sur Babelio mais je n’avais pas en encore eu l’occasion de lire ses romans … jusqu’à l’année dernière où j’ai contacté Nicolas Carteron pour échanger avec lui et acheter ses romans. Disponible et à l’écoute, l’auteur m’a rapidement répondu et quelques jours plus tard, je recevais ses cinq romans avec une dédicace personnalisée sur chaque livre. J’avoue avoir trouvé cette petite attention particulièrement plaisante.

Je ne lis jamais les livres dans l’ordre de parution mais plutôt selon mes envies. J’ai donc débuté ma lecture en ignorant que Une éternité plus tard était le premier roman de Nicolas Carteron. J’ai vraiment beaucoup aimé et j’ai vraiment hâte de lire ses autres romans. Je ne manquerai pas de vous en parler.

Je n’aime pas les comparaisons entre auteurs que l’on peut parfois retrouver dans certaines chroniques et critiques, que ces comparaisons soient justifiées … ou pas. Alors, je dirai que Nicolas Carteron est un auteur qui a une plume bien à lui, à la fois fluide et magnétique. On commence le livre et pas moyen de s’en détacher ! Des descriptions intéressantes. Mais aussi de l’action, du suspense, une touche de fantastique, une histoire d’amour … tous les bons ingrédients pour obtenir un bon livre ! L’auteur nous fait même voyager de Paris jusqu’à Venise. Et la cerise sur le gâteau : une fin inattendue mais tellement plaisante ! Je n’en dirai pas plus …

… lancez-vous et lisez-le !

Si vous ne connaissez pas cet auteur, allez découvrir ses pages Instagram et/ou Facebook. Vous ne serez pas déçu(e)s. Et si vous le connaissez déjà, quel(s) roman(s) avez-lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Code 93 – Olivier Norek

Je connaissais Olivier Norek de nom mais sans avoir jamais eu l’occasion de lire ses livres. Et puis j’ai eu un de ses polars entre les mains. Et wouah ! Quelle lecture ! Il m’en aura fallu du temps pour découvrir cet auteur mais ça valait le coup !

J’ai tout simplement eu un coup de cœur pour ce livre qui met en scène une enquête menée par le Capitaine Victor Coste et son équipe. Dans une atmosphère oppressante, ce thriller écrit par un ancien lieutenant de police de la SDPJ 93 nous embarque dans une histoire terrifiante et sombre. Plus possible de lâcher l’affaire !

Si l’intrigue n’est sans doute pas la meilleure que j’ai lue – tout habitué à lire des polars devinera vite – , cela n’enlève rien à la plume efficace de l’auteur. Une écriture choc rédigée par un écrivain qui sait manier les mots et les choisir avec précision. Âmes sensibles, s’abstenir : pas de retenue ni de filtre… un thriller aux descriptions criantes de réalisme qui révèlent avec froideur le vécu et le quotidien de flics du 93.

Cette équipe solidaire de flics, une équipe attachante qu’on aime suivre et qu’on a du mal à quitter à la fin du livre, et quelques notes d’humour au détour de certaines pages, un peu d’humanité en soi, viennent alléger l’ambiance et parfaire ce polar.

Curieuse d’en savoir plus, j’ai recherché d’autres titres du même auteur. J’ai pu constater avec contentement qu’il avait écrit deux autres polars avec la même équipe de flics du SDPJ 93 : Territoires et Surtensions. Entre deux mondes, Surface et Impact ont l’air tout aussi accrocheurs et captivants. D’autres histoires que je vais découvrir sans modération !

Et pour les Cotentinois et les Cotentinoises qui souhaitent lire ce polar, il sera disponible dans les prochains jours à la bouquinerie Le Vent des livres.

Et vous l’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensez ?

Un couple irréprochable – Alafair Burke

Complètement bluffée par l’histoire … Un excellent moment de lecture.

L’histoire est racontée par Angela, l’épouse, qui au fur et à mesure de la lecture découvre les secrets de son mari et dévoile les siens. De son côté, une enquêtrice, Corinne Duncan, de l’Unité spéciale des victimes, mène l’enquête.

