Citation de la semaine

Cette semaine, j’ai choisi un texte de Jacques Salomé qui s’intitule « Libertés« .

Parce qu’on oublie trop souvent que l’on est libre de vivre, de sentir et de ressentir, de s’exprimer, de faire des choix tout en se respectant. Parce qu’il est parfois urgent de revenir à l’essentiel :

« … il y a une liberté essentielle, celle d’être soi-même. La liberté de ne pas être aliéné par ses propres désirs, celle de ne pas rester dans la dépendance des réponses de l’autre.

Une liberté qui permet de vivre dans un accord harmonieux avec soi-même et avec autrui, d’aimer et d’être aimé, de se responsabiliser, des rester fidèle à ses valeurs et engagements, de se respecter dans tout partage et échange, de pouvoir honorer la terre de ses origines, et d’avoir, aussi, le temps de rêver à un monde meilleur. »

Tombent les anges – Marlène CHARINE

Tout d’abord, merci à Babelio et aux Editions Calmann-Levy (https://calmann-levy.fr/) pour l’envoi de ce livre. Retrouvez plus d’infos sur Babelio : https://www.babelio.com/livres/Charine-Tombent-les-anges/979471


Marlène Charine signe ici son 1er polar et quel polar ! Pas de faux pas pour ce premier roman aux allures de thriller.
Dès les premières pages, l’auteur nous entraîne dans une histoire glaçante, terrifiante, mêlant le monde des vivants et celui de l’au-delà. Le livre passe rapidement à la vitesse supérieure. Très vite, on ne peut plus se détacher des pages de ce roman. On est inévitablement happé par ce polar avec cette envie irrésistible de découvrir l’issu de l’histoire. Tout en instaurant un suspense insoutenable et accru qui fait pâlir et s’emballer le rythme du coeur, l’auteur nous révèle petit à petit les bribes d’une vérité violente et sombre. On est tenu en haleine jusqu’à la dernière page.

La cerise sur le gâteau : certaines répliques du personnage de Cécile Rivère avec son franc-parler désarmant qui fait sourire et est un vrai régal. mais cela ne dure qu’un bref instant avant de céder rapidement la place à cette ambiance pesante et menaçante.


L’épilogue de ce premier polar laisse espérer qu’il y aura une suite. Il pourrait être vu comme l’introduction d’une longue série de thrillers où les personnages de Cécile Rivère et de Merlin Kermarec pourraient se retrouver pour mener d’autres enquêtes.


Alors je n’ai qu’une seule question : à quand le prochain roman de Marlène Charine ?

Le temps d’une photo

Dans cette rubrique, je ne parlerai pas de techniques de la photographie. Je n’ai d’ailleurs pas la prétention d’être spécialisée dans ce domaine.

Je prends des photos au gré de mes envies, selon mes ressentis, lorsque mon oeil est attiré par un objet, un paysage, un être vivant ou encore un bâtiment. Pour moi, la photographie est évidemment un moyen d’immortaliser ce que je vois mais aussi un moyen de me reconnecter à la nature en oubliant tous les aspects négatifs qui peuvent envahir nos pensées ou nos vies, …

Faire de la photographie, c’est vraiment libérateur! Lorsque je prends des photos, le temps s’arrête et fait place à l’instant présent. Et c’est cet instant présent et ce ressenti que je souhaite partager avec vous en postant ces photos.

Vous pourrez voir des photos prises lors de randonnées, de balades, de voyages. Vous découvrirez ou redécouvriez des lieux et des paysages de régions françaises et de quelques pays étrangers. En espérant que ces photos vous feront voyager et vous donneront envie de vous rendre dans les lieux que j’ai pu découvrir et admirer jusqu’ici.

Le temps d’une oeuvre d’art

Ayant fait des études d’histoire et d’histoire de l’art puis ayant travaillé dans le milieu culturel, j’ai eu l’opportunité d’accéder à différentes collections d’objets, de travailler dans des monuments historiques de toute beauté, …

Je suis pour l’accès de tous à la culture et de l’art et du patrimoine en particulier. Pour moi, l’art ne doit pas être accessible à une minorité de personnes mais à tous. Les musées ne doivent pas être des « temples » réservés à une minorité de privilégiés. Il n’y a pas besoin d’avoir fait de grandes études pour apprécier une oeuvre d’art. Il suffit simplement d’ouvrir les yeux, de regarder l’oeuvre d’art – de toucher si l’on est malvoyant quand cela est possible – et de ressentir. Il suffit tout simplement de laisser parler ses émotions. C’est à la portée de tous. Ensuite, partager son ressenti montre que chacun a une vision différente mais tout aussi intéressante de cette oeuvre d’art.

