Citation de la semaine

Photo : Barfleur, une fin de journée ensoleillée de janvier

Lors de son passage en mai dernier dans l’émission « Boomerang » sur France Inter, l’écrivaine Françoise Bourdin avait rédigé pour l’occasion un texte sur le temps qui passe ( https://www.franceinter.fr/livres/le-meilleur-est-a-venir-de-francoise-bourdin ). Ce texte a retenu toute mon attention et j’avais envie de le partager ici :

« Les années passent et chacun sait qu’elles passent vite. Or, voilà qu’un matin, on se réveille soudain, hanté par une question cruciale : Ai-je tout accompli ? Les rêves, les folles ambitions de sa jeunesse quand on n’avait peur de rien et qu’on croyait tout possible ?

Oh bien-sûr, on a fait des choses mais pas toujours facilement : un mariage avec la belle robe comme dans les contes de fées, en croyant que c’était pour la vie, des enfants, une carrière. Mais a-t-on fait le bien ? A-t-on été quelqu’un de bien ? Une bonne personne, une personne heureuse et qui rend heureux.

Le temps a coulé comme le sable entre ses doigts, et happé par le quotidien, par ses devoirs, ses petits plaisirs, par tout ce qu’on s’invente, pour être celui ou celle à qui il faut ressembler pour créer une belle image. Quelle image ? Celle de la mère parfaite, de la femme « warrior », de la clé de voûte de la famille, sportive accomplie, écolo avant l’heure, déléguée de parents d’élèves, membre de la SPA ?

On croit être indispensable et on s’aperçoit un beau jour, plutôt un sale jour, qu’on est tout petit, tout fragile, tout démuni et que malgré tout ce qu’on se raconte, on n’a pas fait grand-chose. Oh bien-sûr, on a hurlé avec les loups pour de bonnes causes, qu’on n’a pourtant pas pris à bras-le-corps. En cherchant à tout réussir, curieusement, on s’est égaré.

Mais les heures passent, en grignotant l’un après l’autre, l’un de nos trente mille jours, car une longue vie de quelques quatre-vingt ans, ce n’est que ça : trente mille jours. Combien de gâchés ? Combien de perdus ? Quand ces questions nous taraudent, il est temps de revenir à l’essentiel. Puisqu’on ne peut pas arrêter l’horloge, au moins s’apaiser, savourer tous les petits bonheurs quotidiens et même les provoquer, réparer nos oublis, devenir utile aux autres, saisir l’instant et comprendre que l’image d’un arc-en-ciel, un cheval qui galope dans un pré ou d’un oiseau qui s’envole, est infiniment plus précieuse que notre propre petite image« .

Belle semaine.

Citation de la semaine

« La liberté c’est la possibilité d’être et non l’obligation d’être« .

René Magritte, peintre surréaliste belge (1898-1967).

Être libre d’être soi-même et s’affranchir du regard des autres.

Être libre de ses choix sans qu’on nous les impose.

Être libre tout simplement (un peu comme le rouge-gorge de la photo ci-dessus finalement).

Belle semaine.

Citation de la semaine

Pour cette nouvelle année qui débute, voici non pas une … mais deux citations. Eh oui, un petit grain de folie et de l’inspiration surtout, ça ne peut pas faire de mal. Je vous laisse choisir celle qui vous parle le plus :

« Cela semble toujours impossible, jusqu’à ce qu’on le fasse« .

Nelson Mandela

« Avoir la foi, c’est monter la première marche, même quand on ne voit pas tout l’escalier« .

Martin Luther King

Prendre de bonnes résolutions pour 2022 ? Pourquoi pas … mais encore faut-il s’y tenir ! Je n’aime pas les bonnes résolutions et les « to-do list » trop contraignantes.

Je vais plutôt m’inspirer de ces deux citations et être dans l’action, avoir la foi, monter la première marche et croire que tout est possible. Malgré les circonstances actuelles dans ce monde qui ne tourne pas tous les jours très rond, d’un point de vue personnel, cette année 2022 me semble pourtant remplie de belles promesses avec un grand tournant professionnel à prendre, de belles rencontres à venir, de nouveaux projets et de nouveaux partenariats à mettre en place, de nouvelles opportunités à saisir.

Avoir la tête dans les étoiles ou sur la lune (je vous laisse choisir) et pas trop les pieds sur terre (peut-être un peu quand même), voir grand, croire en quelque chose qui nous tient à coeur, s’accrocher à ses rêves et surtout les réaliser. Prendre soin de soi et des siens. Profiter des petits et des grands moments de bonheur. Voilà de quoi sera fait 2022 ! Parce qu’il ne suffit pas d’exister, il faut vivre pleinement, c’est tellement mieux.

