Le gibier – Nicolas Lebel

Ce sera ma dernière critique de livres sur ce blog. Comme je l’ai expliqué
récemment sur mes pages Facebook et Instagram, je suis en pleine reconversion
professionnelle ; je crée ma propre entreprise qui valorisera les différents
patrimoines du Cotentin à travers des visites guidées, circuits, expo photos,
… et je vais manquer cruellement de temps à partir des prochains mois pour
parler en détail de toutes mes lectures. Je continuerai cependant de les
partager sur Facebook et Instagram à travers « Les citations de la
semaine » en lien avec mes photos et en story avec un petit commentaire
rapide sur chaque livre. Quant aux autres articles que je publiais auparavant
sur ce blog, vous pourrez les retrouver sur le blog du nouveau site internet
sur lequel je travaille actuellement. Il faudra patienter encore
un peu. Je ne manquerai pas de vous informer tout au long de l’évolution du
projet.

Revenons donc à ce livre lu dans le cadre des Ambassadeurs du Vent des
Livres. Une nouvelle fois, une belle découverte avec ce polar, un mélange de
policier et de thriller qui fait partie de ces livres qu’on lit d’une seule
traite. On le commence et on ne peut plus s’en détacher.

L’auteur délaisse son personnage habituel, le capitaine Mehrlicht, pour
proposer un beau duo de flics : Paul Starski (avec un i ! eh oui !), un
commissaire un peu paumé dans sa situation, et Yvonne Chen, une lieutenante au
comportement un peu glacial.

L’auteur nous emmène sur des sentiers battus inconnus pour mieux nous y
perdre ! Il nous sert une sorte d’intrigue à tiroirs où s’entremêlent la chasse
avec une vraie recherche sur les différentes étapes notamment de la chasse à
courre, les Furies et les histoires sombres de l’Apartheid … et finalement
nous embarque dans un scenario diabolique avec de multiples rebondissements et
une fin à laquelle on ne s’attend pas. Mais qui est réellement le gibier dans ce
thriller ? Je ne suis habituellement pas fan des polars sombres et pourtant
j’ai apprécié celui-ci, l’auteur ayant
su « colorer » certains passages avec un brin d’humour.

En refermant le livre, j’avais malgré tout un peu l’impression de
rester sur ma fin – … ou peut-être ma faim ?! – mais je sais à présent qu’il
y a une suite, La capture. Hâte de la lire.

Et vous, l’avez-vous déjà lu ? Connaissez-vous déjà les livres de Nicolas
Lebel ?

 

La cerise sur le gâteau – Aurélie Valognes

Cela fait une éternité … ou presque que je devais écrire cette chronique. Alors, voilà, c’est à présent chose faite !

Et ce n’est pas parce que je n’ai pas aimé ce livre. Bien au contraire. Je vous recommande cette comédie qui a été un vrai coup de cœur pour moi. Si vous avez envie de faire une cure de bonne humeur, ce livre est alors un excellent choix.

L’auteure propose ici une nouvelle histoire mais sa plume est toujours la même : la petite expression qui sert de titre à chaque chapitre et qu’on adore, les personnages attachants, les émotions que l’auteure sait si bien faire naître en nous, les passages amusants qui font sourire voire parfois éclater de rire … une auteure procurateur de bonheur !

Si j’ai passé un délicieux moment de lecture avec ce roman, j’avoue que ma cerise sur le gâteau à moi, c’est la petite note « Pour vous en dire plus » que l’auteure écrit pour ses lecteurs après chacun de ses romans. Et celle-ci m’a particulièrement touchée car je me suis complètement retrouvée dans cette note.

