La cerise sur le gâteau – Aurélie Valognes

Cela fait une éternité … ou presque que je devais écrire cette chronique. Alors, voilà, c’est à présent chose faite !

Et ce n’est pas parce que je n’ai pas aimé ce livre. Bien au contraire. Je vous recommande cette comédie qui a été un vrai coup de cœur pour moi. Si vous avez envie de faire une cure de bonne humeur, ce livre est alors un excellent choix.

L’auteure propose ici une nouvelle histoire mais sa plume est toujours la même : la petite expression qui sert de titre à chaque chapitre et qu’on adore, les personnages attachants, les émotions que l’auteure sait si bien faire naître en nous, les passages amusants qui font sourire voire parfois éclater de rire … une auteure procurateur de bonheur !

Si j’ai passé un délicieux moment de lecture avec ce roman, j’avoue que ma cerise sur le gâteau à moi, c’est la petite note « Pour vous en dire plus » que l’auteure écrit pour ses lecteurs après chacun de ses romans. Et celle-ci m’a particulièrement touchée car je me suis complètement retrouvée dans cette note.

L’auteure explique comment elle s’est lancée dans l’écriture de ce roman après avoir vécu un burn out, fait le choix de changer de vie et d’habitudes, puis décidé d’écrire sur la retraite, sur la manière dont chacun peut appréhender et vivre ce changement de vie. Elle raconte aussi sa prise de conscience écologique. Et bien moi aussi j’ai vécu tout ça. Alors non, je n’ai pas écrit de livre (ceci dit, ça pourrait venir un jour, qui sait ?) et je suis encore loin de la retraite (peut-être ne connaitrais-je d’ailleurs jamais cette notion si l’on continue de reculer sans cesse la date de départ mais ce n’est pas le sujet !) mais j’ai vécu tout le reste : tout plaquer, démissionner pour réaliser son rêve, avoir une prise de conscience écologique, décider de manger bio et local pour sa santé et surtout pour celle de ses enfants, décider de faire les petits gestes au quotidien pour préserver l’environnement, se lancer dans le zéro déchet et devenir une « militante anti-plastique » même je sais qu’on n’arrivera jamais à s’en débarrasser totalement parce que du plastique y’en a partout, revoir l’organisation de sa cuisine avec des bocaux en verre, acheter des sachets en tissu pour le vrac, des gourdes en inox, réutiliser la bonne râpe à gruyère, se remettre à cuisiner en faisant ses yaourts, son pain, sa pâte à pizza, sa purée et ses soupes, … sans pour autant être débordée entre la surcharge mentale, organisationnelle et émotionnelle parce qu’après tout, je ne suis qu’une simple maman qui élève seule ses enfants et pas wonderwoman !!!! – , acheter des vêtements de seconde main, offrir des cadeaux d’occasion plutôt que du neuf, ramasser les déchets sur la plage, … essayer d’éduquer sans culpabiliser à tous ces petits gestes du quotidien … pas facile tous les jours mais tout est possible. Cela dépend juste des choix que l’on décide de faire. Chacun peut devenir le petit colibri qui fera sa part pour préserver notre belle planète. Il suffit parfois juste de planter une petite graine …

Et puis s’émerveiller devant la nature, les oiseaux et vouloir partager cette passion avec les autres. Rappeler que les métiers de la terre, que ce soit paysan ou encore jardinier, sont des métiers nobles qui méritent d’être davantage valorisés. Et puis écouter nos grands-parents. Comme le dit si bien l’auteure, les personnages âgées « sont essentielles car elles représentent les valeurs de bon sens qui se perdent dans notre société. Ne pas gâcher, un sou est un sou, le juste respect de nos ressources naturelles« . Et inculquer ces valeurs à nos enfants.

En bref, un énième roman d’Aurélie Valognes qui fait du bien et qui, une fois de plus, nous invite à ralentir le rythme et à revenir à l’essentiel !

Je terminerai avec cette citation de Pierre Rabhi que l’auteure cite d’ailleurs dans cette note et qui prend tout son sens dans cette chronique : « Quelle planète laisserons-nous à nos enfants, et quels enfants laisserons-nous à notre planète ?« 

Et vous, avez-vous lu ce livre ? Qu’en avez-vous pensé ?

