Le meilleur est à venir – Françoise Bourdin

Près de 50 ans après son tout premier roman, Les soleils mouillés, Françoise Bourdin offrait en mai dernier son 49e roman, Le meilleur est à venir. Ce livre relate l’histoire d’une famille qui quitte Paris pour s’installer à Granville, dans le vieux manoir familial à l’abandon, les Engoulevents. Comme dans chacun de ses romans, elle puise son inspiration dans un thème inépuisable, celui de la famille, et aborde ici avec bienveillance et sensibilité les thèmes du pardon et de la seconde chance.

Alors, vous me direz : pas de grand suspense, pas de grande originalité dans le sujet. Mais ce que j’aime dans les livres de Françoise Bourdin et qui font incontestablement son succès auprès des lecteurs, c’est qu’elle excelle dans la description des sentiments qu’elle « décortique » avec justesse de sa plume si particulière. Et je ne m’en lasse pas. A chaque fois que je commence à lire un livre de Françoise Bourdin, je suis certaine de passer un bon moment de lecture et ce roman n’a pas fait exception.

J’attendais par ailleurs ce dernier roman avec impatience car l’histoire se passe dans le Cotentin, à Granville. J’aime la couverture de ce livre même si je regrette que ce soit le Mont-Saint-Michel et non Granville qui apparaisse en fond. Je n’ai pas eu de peine à imaginer le manoir en repassant dans ma tête les grands maisons bourgeoises de Granville et les magnifiques paysages côtiers de cette ville qui sont bien retranscrits.

Un roman lumineux, un titre rempli de promesses.

Et comme disait Augustin Trapenard dans son émission « Boomerang » en mai dernier sur France Inter : Françoise Bourdin, elle « s’occupe bien des mots  » – ou peut-être est-ce des maux ? – et « ça fait du bien ! » : https://www.franceinter.fr/emissions/boomerang/boomerang-05-mai-2021

Un petit bonus au cas où vous n’auriez pas vu le reportage de TF1 consacré à l’auteure. Découvrez l’univers de Françoise Bourdin dans sa maison normande à Vernon : https://fb.watch/azKFU6RrOd/

Et vous l’avez-vous déjà lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

L’anomalie – Hervé Le Tellier

Avec ce roman ayant reçu le Prix Goncourt 2020, Hervé Le Tellier se lance dans une sorte d’expérimentation et nous offre en un seul et même ouvrage un mélange des genres : ce roman qui prend parfois les allures d’un film catastrophe à l’américaine relève aussi bien du policier que de la science-fiction, du polar que de l’introspection, en passant par la romance.

Je ne m’attendais pas du tout à ça et j’ai été agréablement surprise.

Même si je ne parlerais pas d’un coup de cœur mais plutôt d’un bon moment de lecture, je dois avouer que ce livre étrange et déconcertant propose une approche tout à fait intéressante du roman dans le roman qui porte le même nom, « L’anomalie« . Certains passages sont à la fois amusants et déroutants. Et je ne peux que souligner l’originalité de la structure de ce roman, la richesse du langage et des références que l’on peut trouver dans ce livre.

Alors quel est le point commun entre un tueur à gages, un chanteur, une avocate et une petite fille, un architecte, une cheffe-monteuse de films, un pilote d’avion et un écrivain, auteur du livre L’anomalie ? Réponse : Le vol Paris-New-York. Pour la suite, je n’en dirai pas plus … et je vous invite à le découvrir par vous-même.

Ce roman sera disponible dès demain à la Bouquinerie Le Vent des Livres.

Et pour celles et ceux qui l’ont lu, qu’en avez-vous pensé ?

Les oubliés du dimanche – Valérie Perrin

Lorsque j’ai commencé le livre, peut-être n’étais-je pas très inspirée ce jour-là mais les 20 premières pages m’ont laissée perplexe au point que j’ai laissé ce livre de côté plusieurs jours pour en lire un autre, ce qui m’arrive rarement. J’ai failli passer à côté d’une vraie pépite.