L’auteure explique comment elle s’est lancée dans l’écriture de ce roman après avoir vécu un burn out, fait le choix de changer de vie et d’habitudes, puis décidé d’écrire sur la retraite, sur la manière dont chacun peut appréhender et vivre ce changement de vie. Elle raconte aussi sa prise de conscience écologique. Et bien moi aussi j’ai vécu tout ça. Alors non, je n’ai pas écrit de livre (ceci dit, ça pourrait venir un jour, qui sait ?) et je suis encore loin de la retraite (peut-être ne connaitrais-je d’ailleurs jamais cette notion si l’on continue de reculer sans cesse la date de départ mais ce n’est pas le sujet !) mais j’ai vécu tout le reste : tout plaquer, démissionner pour réaliser son rêve, avoir une prise de conscience écologique, décider de manger bio et local pour sa santé et surtout pour celle de ses enfants, décider de faire les petits gestes au quotidien pour préserver l’environnement, se lancer dans le zéro déchet et devenir une « militante anti-plastique » même je sais qu’on n’arrivera jamais à s’en débarrasser totalement parce que du plastique y’en a partout, revoir l’organisation de sa cuisine avec des bocaux en verre, acheter des sachets en tissu pour le vrac, des gourdes en inox, réutiliser la bonne râpe à gruyère, se remettre à cuisiner en faisant ses yaourts, son pain, sa pâte à pizza, sa purée et ses soupes, … sans pour autant être débordée entre la surcharge mentale, organisationnelle et émotionnelle parce qu’après tout, je ne suis qu’une simple maman qui élève seule ses enfants et pas wonderwoman !!!! – , acheter des vêtements de seconde main, offrir des cadeaux d’occasion plutôt que du neuf, ramasser les déchets sur la plage, … essayer d’éduquer sans culpabiliser à tous ces petits gestes du quotidien … pas facile tous les jours mais tout est possible. Cela dépend juste des choix que l’on décide de faire. Chacun peut devenir le petit colibri qui fera sa part pour préserver notre belle planète. Il suffit parfois juste de planter une petite graine …

Et puis s’émerveiller devant la nature, les oiseaux et vouloir partager cette passion avec les autres. Rappeler que les métiers de la terre, que ce soit paysan ou encore jardinier, sont des métiers nobles qui méritent d’être davantage valorisés. Et puis écouter nos grands-parents. Comme le dit si bien l’auteure, les personnages âgées « sont essentielles car elles représentent les valeurs de bon sens qui se perdent dans notre société. Ne pas gâcher, un sou est un sou, le juste respect de nos ressources naturelles« . Et inculquer ces valeurs à nos enfants.

En bref, un énième roman d’Aurélie Valognes qui fait du bien et qui, une fois de plus, nous invite à ralentir le rythme et à revenir à l’essentiel !

Je terminerai avec cette citation de Pierre Rabhi que l’auteure cite d’ailleurs dans cette note et qui prend tout son sens dans cette chronique : « Quelle planète laisserons-nous à nos enfants, et quels enfants laisserons-nous à notre planète ?« 

Et vous, avez-vous lu ce livre ? Qu’en avez-vous pensé ?

N’éteins pas la lumière – Bernard Minier

Claude de la Bouquinerie du Vent des Livres m’avait recommandé ce livre. Je l’ai donc lu dans le cadre des Ambassadeurs du Vent des Livres. C’est la première fois que je lisais un thriller de Bernard Minier alors je n’ai pas de comparaison possible avec ses autres livres et c’est tant mieux.

Je découvre son personnage, le Commandant Martin Servaz qui, je dois le dire, me plaît bien. Un flic en arrêt de travail mais qui ne peut s’empêcher malgré tout de reprendre du service. L’auteur a déjà écrit deux autres thrillers auparavant avec ce personnage, Glacé et Le cercle mais cela n’empêche pas de comprendre l’histoire et bien évidemment je me fais happer par ce livre en quelques pages seulement. Impossible de se détacher de l’histoire.

Si je devais résumer ce livre en 2 mots, je réutiliserais une des expressions favorites de mon ado préférée en ce moment : ce livre est « grave flippant ! ».

C’est un livre angoissant à souhait, glacial. Une fois que tu as refermé le bouquin tard le soir parce que tu n’as pas pu t’arrêter à la fin du chapitre parce que « allez encore 5 minutes de lecture  » même si tu sais que ça va être dur de se lever le lendemain, parce que oui tu veux savoir ce qui va se passer parce que oui ça t’énerve de ne pas savoir, parce que tu te mets à la place du personnage principal et que tu es à deux doigts de vérifier si tu as bien fermé ta porte de maison à clé au cas où quelqu’un aurait voulu se faufiler chez toi mais là tu te dis que tu divagues et que c’est la faute du livre … bon bref, c’est à peu près cet effet que fait ce livre donc on peut dire que la plume de l’auteur fonctionne à merveille ! Malgré tout ça, tu as besoin de continuer pour connaître la suite, tu veux savoir. Et quand tu crois savoir comment ça va finir … et bien tu te trompes complètement. L’auteur te manipule du début … jusqu’à la fin. Une lecture addictive. Et le pire c’est qu’on en redemande ! Une polar diaboliquement construit. Et si en plus, tu aimes l’opéra, Toulouse et la cité de l’Espace alors ce livre est fait pour toi.