Citation de la semaine

Un goût de liberté, prendre l’air en faisant une randonnée dans la Hague (vue en arrière plan de la baie d’Ecalgrain)

J’ai eu la chance de pouvoir assister samedi dernier au concert de Grand corps malade au Zénith de Caen. C’était juste impressionnant et magique à la fois avec une mise en scène et des jeux de lumière bien pensés et toute cette musique qui résonnait, créant une ambiance unique dans la salle.

Cela m’a donné envie de citer l’une de ses chansons. Pas facile de choisir parmi tous ses textes authentiques et sublimes, qu’il s’agisse de Nos plus belles années, Des gens beaux, Derrière le brouillard, Mais je t’aime issus de son dernier album « Mesdames » ou encore des textes plus anciens comme Pocahontas, Education nationale, Dimanche soir, Acouphènes, Les voyages en train, L’heure d’été … L’embarras du choix parmi toute cette poésie.

J’ai finalement choisi un extrait de « Pas essentiel », texte qui trouve écho en nous avec ces derniers mois passés où l’on a voulu nous faire croire que certaines choses n’étaient pas essentielles… Bien au contraire…

Après quelques mois sans beaucoup d’couleurs
Confinement noir et blanc, délivrance arc-en-ciel
J’vais offrir des chansons, des sourires et des fleurs
J’en aurai plein les mains, vu qu’ c’est pas essentiel
J’vais aller trinquer avec les premiers v’nus
Si, pour faire la fête, j’sens un bon potentiel
Avec la famille, les potes et des inconnus
On va lever notre verre à c’ qu’est non-essentiel
Puisque la vie est succession de superflus
Soyons super fous et superficiels
Protégeons l’futile et, sur ce, je conclus
N’écoutez pas cette chanson, elle est pas essentielle

Pas essentiel
Pas essentiel

Embrasser quelqu’un, pas essentiel
Ouvrir un bouquin, pas essentiel
Sourire sincère, pas essentiel
Aller aux concerts, pas essentiel
Se prom’ner en forêt, pas essentiel
Danser en soirée, pas essentiel
Retrouver les gens, pas essentiel
Spectacle vivant

Juste pour nous rappeler chaque jour que, quoi qu’il arrive dans nos vies, sortir en ville, en forêt ou encore en bord de mer selon ses affinités, prendre l’air, voir des gens, sourire, rire, partager, danser, échanger, communiquer, fêter, se rassembler, s’embrasser, lire, vibrer au son de la musique, c’est juste … ESSENTIEL !

Belle semaine.

Citation de la semaine

Lorsque je lis un livre, je prends parfois des notes : citations, observations, ressenti, …Et il m’arrive ensuite de reprendre ces notes pour me souvenir et pour trouver, à l’occasion, de l’inspiration. Aujourd’hui, j’ai eu envie de me replonger dans mes carnets et je suis tombée sur cette citation tirée de l’un de mes gros coups de cœur livresque d’il y a environ 3 ans, Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une de Raphaëlle Giordano. Dans ce livre, il y a un passage sur le sourire qui m’avait beaucoup marquée :

« Un sourire ne coûte rien et il a pourtant une influence considérable sur votre entourage comme sur votre propre moral. Le bénéfice est double : « Vous connaissez bien sûr les paroles de l’Abbé Pierre ? « Un sourire coûte moins cher que l’électricité, mais donne autant de lumière ». Il m’a été démontré qu’un sourire sincère offert à quelqu’un peut entraîner, par réaction en chaîne, jusqu’à cinq cents sourires dans une journée ! Sans parler de ses bienfaits sur le cerveau et sur le corps !« .

C’est vrai, c’est tellement important de sourire et de rire et d’en prendre une bonne dose chaque jour. Ça ne coûte rien et ça fait tellement de bien !

Pour illustrer cette citation, je voulais un portrait. Toutefois, je fais très peu de portraits en dehors des photos de famille bien évidemment et d’un récent mariage où les mariés m’ont demandé de photographier durant l’événement. J’ai donc choisi un portrait de moi. Ce n’est évidemment pas moi qui ai pris cette photo mais j’ai réalisé le post-traitement. Pas facile pour moi d’une part, de me retrouver de l’autre côté de l’objectif et d’autre part, de publier cette photo. Mais je trouve qu’elle reflète bien la citation de Raphaëlle Giordano et cela me permet par la même occasion de me « présenter » à travers cette photographie.

Belle semaine.