Mais n’aimant pas laisser un livre sans l’avoir terminé, je suis revenue vers ce roman de Valérie Perrin et je l’ai lu en entier dans la journée. Impossible de le lâcher. Comment aurais-je pu passer à côté de ce livre ?

D’abord, parlons du titre de ce roman : un titre si bien choisi qui prend tout son sens au fil des pages et devient poétique. Ensuite, le récit : à la fois amusant et touchant ; la façon qu’a l’auteure de raconter en alternant style courant et familier et récit écrit et où se mêlent à la fois le passé et le présent est vraiment très plaisante. Elle permet à l’auteure d’aborder tout en douceur les drames et les événements tragiques qu’ont pu vivre les personnages du livre. L’amour, la mémoire, les non-dits, la transmission, le partage sont autant de sujets qui sont abordés dans ce livre.

Ce roman m’a fait pensé au livre de Delphine de Vigan, Les gratitudes, non pas parce que les deux histoires se ressemblent car chaque auteure a son originalité et sa plume, mais parce qu’elles ont en commun cette écriture si sensible et bienveillante qui dégage une telle humanité qu’on en ressort transformée.

Mon chapitre préféré reste incontestablement celui de la visite des résidents au petit matin. Mais je ne vous en dis pas plus. Lisez-le, vous ne pourrez pas rester insensible à ce roman.

Choisi dans le cadre des ambassadeurs du Vent des Livres, ce livre sera très prochainement disponible à la bouquinerie.

Et pour celles et ceux qui l’ont lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Un éternité plus tard – Nicolas Carteron

J’ai une curiosité et une admiration toutes particulières pour les auteurs qui se lancent dans l’auto-édition. Nicolas Carteron en fait partie. Comme chaque écrivain auto-éditeur que j’ai pu lire, je n’ai pas été déçue. Bien au contraire. Une très belle découverte.

J’ai fait la connaissance de cet auteur il y a quelques années en échangeant avec d’autres lecteurs sur Babelio mais je n’avais pas en encore eu l’occasion de lire ses romans … jusqu’à l’année dernière où j’ai contacté Nicolas Carteron pour échanger avec lui et acheter ses romans. Disponible et à l’écoute, l’auteur m’a rapidement répondu et quelques jours plus tard, je recevais ses cinq romans avec une dédicace personnalisée sur chaque livre. J’avoue avoir trouvé cette petite attention particulièrement plaisante.

Je ne lis jamais les livres dans l’ordre de parution mais plutôt selon mes envies. J’ai donc débuté ma lecture en ignorant que Une éternité plus tard était le premier roman de Nicolas Carteron. J’ai vraiment beaucoup aimé et j’ai vraiment hâte de lire ses autres romans. Je ne manquerai pas de vous en parler.

Je n’aime pas les comparaisons entre auteurs que l’on peut parfois retrouver dans certaines chroniques et critiques, que ces comparaisons soient justifiées … ou pas. Alors, je dirai que Nicolas Carteron est un auteur qui a une plume bien à lui, à la fois fluide et magnétique. On commence le livre et pas moyen de s’en détacher ! Des descriptions intéressantes. Mais aussi de l’action, du suspense, une touche de fantastique, une histoire d’amour … tous les bons ingrédients pour obtenir un bon livre ! L’auteur nous fait même voyager de Paris jusqu’à Venise. Et la cerise sur le gâteau : une fin inattendue mais tellement plaisante ! Je n’en dirai pas plus …

… lancez-vous et lisez-le !

Si vous ne connaissez pas cet auteur, allez découvrir ses pages Instagram et/ou Facebook. Vous ne serez pas déçu(e)s. Et si vous le connaissez déjà, quel(s) roman(s) avez-lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Je revenais des autres – Mélissa Da Costa

Là encore, je découvre l’auteur, je n’ai pas lu ses précédents romans et n’ai donc pas de comparaison. En lisant celui-ci, c’est le « coup de cœur » immédiat.