Et comme j’aime partager, je vous envoie toutes ces ondes positives pour 2022 et je vous souhaite le meilleur !

Belle semaine et belle année 2022.

Citation de la semaine

« Chaque instant que tu perds à être malheureuse ne te sera jamais rendu. Tu sais où commence ta vie, mais pas quand elle s’arrête. Une seconde vécue est un cadeau que nous ne devons pas gâcher. Le bonheur se vit maintenant […] Ton bonheur prend racine en toi au kilomètre zéro« .

Maud Ankaoua, Kilomètre zéro.

Cette photographie prise en à peine quelques secondes dans le Parc des marais du Cotentin fait partie de ces moments de petits bonheurs, à la fois surprenants et éphémères, incroyables et sensationnels par le ressenti qu’ils procurent, ces petits instants de votre vie qui paraissent si anodins mais si essentiels et qui vous remplissent à la fois de sérénité et d’une telle énergie vivifiante … tel un moment d’éternité.

Belle journée.

Citation de la semaine

Vol d’oiseaux dans la baie du Mont-Saint-Michel

« Le voyage pour moi, ce n’est pas arriver, c’est partir. C’est l’imprévu de la prochaine escale, c’est le désir jamais comblé de connaître sans cesse autre chose, c’est demain, éternellement demain« .

Roland Dorgelès.

Pour tous celles et ceux qui, comme moi, ont une âme de voyageur et rêvent de partir à nouveau …

Belle semaine.

Citation de la semaine

« Au milieu de l’hiver, j’apprenais enfin qu’il y avait en moi un été invincible« .

Albert Camus, L’été, « Retour à Tipasa », 1952.

J’avais envie de trouver une citation sur l’hiver, celui-ci approchant maintenant à grands pas … Mais j’avais surtout l’envie de trouver une citation positive sur l’hiver, cette saison n’étant pas toujours facile à vivre pour certain(e)s d’entre nous, encore moins dans la situation actuelle où les médias ne participent pas à remonter le moral des troupes, bien au contraire…

Alors citer l’un de mes auteurs préférés, Albert Camus, s’imposait. J’aime beaucoup cette citation. Elle peut simplement nous faire penser qu’il faut apprendre à relativiser, que la joie succède à la peine, le beau temps à la pluie, que si l’on ne va pas bien, rien ne dure, et qu’un jour ça ira mieux.

Mais cette citation va beaucoup plus loin. Albert Camus nous invite ici à découvrir qu’il n’existe pas d’événements heureux ou malheureux en soi, mais qu’il existe, en chacun des événements de notre vie une dimension plus profonde. Il nous invite donc à apprendre à reconnaître, au milieu de notre « hiver », qu’il s’agisse d’un quotidien difficile à vivre et lourd à gérer, d’un événement tragique, d’une maladie grave qui touche à la fois le patient et indirectement ses proches, … notre « invincible » l’été, celui qui nous rend plus fort et nous aide à nous sentir mieux : l’amour de notre famille et de nos amis, nos souvenirs inoubliables de l’enfance, parfois des touts petits riens … mais ce sont des choses essentielles qui nous rappellent que cet invincible été est en chacun de nous et qu’il suffit juste de le (re)trouver.

A cette magnifique citation, j’ajoute une photo des marais du Cotentin qui commencent à se remplir d’eau en cette saison pour prendre enfin leur apparat de marais blancs de l’hiver.

Belle semaine.

Citation de la semaine

« Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux ».

Marcel Proust

Cette photo montre les ruines de l’ancienne église St-Thomas à Lithaire, vestiges d’un passé sur le Mont-Castre où s’entremêlent religion catholique et rituels druidiques révélés par la présence d’un autel.

Belle semaine.

Citation de la semaine

« Un des lointains Premiers ministres de la Ve République (Jean-Marc Ayrault – période Anatole France) avait commandé en son temps un rapport sur l’aménagement des campagnes françaises. Le texte avait été publié sous le mandat d’un autre ministre […]. Ce que nous autres, pauvres cloches romantiques, tenions pour une clef du paradis sur Terre – l’ensauvagement, la préservation, l’isolement – était considéré dans ce pays comme des catégories du sous-développement.