Pour finir, je dirai que que bon ben voilà, je suis devenue accro aux polars de Bernard Minier. Résultat : en allant reporter le livre à la Bouquinerie du Vent des livres – eh oui vous pourrez acheter ce livre dès demain et bien d’autres encore, la bouquinerie de Claude se résumant à la caverne d’Ali Baba, on y trouve quasiment tout ce que l’on cherche – je suis repartie avec 3 livres de Bernard Minier dont les 2 premiers qu’il y a écrit parce que oui je veux savoir comment tout a commencé avec le Commandant Servaz.

Et vous l’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Citation de la semaine

« On ne se reverra pas. […] Pourtant, je sais au plus profond de moi que je ne les oublierai jamais. Un jour, je te parlerai de ces personnes qui ne font que traverser notre vie, mais la marquent à tout jamais. Un jour, je te raconterai ces rencontres éphémères indélébiles.« 

Virginie Grimaldi, Et que ne durent que les moments doux.

Il y a effectivement des rencontres dans nos vies qui nous marquent plus que d’autres, d’autres qui changeront notre vie à tout jamais … Des rencontres inattendues mais des rencontres qui s’avèrent inespérées … Des rencontres qui bouleversent, des rencontres qui font du bien, des rencontres qui font voir la vie autrement. Et aujourd’hui, ce sont ces rencontres que j’avais envie de célébrer.

Je vous parle prochainement de ce roman de Virginie Grimaldi dans une chronique.

Belle journée.

Ma transition écologique – Hervé Gardette

Merci à Babelio et aux éditions Novice pour l’envoi de ce livre que j’ai particulièrement apprécié car il aborde une thématique qui me tient particulièrement à cœur.

Après avoir présenté, durant huit ans, l’émission de débats « Du Grain à moudre », Hervé Gardette, journaliste à France Culture, a tenu une chronique sur l’écologie dans « Les Matins » de septembre 2019 à décembre 2021. C’est de cette chronique matinale qu’est issue la cinquantaine de textes de l’ouvrage. L’auteur a fait le choix de sélectionner une cinquantaine d’écrits parmi les 400 qu’il a pu rédiger durant les deux années. Le livre est paru une première fois en février 2021 puis une seconde fois en décembre 2021 ; il s’agit de l’édition augmentée que j’ai reçue et dont le titre a été légèrement modifié (le sous-titre « comment je me suis radicalisé » a disparu entre les 2 éditions). Quant à la 4e de couverture, elle a également été revue. Des chroniques ont été ajoutées puisque la 1ère édition ne tenait pas compte des chroniques rédigées entre février et décembre 2021.

Dans ce recueil, Hervé Gardette raconte son apprentissage de la transition écologique en milieu urbain. Il partage avec ses lecteurs ses réflexions de citoyen sur l’écologie. L’auteur part de son vécu personnel, participe au défi Familles Zéro Déchet, apporte des connaissances à travers ses lectures, nous parle de ses réflexions, ses doutes et dénonce certaines aberrations de l’époque. Il montre que même si l’on est convaincu des actions à mener en faveur de l’écologie, les appliquer n’est pas toujours aussi simple.

Les chroniques sont courtes et rapides à lire – libre à vous de n’en lire qu’une ou deux par soir si le cœur vous en dit -, très instructives avec une petite touche d’humour qui dédramatise un peu le sujet pas toujours facile à aborder. L’auteur ne cherche nullement à convaincre le lecteur de devenir un fervent écologiste mais cherche plutôt à éveiller les consciences et invite à se poser des questions concernant l’écologie et pourquoi pas à débuter – si cela n’est pas déjà fait – sa propre transition écologique.

