Citation de la semaine

« En route, le mieux c’est de se perdre. Lorsqu’on s’égare, les projets font place aux surprises et c’est alors, mais alors seulement, que le voyage commence« .

Nicolas Bouvier, écrivain, photographe, iconographe suisse (1929-1998)

Pas besoin de partir très loin mais emprunter un chemin et puis … se perdre pour sortir de sa zone de confort et faire place à l’imprévu. Se perdre pour rencontrer de belles et nouvelles opportunités. Et finalement se perdre pour mieux revenir à l’essentiel et se trouver soi-même.

Belle semaine et pour celles et ceux qui ont pu poser quelques jours de repos, belles vacances.

Photo prise depuis le fort de la Hougue à Saint-Vaast-La-Hougue.

Citation de la semaine

Photo : Barfleur, une fin de journée ensoleillée de janvier

Lors de son passage en mai dernier dans l’émission « Boomerang » sur France Inter, l’écrivaine Françoise Bourdin avait rédigé pour l’occasion un texte sur le temps qui passe ( https://www.franceinter.fr/livres/le-meilleur-est-a-venir-de-francoise-bourdin ). Ce texte a retenu toute mon attention et j’avais envie de le partager ici :

« Les années passent et chacun sait qu’elles passent vite. Or, voilà qu’un matin, on se réveille soudain, hanté par une question cruciale : Ai-je tout accompli ? Les rêves, les folles ambitions de sa jeunesse quand on n’avait peur de rien et qu’on croyait tout possible ?

Oh bien-sûr, on a fait des choses mais pas toujours facilement : un mariage avec la belle robe comme dans les contes de fées, en croyant que c’était pour la vie, des enfants, une carrière. Mais a-t-on fait le bien ? A-t-on été quelqu’un de bien ? Une bonne personne, une personne heureuse et qui rend heureux.

Le temps a coulé comme le sable entre ses doigts, et happé par le quotidien, par ses devoirs, ses petits plaisirs, par tout ce qu’on s’invente, pour être celui ou celle à qui il faut ressembler pour créer une belle image. Quelle image ? Celle de la mère parfaite, de la femme « warrior », de la clé de voûte de la famille, sportive accomplie, écolo avant l’heure, déléguée de parents d’élèves, membre de la SPA ?

On croit être indispensable et on s’aperçoit un beau jour, plutôt un sale jour, qu’on est tout petit, tout fragile, tout démuni et que malgré tout ce qu’on se raconte, on n’a pas fait grand-chose. Oh bien-sûr, on a hurlé avec les loups pour de bonnes causes, qu’on n’a pourtant pas pris à bras-le-corps. En cherchant à tout réussir, curieusement, on s’est égaré.

Mais les heures passent, en grignotant l’un après l’autre, l’un de nos trente mille jours, car une longue vie de quelques quatre-vingt ans, ce n’est que ça : trente mille jours. Combien de gâchés ? Combien de perdus ? Quand ces questions nous taraudent, il est temps de revenir à l’essentiel. Puisqu’on ne peut pas arrêter l’horloge, au moins s’apaiser, savourer tous les petits bonheurs quotidiens et même les provoquer, réparer nos oublis, devenir utile aux autres, saisir l’instant et comprendre que l’image d’un arc-en-ciel, un cheval qui galope dans un pré ou d’un oiseau qui s’envole, est infiniment plus précieuse que notre propre petite image« .

Belle semaine.

Citation de la semaine

« Chaque instant que tu perds à être malheureuse ne te sera jamais rendu. Tu sais où commence ta vie, mais pas quand elle s’arrête. Une seconde vécue est un cadeau que nous ne devons pas gâcher. Le bonheur se vit maintenant […] Ton bonheur prend racine en toi au kilomètre zéro« .

Maud Ankaoua, Kilomètre zéro.

Cette photographie prise en à peine quelques secondes dans le Parc des marais du Cotentin fait partie de ces moments de petits bonheurs, à la fois surprenants et éphémères, incroyables et sensationnels par le ressenti qu’ils procurent, ces petits instants de votre vie qui paraissent si anodins mais si essentiels et qui vous remplissent à la fois de sérénité et d’une telle énergie vivifiante … tel un moment d’éternité.

Belle journée.