Le rapport se faisait rassurant, les auteurs étaient de confiants prophètes : « Courage, citoyens campagnards ! nous arrivons ». Bientôt, grâce à l’Etat, la modernité ruissellerait dans les jachères. Le wi-fi ramènerait les bouseux à la norme […] .

Parmi la batterie de mesures du rapport on lisait des choses comme le droit à la pérennisation des expérimentations efficientes et l’impératif de moderniser la péréquation et de stimuler de nouvelles alliances contractuelles. Quelle était cette langue étrangère ? De quoi les auteurs de phrases pareilles nourrissaient-ils leur vie ? Savaient-ils le plaisir de s’essuyer la bouche d’un revers de la veste après une goulée de vin de Savoie, la jouissance de se coucher dans l’herbe quand la silhouette d’un oiseau égayait le ciel ? ».

Sur les chemins noirs, Sylvain Tesson.

Belle semaine.

Citation de la semaine

Un goût de liberté, prendre l’air en faisant une randonnée dans la Hague (vue en arrière plan de la baie d’Ecalgrain)

J’ai eu la chance de pouvoir assister samedi dernier au concert de Grand corps malade au Zénith de Caen. C’était juste impressionnant et magique à la fois avec une mise en scène et des jeux de lumière bien pensés et toute cette musique qui résonnait, créant une ambiance unique dans la salle.

Cela m’a donné envie de citer l’une de ses chansons. Pas facile de choisir parmi tous ses textes authentiques et sublimes, qu’il s’agisse de Nos plus belles années, Des gens beaux, Derrière le brouillard, Mais je t’aime issus de son dernier album « Mesdames » ou encore des textes plus anciens comme Pocahontas, Education nationale, Dimanche soir, Acouphènes, Les voyages en train, L’heure d’été … L’embarras du choix parmi toute cette poésie.

J’ai finalement choisi un extrait de « Pas essentiel », texte qui trouve écho en nous avec ces derniers mois passés où l’on a voulu nous faire croire que certaines choses n’étaient pas essentielles… Bien au contraire…

Après quelques mois sans beaucoup d’couleurs
Confinement noir et blanc, délivrance arc-en-ciel
J’vais offrir des chansons, des sourires et des fleurs
J’en aurai plein les mains, vu qu’ c’est pas essentiel
J’vais aller trinquer avec les premiers v’nus
Si, pour faire la fête, j’sens un bon potentiel
Avec la famille, les potes et des inconnus
On va lever notre verre à c’ qu’est non-essentiel
Puisque la vie est succession de superflus
Soyons super fous et superficiels
Protégeons l’futile et, sur ce, je conclus
N’écoutez pas cette chanson, elle est pas essentielle

Pas essentiel
Pas essentiel

Embrasser quelqu’un, pas essentiel
Ouvrir un bouquin, pas essentiel
Sourire sincère, pas essentiel
Aller aux concerts, pas essentiel
Se prom’ner en forêt, pas essentiel
Danser en soirée, pas essentiel
Retrouver les gens, pas essentiel
Spectacle vivant

Juste pour nous rappeler chaque jour que, quoi qu’il arrive dans nos vies, sortir en ville, en forêt ou encore en bord de mer selon ses affinités, prendre l’air, voir des gens, sourire, rire, partager, danser, échanger, communiquer, fêter, se rassembler, s’embrasser, lire, vibrer au son de la musique, c’est juste … ESSENTIEL !

Belle semaine.

Citation de la semaine

Avec ce temps automnal plutôt gris et frais aujourd’hui et mon manque de motivation aussi, j’avoue, deux possibilités s’offrent à moi : m’installer bien confortablement en mode cocooning sur mon canapé avec un plaid, un bon livre et une tasse de thé – version mamie bien emmitouflée – ou regarder mes photos de voyages et laisser mon esprit s’évader dans des contrées lointaines et ensoleillées – version voyageuse avec un unique sac à dos et un appareil photo bien-sûr, à la découverte du monde et des gens. En l’occurrence, il s’agit des photos prises en Crète. La photo ci-dessus montre le port d’Elounda permettant d’accéder à l’île de Spinalonga, vous savez, l’île dont Victoria Hislop parle dans son roman L’île des oubliés.

Et cela me rappelle cette citation attribuée à Victor Hugo (est-ce vraiment lui qui l’a écrit, je n’en suis même pas certaine) : « J’ai l’esprit casanier et l’instinct voyageur« . Je suis les deux à la fois.

Et vous, vous êtes plutôt casanier ou voyageur ?

Belle semaine.