Citation de la semaine

Après avoir été, vendredi matin, à la rencontre de la terrible tempête Eunice en bord de mer (je vous en parle plus longuement dans un prochain article), j’ai eu envie de citer William Arthur Ward, auteur américain (1921-1994) :

« The pessimist complains about the wind ; the optimist expects it to change ; the realist adjusts the sails« .

« Le pessimiste se plaint du vent ; l’optimiste espère qu’il va changer ; le réaliste ajuste ses voiles« .

Bien évidemment, cette citation ne s’applique pas qu’en situation de vent et de tempête.

Et vous, vous êtes plutôt un(e) pessimiste, un(e) optimiste ou un(e) réaliste ?

Belle semaine.

Citation de la semaine

Je ne suis pas une grande fan de la Saint-Valentin qui, pour moi, se réduit à une fête purement commerciale. Quand on aime quelqu’un, la Saint-Valentin, c’est tous les jours de l’année et pas seulement le 14 février. Quand on aime, on ne compte pas en jour, en cadeaux ou en repas. On aime librement, sans condition. Et si veut offrir ou faire une surprise, pas besoin d’attendre le jour de la Saint-Valentin.

La Saint-Valentin devrait plutôt être une célébration de l’Amour avec un grand A car l’amour ne se réduit à la personne qui partage votre vie. Il y a aussi l’amour que l’on porte à ses enfants et ses petits-enfants, sa famille, ses amis, ses animaux, à la nature …

C’est pourquoi, j’ai choisi cette citation de Jean de la Fontaine issue du livre Les amours de Psyché et de Cupidon (1791) :

« Tout l’univers obéit à l’Amour […] Aimez, aimez, tout le reste n’est rien« .

Je re-poste cette photo que j’ai prise en Corrèze dans le village abandonné de Clédat et qui symbolise à la fois le coeur du village, le coeur des Hommes mais aussi le coeur de la Nature. Je trouve qu’elle a sa place toute trouvée dans ce post.

Belle semaine.

L’apiculteur d’Alep – Christy Lefteri

Vu de l’extérieur, un livre avec une couverture haute en couleur, la couleur rouge, la couleur de la grenade et de la terre.

Vu de l’intérieur, un récit. Le récit de Nuri, apiculteur à Alep, et de sa femme, Afra, artiste, condamnés à fuir leur pays natal, la Syrie, avec pour seuls bagages, la violence des souvenirs, la peur, la douleur et le deuil. L’auteure, qui a travaillé plusieurs années dans un camp de migrants à Athènes, décrit avec réalisme le long périple que chaque migrant doit vivre et subir, les étapes par lesquelles il doit passer pour survivre – s’il y parvient – et se reconstruire après avoir tout perdu, jusqu’à sa propre identité. Elle décrit le quotidien, ce quotidien que l’on ne voit qu’à travers des images incomplètes et erronées au JT ou que l’on ne voit que sous forme de statistiques dans les journaux et les magazines. Elle rend réel et concret ce qui nous paraît si lointain. Elle donne une autre dimension au périple imposé au couple migrant qui va devoir traverser la Turquie et la Grèce avant de pouvoir rejoindre l’Angleterre : une dimension humaine.

L’originalité de ce livre réside par ailleurs dans la construction du récit. Ecrits à la 1ère personne, certains chapitres du roman se terminent sur une phrase inachevée à laquelle il manque un mot. Ce mot, apparaît seul sur la page suivante et deviendra le 1er mot du chapitre suivant. Il servira de jonction entre ces deux chapitres. De cette manière, l’auteure nous transporte à travers le temps par associations d’idées, d’odeurs, de parfums et de couleurs. Elle écrit alors à la 3e personne et nous fait vivre les flashbacks dans le récit.

C’est un roman bouleversant mais rempli d’espoir, un roman qui nous fait passer de la nuit vers la lumière, du désespoir vers l’espérance, un roman rempli d’humanité et de résilience.

A découvrir.

Et pour celles et ceux qui l’ont lu, qu’en avez-vous pensé ?