Citation de la semaine

Un goût de liberté, prendre l’air en faisant une randonnée dans la Hague (vue en arrière plan de la baie d’Ecalgrain)

J’ai eu la chance de pouvoir assister samedi dernier au concert de Grand corps malade au Zénith de Caen. C’était juste impressionnant et magique à la fois avec une mise en scène et des jeux de lumière bien pensés et toute cette musique qui résonnait, créant une ambiance unique dans la salle.

Cela m’a donné envie de citer l’une de ses chansons. Pas facile de choisir parmi tous ses textes authentiques et sublimes, qu’il s’agisse de Nos plus belles années, Des gens beaux, Derrière le brouillard, Mais je t’aime issus de son dernier album « Mesdames » ou encore des textes plus anciens comme Pocahontas, Education nationale, Dimanche soir, Acouphènes, Les voyages en train, L’heure d’été … L’embarras du choix parmi toute cette poésie.

J’ai finalement choisi un extrait de « Pas essentiel », texte qui trouve écho en nous avec ces derniers mois passés où l’on a voulu nous faire croire que certaines choses n’étaient pas essentielles… Bien au contraire…

Après quelques mois sans beaucoup d’couleurs
Confinement noir et blanc, délivrance arc-en-ciel
J’vais offrir des chansons, des sourires et des fleurs
J’en aurai plein les mains, vu qu’ c’est pas essentiel
J’vais aller trinquer avec les premiers v’nus
Si, pour faire la fête, j’sens un bon potentiel
Avec la famille, les potes et des inconnus
On va lever notre verre à c’ qu’est non-essentiel
Puisque la vie est succession de superflus
Soyons super fous et superficiels
Protégeons l’futile et, sur ce, je conclus
N’écoutez pas cette chanson, elle est pas essentielle

Pas essentiel
Pas essentiel

Embrasser quelqu’un, pas essentiel
Ouvrir un bouquin, pas essentiel
Sourire sincère, pas essentiel
Aller aux concerts, pas essentiel
Se prom’ner en forêt, pas essentiel
Danser en soirée, pas essentiel
Retrouver les gens, pas essentiel
Spectacle vivant

Juste pour nous rappeler chaque jour que, quoi qu’il arrive dans nos vies, sortir en ville, en forêt ou encore en bord de mer selon ses affinités, prendre l’air, voir des gens, sourire, rire, partager, danser, échanger, communiquer, fêter, se rassembler, s’embrasser, lire, vibrer au son de la musique, c’est juste … ESSENTIEL !

Belle semaine.

Citation de la semaine

L’automne est bien là. Dans ma tête, cette saison rime avec des moments « cocooning » au coin du feu avec un bon livre dans une main et une tasse de thé bien chaud dans l’autre. Elle me permet également de porter un regard nouveau sur les lieux que je connais pourtant bien et que j’aime photographier car cette saison est propice à une nouvelle lumière et à des couleurs chatoyantes qui métamorphosent les paysages et dont je ne me lasse jamais.

Mais l’automne c’est aussi la saison qui invite à ralentir le rythme, à prendre le temps, à revenir dans l’instant présent et à accepter ce qui est, à trouver la paix intérieure pour pouvoir mieux réfléchir à ce que l’on souhaite pour demain. Pas facile d’y parvenir lorsque l’on voit le rythme de vies que la société veut nous imposer : vivre toujours plus vite, prévoir et anticiper toujours plus, … mais cela reste toujours possible si c’est le choix que l’on fait. J’ai fait récemment ce choix : réfléchir à la manière dont je veux réellement vivre ma vie.

Voici un extrait du livre que je suis en train de lire, Une chance sur un milliard de Gilles Legardinier. Cette phrase a trouvé un fort écho en moi : « Tu sais, mon garçon, on confond souvent vivre mieux et avoir une belle vie. La durée ne compte pas, c’est l’intensité qui fait tout. Quoi que tu affrontes, n’oublie jamais qu’exister est une chance. Profite-en de toutes tes forces ». Je crois effectivement qu’il ne suffit pas d’avoir vécu longtemps pour avoir bien vécu, certaines vies ont parfois été très courtes et pourtant remplies de tant de richesses. La vie est une chose précieuse, autant bien la vivre et en profiter à fond sans pour autant se dépêcher en permanence pour finalement passer à côté de l’essentiel.

Passez une belle semaine et surtout prenez soin de vous et de la manière dont vous avez choisi de vivre votre vie.