Pour moi, l’art est un moyen, tout comme la lecture, l’écriture ou encore la photographie, de libérer et de laisser exprimer nos émotions, d’abandonner tout ce qui pourrait parasiter notre bien-être, d’échapper un bref instant à tout ce qui nous entoure. C’est pourquoi, j’ai voulu créer cette rubrique consacrée à des oeuvres d’art.

Alors laissez-vous porter par vos émotions et libérez-vous !

Le temps d’un livre

Passionnée de lecture, je ne suis cependant pas à l’affut des derniers romans ou livres publiés. Il peut arriver que je lise un livre récemment sorti mais si vous ne recherchez que les critiques des tous derniers livres parus, vous n’êtes pas sur le bon site !

Avide de lecture, je prends le premier livre qui se présente à moi, qu’il s’agisse d’un livre égaré au fond d’un carton et qui attend d’être lu depuis des mois voire des années, d’un livre d’occasion posé sur un bureau ou une table et qui attire mon regard ou encore d’un ouvrage acheté en librairie …

Vous trouverez donc dans cette rubrique des romans, des policiers, de la poésie, des livres d’Histoire mais aussi des livres consacrés au bien-être et au développement personnel, à la spiritualité, …. parce que tout livre est intéressant et apporte quelque chose : de l’évasion, des émotions, du questionnement, des remises en question et des réponses. La lecture est pour moi un moment fait pour se détendre, se vider l’esprit, s’intéresser à de nouvelles choses, se cultiver, apprendre des choses pour ensuite les partager parce que si on lit un livre mais qu’on garde ce qu’on a lu pour soi uniquement, cela n’a aucun intérêt. Le plus intéressant dans la lecture, c’est le partage qu’on en fait après.

J’espère que ces articles consacrés aux livres vous apporteront ce que vous (re)cherchez et vous donneront ensuite cette même envie de partager vos impressions et vos inspirations.

Bonne lecture !

Fermanville : du fort du Cap Lévy à la vallée des moulins

Prenez un instant et venez découvrir Fermanville.

Cette petite commune située dans la Manche et plus précisément dans le Nord-Cotentin vous emmène à la fois en bord de mer et à la campagne et révèle des paysages sauvages magnifiques : https://www.google.fr/maps/place/Fermanville.

Si vous visitez la région en voiture, arrêtez-vous au port du Cap Lévy :

Continuez à pied et profitez d’un grand bol d’air frais en empruntant le GR223, autrement appelé le sentier des douaniers. Vous y découvrirez plantes et animaux :

Bientôt, sur le sentier, se dessine le fort du Cap Lévy.

Situé au coeur d’un vaste espace naturel protégé par le Conservatoire du littoral, le site du Cap Lévy est un ancien fort érigé entre 1801 et 1806 sur ordre de Napoléon Bonaparte pour défendre les côtes du Cotentin contre les attaques de la marine britannique. A partir de 1875, le fort n’est plus utilisé et sera mis en vente. Acheté en 1881, il devient une propriété privée. Après avoir appartenu à un ancien douanier puis un fabricant de beurre, le fort est racheté en 1905 par les enfants de l’Amiral Dumas-Vence et leur servira de résidence secondaire jusqu’en 1939. Le site est ensuite réquisitionné durant les deux guerres mondiales et sera bombardé. Il est en ruines lorsqu’il est racheté en 1953 par Félix Amiot, propriétaire du chantier naval cherbourgeois des Constructions Mécaniques de Normandie (CMN). Il en fait lui aussi une résidence privée. En 1990, le fort devient la propriété du Conservatoire du littoral qui en confie la gestion au Conseil départemental de la Manche.

Aujourd’hui, c’est un lieu de découverte et de séjour puisque des chambres d’hôtes sont proposées : https://www.fortducaplevi.fr.

Depuis le jardin calme et paisible du Fort, profitez de la vue imprenable sur la rade de Cherbourg.

Prenez le temps d’admirer le paysage dans toute sa splendeur tout en étant bercé par le bruit des vagues. Puis poursuivez sur le GR223 et allez jusqu’au phare du Cap Lévy. Erigé en 1858, ce phare est remarquable pour sa forme carrée et non cylindrique. Détruit durant les opérations du Débarquement en 1944, il est reconstruit après la guerre.

Après avoir dépassé le phare, vous pourrez découvrir le port Pignot. Celui-ci a été créé en 1889 à l’initiative de Charles Pignot pour permettre le transport des pierres de granites roses issues de la carrière située juste au-dessus de ce petit port, très certainement l’un des plus petits ports de France. Le granite de Fermanville est réputé pour sa couleur rosée. Utilisées à l’origine pour la construction des habitations locales, les pierres extraites de cette carrière ont notamment servi à la construction d’édifices comme la grande rade et le port de Cherbourg, le phare de Gatteville, la façade du magasin « Printemps » à Paris, l’obélisque d’Utah Beach ou encore les pavés de Lille.

