Mamma Maria – Serena Giuliano

Après La cerise sur le gâteau d’Aurélie Valognes, voici un livre que je peux également qualifier d’énorme coup de coeur. Dévoré en quelques heures, je vous le recommande vivement. Un autre bouquin qui fait du bien. Un bon remède contre la morosité !

Ça vous tente ? Alors prenez place. Imaginez-vous en Italie, sous le soleil, dans un petit village côtier. Vous êtes en terrasse avec vue sur la mer. Vous entendez autour de vous des gens parler en napolitain, vous ne comprenez pas ce qu’ils disent mais ce n’est pas grave ; leurs échanges se font avec une voix forte mais envoûtante. Vous ressentez une certaine solidarité entre ces gens. D’un côté, deux femmes savourent une énorme pizza à base de mozzarella et d’olives, et dégustent un chianti. De l’autre, un homme semble se régaler avec de spaghettis al dente. Ca sent bon le basilic et le parmesan.

Vous visualisez ? Bon, alors, c’est parti ! Vous n’avez plus qu’à ouvrir le livre Mamma Maria de Séréna Giuliano.

Maintenant que le décor est planté, découvrez une histoire à la fois rafraîchissante, drôle et émouvante. Il y a beaucoup de passages qui sont à mourir de rire et puis d’autres à laquelle on ne s’attend pas, qui font chavirer le coeur et font place à l’émotion. Les personnages sont chaleureux et attachants. Ce livre, c’est une pure viennoiserie, une douceur sucrée à savourer sans modération.

Alors prêt pour le voyage ?

Et vous, l’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Citation de la semaine

« On ne se reverra pas. […] Pourtant, je sais au plus profond de moi que je ne les oublierai jamais. Un jour, je te parlerai de ces personnes qui ne font que traverser notre vie, mais la marquent à tout jamais. Un jour, je te raconterai ces rencontres éphémères indélébiles.« 

Virginie Grimaldi, Et que ne durent que les moments doux.

Il y a effectivement des rencontres dans nos vies qui nous marquent plus que d’autres, d’autres qui changeront notre vie à tout jamais … Des rencontres inattendues mais des rencontres qui s’avèrent inespérées … Des rencontres qui bouleversent, des rencontres qui font du bien, des rencontres qui font voir la vie autrement. Et aujourd’hui, ce sont ces rencontres que j’avais envie de célébrer.

Je vous parle prochainement de ce roman de Virginie Grimaldi dans une chronique.

Belle journée.

Ma transition écologique – Hervé Gardette

Merci à Babelio et aux éditions Novice pour l’envoi de ce livre que j’ai particulièrement apprécié car il aborde une thématique qui me tient particulièrement à cœur.

Après avoir présenté, durant huit ans, l’émission de débats « Du Grain à moudre », Hervé Gardette, journaliste à France Culture, a tenu une chronique sur l’écologie dans « Les Matins » de septembre 2019 à décembre 2021. C’est de cette chronique matinale qu’est issue la cinquantaine de textes de l’ouvrage. L’auteur a fait le choix de sélectionner une cinquantaine d’écrits parmi les 400 qu’il a pu rédiger durant les deux années. Le livre est paru une première fois en février 2021 puis une seconde fois en décembre 2021 ; il s’agit de l’édition augmentée que j’ai reçue et dont le titre a été légèrement modifié (le sous-titre « comment je me suis radicalisé » a disparu entre les 2 éditions). Quant à la 4e de couverture, elle a également été revue. Des chroniques ont été ajoutées puisque la 1ère édition ne tenait pas compte des chroniques rédigées entre février et décembre 2021.

Dans ce recueil, Hervé Gardette raconte son apprentissage de la transition écologique en milieu urbain. Il partage avec ses lecteurs ses réflexions de citoyen sur l’écologie. L’auteur part de son vécu personnel, participe au défi Familles Zéro Déchet, apporte des connaissances à travers ses lectures, nous parle de ses réflexions, ses doutes et dénonce certaines aberrations de l’époque. Il montre que même si l’on est convaincu des actions à mener en faveur de l’écologie, les appliquer n’est pas toujours aussi simple.