Il y a des livres qu’on « dévore » en quelques heures et il y a des livres qu’on savoure comme une bonne pâtisserie pour faire durer le plaisir. Ce livre fait partie de la 2e catégorie.

Portant le même nom que le magnifique poème d’Andrée Chedid – poème d’ailleurs cité en début de ce roman – Je revenais des autres narre la rencontre d’Ambre, jeune fille de 20 ans déjà bien abîmée par la vie, avec d’autres saisonniers venus de tous horizons pour travailler dans un hôtel situé en montagne.

Ce roman révèle au détour des pages comment la vie nous amène parfois à oser prendre un chemin qui conduit inévitablement à revenir vers soi, à la rencontre de soi-même et à apprendre à se connaître et à se guérir à travers les autres. J’avoue, le début de la lecture est peu déconcertant car le livre n’a pas de chapitres ; ce roman est divisé en 10 parties, les 10 étapes par lesquelles Ambre devra passer pour se reconstruire.

Les personnages touchants et attachants qui font connaissance au fil de la saison vont découvrir bien davantage : apprendre à dépasser les épreuves de la vie ensemble et renaître.

Un livre emprunt d’une grande sensibilité, une écriture puissante par ses mots et par les émotions qui s’en dégagent. Un livre rempli d’espoir et qui fait du bien.

Ce livre sera disponible dès mardi à la bouquinerie Le Vent des livres. Alors, dépêchez-vous si vous souhaitez le lire.

Et vous, l’avez-vous ? Qu’en avez-vous pensé ?

Citation de la semaine

Cette semaine, je cite l’extrait d’un livre que j’ai lu durant mes vacances et que j’ai adoré … un autre de mes coups de coeur … Il s’agit de Mamma Maria de Serena Giuliano. J’ai noté deux ou trois citations mais c’est celle-ci qui m’a le plus marqué :

« Je crois que j’aurais aimé lui donné la vie, l’aider à devenir une femme, une grande femme, belle dedans, épanouie dehors. De ces femmes fortes, élégantes dans l’âme, de celles qui marquent, de celles qui comptent. J’aurais aimé lui expliquer à quel point c’est beau d’en être une, à quel point c’est trop souvent difficile aussi. J’aurais voulu lui dire de respecter les autres, et de prétendre au même respect en retour, toujours. J’aurais voulu lui dire de se respecter elle en premier, et que finalement c’est ça le plus compliqué et et le plus essentiel. J’aurais aimé lui expliquer qu’une femme peut tout être, tout devenir, que le choix appartient à chacune . »

Belle semaine.

Là où l’herbe est plus verte – Typhanie Moiny

Comme promis dans la citation de la semaine, je vous parle à présent de ce livre qui a été un réel coup de coeur pour moi.

La plume de Typhanie Moiny est sincère et authentique. On sent qu’elle a mis une grand part d’elle-même dans ce premier roman. C’est incontestablement un roman feel-good parce que je peux vous garantir qu’après l’avoir lu, on se sent bien. C’est également un livre qui pourrait s’apparenter à du développement personnel.

Le personnage principal qui décide de tout lâcher du jour au lendemain est à la fois touchant, drôle, maladroit et tellement attachant. On passe du rire au larmes et de nouveau des larmes au rire. Il y a un certain suspense dans les sens où, dès les premières pages, sans savoir ce que ce personnage a vécu, on sent qu’il est en réel souffrance, qu’il est « au bord du précipice » et puis, on est happé par l’écriture. Et c’est parti, on ne peut plus se détacher de ce livre et on suit avec frénésie « l’épopée » de cette femme courageuse qui décide de prendre un nouveau départ et de se reconstruire pas à pas. Clairement, je l’ai « dévoré » en quelques heures.

En bref, c’est un roman que je recommande vivement, un roman « thérapeutique » qui fait du bien … et qui en plus, donne envie de voyager dans ce pays « là où l’herbe est plus verte » … mais je ne vous en dirai pas plus. Lisez-le !

Ah j’oubliais, il y a une autre bonne raison de le lire : il a été écrit par une Cotentinoise et ça, ce n’est pas rien !