J’ai dévoré ce livre en quelques heures seulement. Et pourtant, ce n’était pas gagné d’avance. Lors des deux premiers chapitres, j’avais l’impression de lire un énième thriller psychologique au scénario bien rôdé mais très prévisible. Eh bien pas du tout ! J’avoue, je me suis faite avoir en beauté !

L’auteur, au fil des pages, parvient non seulement à nous transmettre l’angoisse de la narratrice mais aussi à nous emmener d’un coup de maître sur de fausses pistes tout au long du livre et ce, jusqu’à la fin. C’est diaboliquement bien écrit !

La fin, c’est la cerise sur le gâteau … mais bien évidemment, je n’en dis pas plus. Allez découvrir ce livre !

A noter que la traduction française du titre de ce roman n’est pas du tout adaptée. Le titre original The wife, convient beaucoup mieux à ce thriller psychologique.

En plus, pour celles et ceux qui habitent le Cotentin, il est disponible à la bouquinerie Le Vent des livres.

Et vous l’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Le premier miracle – Gilles Legardinier

Vous avez déjà lu certains livres de Gilles Legardinier ? Ses premiers livres aux couvertures très colorées où figurent des chats ? Demain, j’arrête ou encore Complètement cramé, Et soudain tout change, Ca peut pas rater …. Rappelez-vous ces comédies qui donnent du pep’s au moral et redonnent le sourire … On les lit ou plutôt on les dévore et on n’est rarement déçu. Pourquoi ? Parce que Gilles Legardinier renouvelle presque à chaque fois son genre tout en cultivant l’élément-clé de son succès : l’humour.

Dans ce livre, il nous entraîne dans une enquête captivante, un peu à la Dan Brown – mais en plus marrant ; on se prend moins au sérieux dans ce roman – avec un agent de service de renseignements, Karen Holt et un universitaire, Benjamin Horwood. Pour plus d’info, rendez-vous sur https://www.babelio.com/livres/Legardinier-Le-premier-miracle/874965.

Si vous appréciez les romans de Gilles Legardinier, rassurez-vous, là encore, le livre s’achève par son petit message ou plutôt son fameux petit « chapitre »qu’il consacre à chaque fin de roman à ses lecteurs et lectrices et qu’il intitule « Et pour finir … ». C’est un peu notre cerise sur le gâteau !

Le mélange « intrigue – Histoire – humour » fait de ce roman, selon moi, peut-être l’un de ses meilleurs. Ceci dit, cela reste à confirmer malgré tout car ses deux derniers romans attendent patiemment sur ma table de chevet et pourraient bien détrôner celui-ci. Affaire à suivre donc.

Et vous, l’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Tombent les anges – Marlène CHARINE

Tout d’abord, merci à Babelio et aux Editions Calmann-Levy (https://calmann-levy.fr/) pour l’envoi de ce livre. Retrouvez plus d’infos sur Babelio : https://www.babelio.com/livres/Charine-Tombent-les-anges/979471


Marlène Charine signe ici son 1er polar et quel polar ! Pas de faux pas pour ce premier roman aux allures de thriller.
Dès les premières pages, l’auteur nous entraîne dans une histoire glaçante, terrifiante, mêlant le monde des vivants et celui de l’au-delà. Le livre passe rapidement à la vitesse supérieure. Très vite, on ne peut plus se détacher des pages de ce roman. On est inévitablement happé par ce polar avec cette envie irrésistible de découvrir l’issu de l’histoire. Tout en instaurant un suspense insoutenable et accru qui fait pâlir et s’emballer le rythme du coeur, l’auteur nous révèle petit à petit les bribes d’une vérité violente et sombre. On est tenu en haleine jusqu’à la dernière page.

La cerise sur le gâteau : certaines répliques du personnage de Cécile Rivère avec son franc-parler désarmant qui fait sourire et est un vrai régal. mais cela ne dure qu’un bref instant avant de céder rapidement la place à cette ambiance pesante et menaçante.


L’épilogue de ce premier polar laisse espérer qu’il y aura une suite. Il pourrait être vu comme l’introduction d’une longue série de thrillers où les personnages de Cécile Rivère et de Merlin Kermarec pourraient se retrouver pour mener d’autres enquêtes.


Alors je n’ai qu’une seule question : à quand le prochain roman de Marlène Charine ?