Il est cependant dommage que les éditions Novice n’aient pas entamé la même transition écologique que l’auteur puisque le livre, qui, bien qu’il ait été imprimé sur du papier FSC – et c’est tout à leur honneur – a malheureusement été imprimé au Portugal et non en France.

Je terminerai par cette citation du livre qui me rappelle assurément le livre d’Aurélie Valognes, La cerise sur le gâteau, dont je ferai la chronique prochainement. : « Réflexe envahissant : je ne peux plus regarder s’envoler un avion sans mauvaise pensée, ni regarder une vidéo en ligne (quel que soit le sujet) sans mauvaise conscience. Pour rester crédible – et intègre -, j’ai renoncé aux soldes d’hiver, au foie gras, aux taxis, aux enceintes connectées, au Thermomix, à la 5G. Par chance, il y a de moins en moins d’insectes en été : j’aurais trop de scrupules à les écraser. Faire les courses au supermarché est devenu un calvaire. Un voyage au pays des infidèles. Comme dit le président Mac Mahon : « que de plastique, que de plastique ». Tout y est sous blister« .

J’y arriverai ! Accueillir son enfant sereinement grâce à la pratique de la pleine conscience – Ludivine Thenard

J’ai lu ce livre dans le cadre du jury des Lecteurs Librinova et je tenais à partager cette lecture avec vous car c’est un livre coup de coeur pour moi.

Quelle belle découverte ! Enfin un livre bienveillant et rassurant pour les futures mamans. J’aurai bien voulu avoir ce type d’ouvrage entre les mains durant mes deux grossesses.

Les propos sont clairs et concis ; l’écriture est simple et fluide. Les phrases importantes sont notées en gras et en italique. C’est vraiment agréable à lire. Ce livre décrit avec justesse et dans sa globalité ce que chaque femme peut vivre et ressentir durant sa grossesse et son accouchement et propose de judicieux conseils liés à la pleine conscience et à la sophrologie pour vivre au mieux cette période importante dans la vie d’une future maman. L’auteure apporte par ailleurs une approche remarquable de l’accouchement naturel non médicalisé et de l’accouchement dans l’eau.

Déjà maman de deux enfants, j’ai trouvé dans ce livre des conseils utiles que je peux appliquer maintenant dans ma vie de tous les jours. C’est donc un livre qui s’adresse à un public beaucoup plus large que les femmes enceintes et c’est ce qui rend ce livre d’autant plus intéressant.

Les témoignages de femmes qui racontent leurs accouchements et décrivent leurs ressentis sont vraiment un plus.

Quelques illustrations (photos des mamans qui témoignent par exemple ) pourraient peut-être illustrer les propos et combler les parties blanches de certaines pages du livre mais c’est vraiment le seul petit bémol que j’aurais à ajouter.

Et vous l’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Citation de la semaine

« Chaque instant que tu perds à être malheureuse ne te sera jamais rendu. Tu sais où commence ta vie, mais pas quand elle s’arrête. Une seconde vécue est un cadeau que nous ne devons pas gâcher. Le bonheur se vit maintenant […] Ton bonheur prend racine en toi au kilomètre zéro« .

Maud Ankaoua, Kilomètre zéro.

Cette photographie prise en à peine quelques secondes dans le Parc des marais du Cotentin fait partie de ces moments de petits bonheurs, à la fois surprenants et éphémères, incroyables et sensationnels par le ressenti qu’ils procurent, ces petits instants de votre vie qui paraissent si anodins mais si essentiels et qui vous remplissent à la fois de sérénité et d’une telle énergie vivifiante … tel un moment d’éternité.

Belle journée.

L’anomalie – Hervé Le Tellier

Avec ce roman ayant reçu le Prix Goncourt 2020, Hervé Le Tellier se lance dans une sorte d’expérimentation et nous offre en un seul et même ouvrage un mélange des genres : ce roman qui prend parfois les allures d’un film catastrophe à l’américaine relève aussi bien du policier que de la science-fiction, du polar que de l’introspection, en passant par la romance.

Je ne m’attendais pas du tout à ça et j’ai été agréablement surprise.