Le site archéologique du Port Pignot est également, avec le site de la Roche Gélétan à Saint-Germain-des-Vaux, le plus ancien de Normandie. En effet, des fouilles menées en 1978 ont révélées des traces d’habitats et de nombreux outils de silex datant d’environ 250 000 avant Jésus-Christ (Paléolithique moyen). C’est l’un des premiers lieux en Europe où se sont établis des humains.

Poursuivez votre chemin et vous arriverez ensuite sur la plage de la Mondrée.

Changez de décor. Quittez le bord de mer et empruntez les petites ruelles de Fermanville. Arrêtez-vous dans un lieu insolite : la Chapelle de la Lorette. Vous pourrez y admirer les couleurs marocaines et y acheter diverses pièces d’artisanat issues de voyages au pays du Maghreb.

Rejoignez ensuite le parking où se trouve l’Office de tourisme. Deux possibilités s’offrent à vous :

  • Visiter la Ferme « Le p’tit gris des moulins ». C’est tout à fait adapté pour des enfants, ils seront ravis ; vous pouvez y découvrir les produits de cette ferme et séjourner dans leurs cabanes : https://www.ptit-gris-moulins.fr/
  • ou continuer dans la direction de la vallée des moulins, un endroit presque magique qui vous rapproche toujours plus de la nature.
  • ou encore faire les deux ! L’un comme l’autre sont vraiment sympas à faire.

En suivant ce sentier, vous pourrez passer sous le viaduc de 242 mètres de long et de 32 mètres de hauteur. Ce viaduc permettait entre 1911 et 1950 à la ligne de chemin de fer Cherbourg-Barfleur, appelée ici « le Tue-vaques », de franchir la vallée des Moulins. Les travaux de ce viaduc débutent en 1908 et sont réalisés par les entreprises cherbourgeoises Noyon et Daudon. La construction durera deux années. La ligne de chemin de fer est inaugurée en 1911. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le viaduc est saboté par les Allemands mais sera reconstruit à l’identique en 1946. La ligne est définitivement fermée en 1950. Le viaduc fait aujourd’hui le bonheur des promeneurs et des randonneurs.

Si vous souhaitez vous rendre à Fermanville, rendez-vous sur le site de la mairie : http://mairiefermanville.fr/?page_id=9 ou encore le site de l’Office du tourisme du Cotentin : https://www.encotentin.fr/fermanville.

Le Talisman de Paul Sérusier – 1888

La première grande exposition en France consacrée à l’art décoratif et ornemental des Nabis intitulée « Les Nabis et le décor » a eu lieu en 2019 au Grand Palais (https://www.grandpalais.fr/fr/evenement/les-nabis-et-le-decor). Et parce que j’ai étudié ce groupe de peintres et que j’ai une affection toute particulière pour le petit village de Pont-Aven (https://www.deconcarneauapontaven.com/visites/visiter-pont-aven/), j’ai choisi de vous présenter cette oeuvre. J’aime les peintures aux couleurs vives et exaltées des Nabis, j’aime cette « sensation de couleurs » dont parle Maurice Denis, l’un des membres de ce cercle de peintres.

Ce tableau peint par Paul Sérusier en 1888, baptisé Le Talisman ou L’Aven au Bois d’Amour, est exposé au Musée d’Orsay. Je vous invite à vous rendre sur le site de ce grand musée : https://www.musee-orsay.fr/fr/collections/oeuvres-commentees/recherche/commentaire_id/le-talisman-7071.html

Inscrit depuis 1885 à l’Académie Julian à Paris, le peintre Paul Sérusier (1864-1927) part en vacances à la fin de l’été 1888 avec sa famille à Concarneau. Il se rend par curiosité à Pont-Aven, petit village situé en Bretagne dans le sud-est du Finistère, et séjourne à l’auberge Gleonec où il fait la connaissance d’Emile Bernard et la veille de son départ, de Paul Gauguin.

C’est alors que sous la conduite de Paul Gauguin, chef de file de l’Ecole de Pont-Aven, Paul Sérusier va peindre sur un couvercle de boîtes à cigares un petit paysage du Bois d’Amour (nom du bois qui borde le village de Pont-Aven). Paul Gauguin le guide : « Comment voyez-vous ces arbres ? Jaunes, et bien mettez du jaune, le plus beau jaune de votre palette. Cette ombre ? Plutôt bleue, peignez-la avec de l’outremer pur, et ces feuilles ? Rouges, mettez du vermillon » (Maurice Denis, « Paul Sérusier, préface du livre ABC de la peinture de Paul Sérusier, 1942).