Les chroniques sont courtes et rapides à lire – libre à vous de n’en lire qu’une ou deux par soir si le cœur vous en dit -, très instructives avec une petite touche d’humour qui dédramatise un peu le sujet pas toujours facile à aborder. L’auteur ne cherche nullement à convaincre le lecteur de devenir un fervent écologiste mais cherche plutôt à éveiller les consciences et invite à se poser des questions concernant l’écologie et pourquoi pas à débuter – si cela n’est pas déjà fait – sa propre transition écologique.

Il est cependant dommage que les éditions Novice n’aient pas entamé la même transition écologique que l’auteur puisque le livre, qui, bien qu’il ait été imprimé sur du papier FSC – et c’est tout à leur honneur – a malheureusement été imprimé au Portugal et non en France.

Je terminerai par cette citation du livre qui me rappelle assurément le livre d’Aurélie Valognes, La cerise sur le gâteau, dont je ferai la chronique prochainement. : « Réflexe envahissant : je ne peux plus regarder s’envoler un avion sans mauvaise pensée, ni regarder une vidéo en ligne (quel que soit le sujet) sans mauvaise conscience. Pour rester crédible – et intègre -, j’ai renoncé aux soldes d’hiver, au foie gras, aux taxis, aux enceintes connectées, au Thermomix, à la 5G. Par chance, il y a de moins en moins d’insectes en été : j’aurais trop de scrupules à les écraser. Faire les courses au supermarché est devenu un calvaire. Un voyage au pays des infidèles. Comme dit le président Mac Mahon : « que de plastique, que de plastique ». Tout y est sous blister« .

Le bazar du zèbre à pois – Raphaëlle Giordano

Un ENORME COUP DE COEUR pour ce livre, une de ces lectures qui tiennent une place déterminante dans nos vies parce qu’elles influencent nos choix. Je ne vous dirais pas le contraire, je suis une fan inconditionnelle de Raphaëlle Giordano. Chacun de ses livres m’a apporté un petit quelque chose, m’a permis de voir les choses différemment et parfois, comme celui-ci, m’a convaincu de passer l’action. J’ai acheté ce roman dès sa parution. J’ai tout de suite adoré sa couverture pétante. Il est vrai que je ne l’ai pas lu aussitôt mais je l’avais glissé bien précieusement dans ma pile à lire. Peut-être n’était-ce pas encore le moment de le lire. Qui sait ?

Il n’y a jamais de hasard dans la vie. J’ai lu ce roman durant l’été dernier, à une période de ma vie où j’ai pris conscience que, certes je menais une vie confortable mais mon travail ne me convenait plus, je m’ennuyais sur le poste administratif que j’occupais, je ne rentrais pas dans le moule des agents exerçant dans la fonction publique. Pire encore, je manquais de temps et pour mes enfants et pour moi, parce que quand on est mère célibataire H24 et que l’on bosse plus de 40h/semaine, c’est vite compliqué de s’organiser surtout lorsqu’il n’y a plus de grands-parents pour prendre le relais … pas de temps pour mettre en place ce projet professionnel qui me tenait à coeur depuis plusieurs mois déjà, plus de temps de prendre le temps ! Bref, il fallait remédier à la situation !

Et c’est là qu’interviennent les personnages de ce livre : Basile, un « audaciel » qui a ouvert cette incroyable boutique, « Le Bazar du zèbre à pois » parce qu’il veut revenir à l’essentiel ; Giulia, une mère célibataire, « nez » qui a perdu toute motivation dans son travail et qui est à la recherche d’un projet novateur qui a du sens ; et puis son fils Arthur, adolescent qui ne demande qu’à exprimer son talent. Ces personnages et leur histoire m’ont évidemment touchée ; je me suis tellement reconnue dans le personnage de Giulia. Lorsque j’ai lâché ce livre que j’ai bien évidemment dévoré en quelques heures, j’ai pris conscience que j’étais moi aussi un drôle de zèbre, que j’avais en moi cette « audacité », ce « mélange d’audace et de ténacité, d’esprit d’ouverture et de soif d’entreprendre, propre aux doux rêveurs, aux fous et aux grands conquérants » et que j’avais besoin de le revendiquer ! J’étais déjà dans une dynamique d’envie de changement mais ce livre a fini de me convaincre que je devais faire le grand saut ou prendre un virage à 180 degrés – comme vous préférez – pour laisser derrière moi tout ce qui ne me faisait plus vibrer, pour m’accorder enfin le droit d’être qui j’étais vraiment. Et je l’ai fait ! J’ai enfin laissé mes peurs de côté et j’ai osé provoquer le changement. Aujourd’hui, je suis en pleine reconversion professionnelle. C’est très inconfortable comme situation pour le moment parce que mon projet n’a pas encore abouti mais il avance et il paraît que c’est le signe que je suis sur le bon chemin. Et je sens à présent que je suis exactement là où je dois être, à ma place. Je peux enfin « rêver plus grand, penser plus large, oser plus librement ». Voilà tout ce que ce livre m’a inspiré et ce n’est pas rien !