Même si je ne parlerais pas d’un coup de cœur mais plutôt d’un bon moment de lecture, je dois avouer que ce livre étrange et déconcertant propose une approche tout à fait intéressante du roman dans le roman qui porte le même nom, « L’anomalie« . Certains passages sont à la fois amusants et déroutants. Et je ne peux que souligner l’originalité de la structure de ce roman, la richesse du langage et des références que l’on peut trouver dans ce livre.

Alors quel est le point commun entre un tueur à gages, un chanteur, une avocate et une petite fille, un architecte, une cheffe-monteuse de films, un pilote d’avion et un écrivain, auteur du livre L’anomalie ? Réponse : Le vol Paris-New-York. Pour la suite, je n’en dirai pas plus … et je vous invite à le découvrir par vous-même.

Ce roman sera disponible dès demain à la Bouquinerie Le Vent des Livres.

Et pour celles et ceux qui l’ont lu, qu’en avez-vous pensé ?

Citation de la semaine

« Un des lointains Premiers ministres de la Ve République (Jean-Marc Ayrault – période Anatole France) avait commandé en son temps un rapport sur l’aménagement des campagnes françaises. Le texte avait été publié sous le mandat d’un autre ministre […]. Ce que nous autres, pauvres cloches romantiques, tenions pour une clef du paradis sur Terre – l’ensauvagement, la préservation, l’isolement – était considéré dans ce pays comme des catégories du sous-développement.

Le rapport se faisait rassurant, les auteurs étaient de confiants prophètes : « Courage, citoyens campagnards ! nous arrivons ». Bientôt, grâce à l’Etat, la modernité ruissellerait dans les jachères. Le wi-fi ramènerait les bouseux à la norme […] .

Parmi la batterie de mesures du rapport on lisait des choses comme le droit à la pérennisation des expérimentations efficientes et l’impératif de moderniser la péréquation et de stimuler de nouvelles alliances contractuelles. Quelle était cette langue étrangère ? De quoi les auteurs de phrases pareilles nourrissaient-ils leur vie ? Savaient-ils le plaisir de s’essuyer la bouche d’un revers de la veste après une goulée de vin de Savoie, la jouissance de se coucher dans l’herbe quand la silhouette d’un oiseau égayait le ciel ? ».

Sur les chemins noirs, Sylvain Tesson.

Belle semaine.

Les oubliés du dimanche – Valérie Perrin

Lorsque j’ai commencé le livre, peut-être n’étais-je pas très inspirée ce jour-là mais les 20 premières pages m’ont laissée perplexe au point que j’ai laissé ce livre de côté plusieurs jours pour en lire un autre, ce qui m’arrive rarement. J’ai failli passer à côté d’une vraie pépite.

Mais n’aimant pas laisser un livre sans l’avoir terminé, je suis revenue vers ce roman de Valérie Perrin et je l’ai lu en entier dans la journée. Impossible de le lâcher. Comment aurais-je pu passer à côté de ce livre ?

D’abord, parlons du titre de ce roman : un titre si bien choisi qui prend tout son sens au fil des pages et devient poétique. Ensuite, le récit : à la fois amusant et touchant ; la façon qu’a l’auteure de raconter en alternant style courant et familier et récit écrit et où se mêlent à la fois le passé et le présent est vraiment très plaisante. Elle permet à l’auteure d’aborder tout en douceur les drames et les événements tragiques qu’ont pu vivre les personnages du livre. L’amour, la mémoire, les non-dits, la transmission, le partage sont autant de sujets qui sont abordés dans ce livre.

Ce roman m’a fait pensé au livre de Delphine de Vigan, Les gratitudes, non pas parce que les deux histoires se ressemblent car chaque auteure a son originalité et sa plume, mais parce qu’elles ont en commun cette écriture si sensible et bienveillante qui dégage une telle humanité qu’on en ressort transformée.

Mon chapitre préféré reste incontestablement celui de la visite des résidents au petit matin. Mais je ne vous en dis pas plus. Lisez-le, vous ne pourrez pas rester insensible à ce roman.

Choisi dans le cadre des ambassadeurs du Vent des Livres, ce livre sera très prochainement disponible à la bouquinerie.

Et pour celles et ceux qui l’ont lu ? Qu’en avez-vous pensé ?