Citation de la semaine

Cette semaine, j’ai terminé de lire La cerise sur le gâteau de Aurélie Valognes. A la fin du livre, l’auteure a laissé quelques notes qui ont été pour moi ma cerise sur le gâteau en les lisant (je vous explique pourquoi dans un prochain post consacré à cette lecture), en particulier les trois derniers paragraphes et cette improbable référence à Jean-Claude Dusse (c’est énorme ! J’ai beaucoup ri) que j’avais envie de partager avec vous :

 » Un changement de vie est possible : qu’il s’agisse de changer de travail ou d’habitudes. Il n’y a pas qu’une voie. Il faut juste trouver la sienne. Ne pas toujours faire comme les autres. Le bonheur se vit, ça ne se (dé)montre pas.

Je vous souhaite de suivre vos envies, vos rêves un peu fous. Si on réussit, ce n’est que du bonus, et si cela ne marche pas du premier coup, on apprend – et ça sert toujours pour la suite.

Comme disait le grand philosophe Jean-Claude Dusse dans Les bronzés : « Fonce, oublie que tu n’as aucune chance, sur un malentendu, ça peut marcher ! ». C’est ma devise, depuis toujours. Elle m’a porté chance. Je vous souhaite le meilleur« .

Aurélie Valognes, La cerise sur le gâteau

Je crois que tout est dit. Alors foncez ! La vie n’attend pas.

Belle semaine.

Citation de la semaine

Pour celles et ceux qui s’intéressent aux signes astrologiques, depuis vendredi, nous sommes entrés dans l’ère des Gémeaux. C’est alors le moment le plus favorable pour s’amuser, échanger, faire des rencontres et profiter pleinement. Cela m’a fait penser à cette citation de Jean Cocteau :

« La faculté de rire aux éclats est preuve d’une âme excellente« .

Alors profitez pleinement, faites ressortir cette folle envie de vivre, amusez-vous et surtout … riez … c’est bon pour la santé !

Belle semaine.

Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie – Virginie Grimaldi

Je connaissais déjà Virginie Grimaldi pour avoir lu son tout 1er roman Le premier jour du reste de ma vie qui m’avait beaucoup fait rire parce que c’est un livre léger, sans prise de tête, qui fait du bien au moral, un livre à lire pendant ses vacances.

La tonalité du roman Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie est tout à fait différente. On retrouve assurément les chapitres courts et percutants avec toujours des passages très drôles qui font sourire et parfois rire. Je pense notamment au petit clin d’oeil fait à René la taupe … mais je n’en dirais pas plus !

Mais il y a dans ce livre quelque chose qui fait que Monsieur ou Madame tout le monde s’identifiera à un moment ou un autre de l’histoire. Ces scènes de vie de famille et de secrets de famille, ces moments du quotidien, ces tranches de vie que l’on a tous vécu à un moment de notre existence dégagent des moments d’émotions. Et puis, on se fait surprendre, on ne prévoit pas cette fin inattendue. L’auteure aborde un sujet particulièrement difficile à vivre. Comme elle le dit elle-même à la fin de son ouvrage, c’est un livre très personnel où elle nous dévoile ici une partie d’elle-même. Pour pouvoir aborder ce sujet de cette manière et pour se livrer de cette façon, il faut l’avoir vécu. C’est un roman touchant et sincère, rempli d’une sensibilité que je n’avais pas trouvée dans son 1er roman. C’est aussi ce qui fait que je l’ai davantage apprécié.

Certains écriront que ce livre est quelque peu déprimant, que ce n’est pas un roman feel-good. C’est certes vrai mais c’est selon moi une écriture plus profonde et au final plus positive qui raconte l’histoire d’une femme qui se relève petit à petit avec cette forte envie de vivre et d’aller de l’avant :

« – C’est quand on est à l’apogée du malheur que l’on apprécie le plus le bonheur.

Mais alors cela veut dire qu’il faut rester malheureux ?

Pas du tout ! Ca signifie que, quelle que soit la situation, le positif est là pour ceux qui savent le voir. Une fois qu’on le sait, tout a plus de saveur.

Nous observons en silence les gouttes qui ruissellent sur la vitre. J’ai compris le message. Je ne dois plus avoir peur des orages. Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie ».

Et en ayant lu ce livre, comment ne pas penser à la célèbre citation – attribuée à tort à Sénèque – qui nous rappelle que « La vie, ce n’est pas d’attendre que les orages passent, c’est d’apprendre à danser sous la pluie« .

Et vous avez-vous lu ce roman de Virginie Grimaldi ? Qu’en avez-vous pensé ?