Et si vous aussi, vous étiez sans le savoir un zèbre ? Et si vous aviez, vous aussi, envie d’oser et de mettre plus de vie dans votre vie ? Je sais, vous vous dites que ça y est, j’ai basculé dans la folie et que cette chronique paraît complètement dingue. Mais lisez ce livre et vous comprendrez.

Et même si vous ne souhaitez rien changer à votre vie, n’hésitez pas à vous plonger dans le monde de la création, de l’invention et des fragrances. La plume de Raphaëlle Giordano est positive et légère et ça fait beaucoup de bien !

Et pour celles et ceux qui l’ont lu, qu’en avez-vous pensé ?

Le jour des cendres – Jean-Christophe Grangé

Apparemment, ce thriller serait une adaptation d’un des épisodes de la série télévisée Les rivières pourpres diffusée en 2019 sur France 2 mais je ne l’ai pas vue. Je suis donc libérée de toute attente ou déception. Comme toutes les autres couvertures de livres de Jean-Christophe Grangé qui entretiennent le mystère et que j’affectionne particulièrement, celle-ci ne fait pas exception et invite le lecteur à se plonger dans l’histoire.

Un meurtre est commis en Alsace dans le domaine viticole d’une communauté d’anabaptistes ayant fait le choix de vivre isolée du monde moderne. C’est là qu’intervient le duo de flics « cabossés » par la vie, Pierre Niémans / Ivana Bogdanovic. Le premier enquête de l’extérieur ; la seconde parvient à infiltrer cette communauté d’émissaires en se faisant engager comme saisonnière durant les vendanges.

J’ai eu beaucoup de plaisir à retrouver le commandant Niémans que je ne peux m’empêcher d’imaginer sous les traits de Jean Réno, l’acteur qui incarnait ce personnage dans le film de Mathieu Kassowitz, Les Rivières pourpres. Je découvre pour la première fois sa binôme, Ivana Bogdanovic, qui a fait son apparition pour la première fois dans l’opus précédent, La dernière chasse. Bien que je ne l’ai pas lu, cela ne m’empêche pas de comprendre l’histoire. La plume de l’auteur n’a pas changé, elle est toujours aussi bien « aiguisée » et cette ambiance si particulière qui fait le charme de ses livres reste pesante et dérangeante.

Je n’avais pas lu de thriller de Jean-Christophe Grangé depuis plusieurs années ; j’ai donc eu beaucoup de plaisir à lire celui-ci qui, comme les précédents ouvrages, plonge le lecteur dans une atmosphère oppressante avec des meurtres ritualisés et toujours cette petite pointe d’humour à la Niémans qui fait sourire à certains passages. Toutefois, il ne faut pas s’attendre à un suspense haletant ni à une intrigue à couper le souffle. Selon moi, ce n’est pas son meilleur roman. Il faut dire que Jean-Christophe Grangé avait mis la barre très haut avec ses premiers romans, notamment Le vol des cigognes, Les rivières pourpres ou encore Le serment des limbes pour n’en citer que quelques-uns, qui ont fait de lui l’un des maîtres du thriller français. En bref, un bon moment de lecture mais pas de réel coup de coeur.

J’ai lu ce livre dans le cadre des ambassadeurs du Vent des Livres. Retrouvez-le dès aujourd’hui à la bouquinerie.

Et vous, l’avez-vous lu, qu’en avez-vous pensé ?