Et en plus, ça tombe bien, si vous souhaitez le lire, l’auteure a encore quelques exemplaires qui attendent sagement sur son piano chez elle. Alors, allez visiter sa page Instagram et envoyez-lui un petit message. Elle se fera un plaisir de vous dédicacer son livre comme elle l’a fait pour le mien durant le week-end « Escale créative » à Valognes en mai dernier.

Et pour celles et ceux qui l’ont lu, qu’en avez-vous pensé ?

Citation de la semaine

« La vie fait bien les choses, parfois il faut juste lui faire confiance« .

Cette citation est extraite du livre Là ou l’herbe est plus verte de l’auteure Typhanie Moiny, un livre écrit par une Cotentinoise, un livre que j’ai adoré : 2 bonnes raisons pour vous en parler dans les prochains jours.

En attendant, passez une belle semaine.

D’après une histoire vraie – Delphine de Vigan

J’avoue, au départ, en lisant les premières pages, j’étais un peu dubitative. Je ne comprenais pas trop où l’auteur voulait en venir. J’avais lu son autre roman Les gratitudes que j’avais adoré et là, je ne ressentais pas le même engouement dès le début.

Mon impression a pourtant vite changé. Même si j’ai eu l’impression de me plonger dans une ambiance quelque peu étrange, voire même dérangeante, je n’ai pas pu me détacher de ce livre. L’écriture de ce roman est à la fois déconcertante, surprenante, oppressante mais prenante. La volonté de parvenir à la fin de l’histoire pour en connaître l’issue devient alors une évidence.

L’auteure, en évoquant le thème de la vérité et de la fiction, du vrai et du faux, de l’importance des faits réels et de la fiction dans un roman, nous amène à nous poser cette question : quel est la part du vrai et du faux dans ce roman ?

Au fur et à mesure des pages, le doute se répand et s’installe. Le suspense fait son apparition là où on ne l’attend pas et on veut absolument connaître la fin. L’écriture est subtile ; l’ambiance est digne d’un thriller psychologique … un peu comme les films de Hitchcock … ou serait-ce du Stephen King ? … On ne sait pas trop mais une chose est certaine : ce livre est diaboliquement efficace !

En bref, j’étais plutôt sceptique en débutant ce livre. Mon opinion en a été tout autre à la fin de ma lecture. Il est totalement différent d’un point de vue de l’écriture et du style mais tout aussi génial. On comprend alors pour quoi Delphine de Vigan a obtenu le prix Renaudot en 2015. Si vous ne le connaissez pas, allez le découvrir

En plus, pour celles et ceux qui habitent le Cotentin, ce roman sera très prochainement disponible au Vent des livres.

Et pour celles et ceux qui l’ont lu, qu’en avez-vous pensé ?

Citation de la semaine

Et c’est reparti pour les citations de la semaine.

Je voulais partager avec vous cette semaine l’extrait d’un des livres que j’ai lu durant mes vacances, Le bazar du zèbre à pois de Raphaëlle Giordano – je vous parlerai de ce roman plus longuement dans une prochaine chronique – et cette photo prise lors de la traversée pour me rendre aux îles Chausey de bon matin :

« Et c’est bien ce que je suis venue chercher ici : un essentiel. Repartir de zéro et, dans un élan fondateur, me réinventer dans un projet qui a du sens. Renaître de mes cendres« .

Je trouve que cette citation et cette photo vont particulièrement bien ensemble. Elles reflètent à la fois ce que j’étais venue chercher à Chausey : un retour à l’essentiel, un retour à la nature, pour faire une pause et me réinventer à travers la photographie, mais également l’état d’esprit dans lequel je me trouve depuis plusieurs semaines voire plusieurs mois maintenant pour faire évoluer et mener à bien mon projet professionnel.

Bien évidemment, je posterai d’autres photos et rédigerai un article détaillé sur ce blog pour vous parler de cet endroit paradisiaque que sont les îles Chausey.

En attendant, je vous souhaite de passer une belle semaine.