Lorsqu’il rentre à Paris, Paul Sérusier montre sa peinture à ses camarades de l’Académie Julian et de l’école des Beaux-arts. Celle-ci fait naître des débats. Quelques peintres, notamment Pierre Bonnard, Maurice Denis, Edouard Vuillard ou encore Paul Ranson ont une révélation et ce tableau devient le manifeste de cette génération de peintres. C’est ainsi que le cercle des Nabis (« les prophètes » en Hébreu), mouvement artistique post-impressionniste d’avant-garde et en marge de la peinture académique, voit le jour.

Influencés par les estampes japonaises, les Nabis sont encouragés par Paul Gauguin à user de ce « droit de tout oser, oser la couleur, ne pas peindre d’après la nature, mais l’exalter, aller à l’essentiel ». En réaction à l’impressionnisme, au naturalisme, les Nabis veulent libérer leur peinture des exigences du réalisme et créent le synthétisme, une peinture basée sur la géométrisation de la composition et sur l’emploi d’aplats de couleurs pures et vives sans perspectives. Les détails disparaissent pour ne garder que l’essentiel.

Certains artistes de ce groupe, nés dans l’impressionnisme n’appliqueront jamais cette esthétique, d’autres n’y céderont qu’un temps et reviendront naturellement à une forme d’expression artistique dite post-impressionniste. Le mouvement ne dure que quelques années.

L’appellation « Nabis » n’a jamais été publique ni revendiquée lors des expositions de ces artistes à l’époque. Elle ne sera utilisée que bien plus tard pour parler de ce cercle de peintres issu de l’Ecole de Pont-Aven.

Pour le plaisir des yeux, voici quelques oeuvres de Paul Gauguin datant des années 1880 :

De gauche à droite :

  • La Vision du sermon ou La Lutte de Jacob et de l’Ange, 1888 – National Gallery of Scotland, Edimbourg, Ecosse.
  • Le Christ jaune, 1889 – Albright-Knox Art Gallery, Buffalo, Etats-Unis
  • La belle Angèle, 1889 – Musée d’Orsay, Paris

Anthologie de la poésie française – Jean-Joseph Julaud

J’ai reçu ce livre cet été. Je tiens d’ailleurs à remercier Babelio et les Editions First pour l’envoi de ce très bel ouvrage de poésie.
Quel plaisir d’avoir pu parcourir les pages de ce livre, de découvrir certains poèmes, d’en redécouvrir et de se souvenir des autres appris sur les bancs de l’école. L’auteur a su sélectionner de magnifiques poèmes parmi la multitude de choix possibles tant l’oeuvre poétique française est considérable. On y retrouve bien évidemment les incontournables tels que L’espoir luit de Paul Verlaine, Demain dès l’aube, de Victor Hugo, Le dormeur du Val d’Arthur Rimbaud, Le Pont Mirabeau de Guillaume Apollinaire ou encore quelques fables de Jean de la Fontaine.
La couverture et chaque poème sont agrémentés de dessins pastels de Pierre Fouillet qui illustrent parfaitement les textes et leur donnent vie.
Un réel bonheur de parcourir cette anthologie. Un livre qu’on a envie de feuilleter de temps en temps pour lire ou relire un passage, un poème, quelques pages, sans se lasser. Un livre à laisser sur sa table de chevet pour le relire au gré de nos envies.

Toutes les informations concernant cet ouvrage sont disponibles sur Babelio : https://www.babelio.com/livres/Julaud-Petite-anthologie-de-la-poesie-francaise/1236443

J’ajouterai qu’il faut prendre le temps de lire l’avant-propos. Je ne cite que le dernier paragraphe mais je vous invite à découvrir le texte en entier :

« L’amour, la tendresse, le désir, la passion, l’émotion, l’humour, la mélancolie, la nostalgie … Tout cela vous compose et vous attend, au fil des pages que voici. Vous allez croisez des poètes, certes, des plus anciens aux plus récents, de Marie de France à Cadou, mais êtes-vous au courant de la plus belle rencontre que vous allez faire au cours de ce voyage aux mille escales , Savez-vous qui va vous apparaître, défait de la temporalité, libre de tous les cosmos, sûr que la confusion du temps et de la vie est une belle supercherie ?

Vous !

Oui Vous !

Alors partez à votre rencontre !

Sans attendre

Bienvenue chez vous ! « 

Jean-Joseph Julaud.

Enfin, je termine en postant ces deux extraits qui illustrent bien le blog : il s’agit de Heureux qui comme Ulysse de Joachim du Bellay et de L’Invitation au voyage de Charles Baudelaire :

La Citation de la semaine

Cette semaine, je citerai une auteure que j’affectionne particulièrement et qui écrit des romans « feel-good »: Aurélie Valognes. Elle a écrit ceci et c’est tellement vrai :

« Lire, ce n’est pas un état d’esprit. C’est un état d’espoir« .

Les livres ont effectivement ce pouvoir de nous porter et de nous transporter vers des horizons qui nous font nous sentir bien … Alors à vos livres et bonne semaine !