Citation de la semaine

« En route, le mieux c’est de se perdre. Lorsqu’on s’égare, les projets font place aux surprises et c’est alors, mais alors seulement, que le voyage commence« .

Nicolas Bouvier, écrivain, photographe, iconographe suisse (1929-1998)

Pas besoin de partir très loin mais emprunter un chemin et puis … se perdre pour sortir de sa zone de confort et faire place à l’imprévu. Se perdre pour rencontrer de belles et nouvelles opportunités. Et finalement se perdre pour mieux revenir à l’essentiel et se trouver soi-même.

Belle semaine et pour celles et ceux qui ont pu poser quelques jours de repos, belles vacances.

Photo prise depuis le fort de la Hougue à Saint-Vaast-La-Hougue.

Citation de la semaine

« Les mots c’est bien, Marcus. Mais n’écrivez pas pour qu’on vous lise : écrivez pour être entendu« .

Joël Dicker, La vérité sur l’Affaire Harry Quebert.

Photographie prise depuis la plage de la Sambière à Barfleur. Au loin, le phare de Gatteville…

Belle semaine.

La vérité sur l’Affaire Harry Quebert – Joël Dicker

Je connaissais le nom de Joël Dicker notamment avec son dernier roman, L’énigme de la chambre 622. Alors, lorsque j’ai vu ce livre à la bouquinerie Le Vent des livres, j’ai eu envie de le découvrir. C’est le 2e roman de l’auteur et il a été très critiqué lors de sa parution et de sa nomination pour divers prix littéraires. Une adaptation télévisée de ce roman avec l’acteur Patrick Dempsey (le visage sur la couverture du livre) a par ailleurs été réalisée par Jean-Jacques Annaud en 2018.

Ce roman est certes doté d’un style d’écriture assez banal avec quelques maladresses et des dialogues amoureux parfois un peu fades et naïfs. Toutefois, la construction de ce livre est remarquable et l’intrigue est maîtrisée.

J’espère que vous êtes prêt à lire tard dans la nuit ou à alléger vos journées pour consacrer du temps à sa lecture parce que lorsque vous l’aurez commencé, vous ne pourrez plus vous arrêter. Pourtant, quand on sait que le récit fait 857 pages, ça pourrait en effrayer plus d’un(e). Vous le commencez et vous êtes fichus. L’auteur ne cesse de jouer avec le lecteur, de le conduire sur de fausses pistes, de le dérouter, de le manipuler, parfois de l’agacer.

Malgré ce pavé, on pourrait croire que l’histoire s’essouffle au fur et à mesure des pages. Eh bien, pas du tout ! Bien au contraire. Je dirai même que plus on approche de la fin du livre et plus le suspense est grand et plus l’auteur s’en donne à cœur joie pour multiplier les rebondissements. Marc Fumaroli dira dans le Figaro littéraire que c’est un « jet continu d’adrénaline littéraire que le narrateur n’a cessé d’injecter dans nos veines ». L’originalité de ce livre réside par ailleurs dans l’écriture du roman dans le roman avec un court paragraphe abordant le travail d’écriture sur chaque page qui précède chacun des 31 chapitres.

Ce roman policier, alternant les scènes de l’année 1975 et celles de 2008 sur fond d’élection présidentielle, aborde différents thèmes autour de l’écriture comme l’inspiration, le syndrome de la page blanche et le monde impitoyable de l’édition, mais aussi des thématiques comme l’amour interdit, l’imposture, les non-dits, les apparences et les faux-semblants.

Sachant que les critiques sont très partagées concernant ce roman, si vous l’avez lu, qu’en avez-vous pensé ?

Et pour celles et ceux qui habitent le Cotentin, retrouvez ce livre dès aujourd’hui à la boutique du Vent des livres.

Citation de la semaine

« N’ayez pas d’ambitions modestes : elles sont aussi difficiles à atteindre que les grandes« .

Raphaëlle Giordano, Le bazar du zèbre à pois.

Voir grand et suivre son intuition. Voir toujours plus grand et voir bien au-delà.

Belle journée et belle semaine.

Photographie prise depuis le rivage à Quettehou avec l’île de Tatihou au loin.

