Je revenais des autres – Mélissa Da Costa

Là encore, je découvre l’auteur, je n’ai pas lu ses précédents romans et n’ai donc pas de comparaison. En lisant celui-ci, c’est le « coup de cœur » immédiat.

Il y a des livres qu’on « dévore » en quelques heures et il y a des livres qu’on savoure comme une bonne pâtisserie pour faire durer le plaisir. Ce livre fait partie de la 2e catégorie.

Portant le même nom que le magnifique poème d’Andrée Chedid – poème d’ailleurs cité en début de ce roman – Je revenais des autres narre la rencontre d’Ambre, jeune fille de 20 ans déjà bien abîmée par la vie, avec d’autres saisonniers venus de tous horizons pour travailler dans un hôtel situé en montagne.

Ce roman révèle au détour des pages comment la vie nous amène parfois à oser prendre un chemin qui conduit inévitablement à revenir vers soi, à la rencontre de soi-même et à apprendre à se connaître et à se guérir à travers les autres. J’avoue, le début de la lecture est peu déconcertant car le livre n’a pas de chapitres ; ce roman est divisé en 10 parties, les 10 étapes par lesquelles Ambre devra passer pour se reconstruire.

Les personnages touchants et attachants qui font connaissance au fil de la saison vont découvrir bien davantage : apprendre à dépasser les épreuves de la vie ensemble et renaître.

Un livre emprunt d’une grande sensibilité, une écriture puissante par ses mots et par les émotions qui s’en dégagent. Un livre rempli d’espoir et qui fait du bien.

Ce livre sera disponible dès mardi à la bouquinerie Le Vent des livres. Alors, dépêchez-vous si vous souhaitez le lire.

Et vous, l’avez-vous ? Qu’en avez-vous pensé ?

Là où l’herbe est plus verte – Typhanie Moiny

Comme promis dans la citation de la semaine, je vous parle à présent de ce livre qui a été un réel coup de coeur pour moi.

La plume de Typhanie Moiny est sincère et authentique. On sent qu’elle a mis une grand part d’elle-même dans ce premier roman. C’est incontestablement un roman feel-good parce que je peux vous garantir qu’après l’avoir lu, on se sent bien. C’est également un livre qui pourrait s’apparenter à du développement personnel.

Le personnage principal qui décide de tout lâcher du jour au lendemain est à la fois touchant, drôle, maladroit et tellement attachant. On passe du rire au larmes et de nouveau des larmes au rire. Il y a un certain suspense dans les sens où, dès les premières pages, sans savoir ce que ce personnage a vécu, on sent qu’il est en réel souffrance, qu’il est « au bord du précipice » et puis, on est happé par l’écriture. Et c’est parti, on ne peut plus se détacher de ce livre et on suit avec frénésie « l’épopée » de cette femme courageuse qui décide de prendre un nouveau départ et de se reconstruire pas à pas. Clairement, je l’ai « dévoré » en quelques heures.

En bref, c’est un roman que je recommande vivement, un roman « thérapeutique » qui fait du bien … et qui en plus, donne envie de voyager dans ce pays « là où l’herbe est plus verte » … mais je ne vous en dirai pas plus. Lisez-le !

Ah j’oubliais, il y a une autre bonne raison de le lire : il a été écrit par une Cotentinoise et ça, ce n’est pas rien !

Et en plus, ça tombe bien, si vous souhaitez le lire, l’auteure a encore quelques exemplaires qui attendent sagement sur son piano chez elle. Alors, allez visiter sa page Instagram et envoyez-lui un petit message. Elle se fera un plaisir de vous dédicacer son livre comme elle l’a fait pour le mien durant le week-end « Escale créative » à Valognes en mai dernier.

Et pour celles et ceux qui l’ont lu, qu’en avez-vous pensé ?

Les gens heureux lisent et boivent du café – Agnès Martin-Lugand

Je venais de terminer Le mec de la tombe d’à côté , le roman de Mazetti, un roman très drôle (cf ma critique : https://linstantdunvoyage.com/2021/05/09/le-mec-de-la-tombe-da-cote-katarina-mazetti/) lorsque j’ai débuté la lecture du roman d’Agnès Martin-Lugand. J’avais choisi ce livre pour son auteure sans avoir pris le temps de lire le résumé. Pourquoi lire le résumé quand on sait que l’on va inévitablement aimer le livre puisque c’est écrit par Agnès Martin-Lugand ?

Je commence à lire et là… BAM une grande claque !!! Je ne l’attendais pas, celle-là ! Dès les premières lignes, je lis ceci : « Ils étaient partis en chahutant dans l’escalier. J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture, au moment où le camion les avait percutés. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux« . La violence des mots … Je redescends bien vite de mon petit nuage avec mes émotions de joie et de rire ressenties durant le livre d’avant !

Pourtant, je ne m’arrête pas là. Je suis très vite prise et emportée par les phrases qui s’enchaînent si naturellement les une après les autres. Ce roman nous emporte et on ne peut plus le lâcher. On part avec Diane jusqu’en Irlande, on suit ce personnage qui, petit à petit, fait le choix de reprendre goût à la vie et on évolue avec elle tout au long de l’histoire.

A un moment donné, je me suis posée la question du rapport entre l’histoire et le titre. La réponse vient au fil des pages. Il n’y a pas, comme pour certains autres livres, de citation qui m’ait profondément marquée dans ce livre. Il y a certes deux phrases qui résument plutôt bien ce livre : « Je pris une poignée de sable et jouai avec. J’étais bien, je ne me sentais plus oppressée. La vie reprenait ses droits, et je ne voulais plus lutter contre« . Mais c’est tout simplement parce que c’est le livre tout entier qui est marquant, je dirais bouleversant parce qu’il y a cette écriture si poignante avec parfois quelques notes légères qui laissent entrevoir la petite étincelle de vie qui réapparaît peu à peu et s’immisce dans la vie de Diane. A lire absolument.

Un réel coup de coeur. Et vous l’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Petite info : ce livre est disponible à la bouquinerie Le Vent des livres.