Citation de la semaine

Photo : Barfleur, une fin de journée ensoleillée de janvier

Lors de son passage en mai dernier dans l’émission « Boomerang » sur France Inter, l’écrivaine Françoise Bourdin avait rédigé pour l’occasion un texte sur le temps qui passe ( https://www.franceinter.fr/livres/le-meilleur-est-a-venir-de-francoise-bourdin ). Ce texte a retenu toute mon attention et j’avais envie de le partager ici :

« Les années passent et chacun sait qu’elles passent vite. Or, voilà qu’un matin, on se réveille soudain, hanté par une question cruciale : Ai-je tout accompli ? Les rêves, les folles ambitions de sa jeunesse quand on n’avait peur de rien et qu’on croyait tout possible ?

Oh bien-sûr, on a fait des choses mais pas toujours facilement : un mariage avec la belle robe comme dans les contes de fées, en croyant que c’était pour la vie, des enfants, une carrière. Mais a-t-on fait le bien ? A-t-on été quelqu’un de bien ? Une bonne personne, une personne heureuse et qui rend heureux.

Le temps a coulé comme le sable entre ses doigts, et happé par le quotidien, par ses devoirs, ses petits plaisirs, par tout ce qu’on s’invente, pour être celui ou celle à qui il faut ressembler pour créer une belle image. Quelle image ? Celle de la mère parfaite, de la femme « warrior », de la clé de voûte de la famille, sportive accomplie, écolo avant l’heure, déléguée de parents d’élèves, membre de la SPA ?

On croit être indispensable et on s’aperçoit un beau jour, plutôt un sale jour, qu’on est tout petit, tout fragile, tout démuni et que malgré tout ce qu’on se raconte, on n’a pas fait grand-chose. Oh bien-sûr, on a hurlé avec les loups pour de bonnes causes, qu’on n’a pourtant pas pris à bras-le-corps. En cherchant à tout réussir, curieusement, on s’est égaré.

Mais les heures passent, en grignotant l’un après l’autre, l’un de nos trente mille jours, car une longue vie de quelques quatre-vingt ans, ce n’est que ça : trente mille jours. Combien de gâchés ? Combien de perdus ? Quand ces questions nous taraudent, il est temps de revenir à l’essentiel. Puisqu’on ne peut pas arrêter l’horloge, au moins s’apaiser, savourer tous les petits bonheurs quotidiens et même les provoquer, réparer nos oublis, devenir utile aux autres, saisir l’instant et comprendre que l’image d’un arc-en-ciel, un cheval qui galope dans un pré ou d’un oiseau qui s’envole, est infiniment plus précieuse que notre propre petite image« .

Belle semaine.

Le meilleur est à venir – Françoise Bourdin

Près de 50 ans après son tout premier roman, Les soleils mouillés, Françoise Bourdin offrait en mai dernier son 49e roman, Le meilleur est à venir. Ce livre relate l’histoire d’une famille qui quitte Paris pour s’installer à Granville, dans le vieux manoir familial à l’abandon, les Engoulevents. Comme dans chacun de ses romans, elle puise son inspiration dans un thème inépuisable, celui de la famille, et aborde ici avec bienveillance et sensibilité les thèmes du pardon et de la seconde chance.

Alors, vous me direz : pas de grand suspense, pas de grande originalité dans le sujet. Mais ce que j’aime dans les livres de Françoise Bourdin et qui font incontestablement son succès auprès des lecteurs, c’est qu’elle excelle dans la description des sentiments qu’elle « décortique » avec justesse de sa plume si particulière. Et je ne m’en lasse pas. A chaque fois que je commence à lire un livre de Françoise Bourdin, je suis certaine de passer un bon moment de lecture et ce roman n’a pas fait exception.

J’attendais par ailleurs ce dernier roman avec impatience car l’histoire se passe dans le Cotentin, à Granville. J’aime la couverture de ce livre même si je regrette que ce soit le Mont-Saint-Michel et non Granville qui apparaisse en fond. Je n’ai pas eu de peine à imaginer le manoir en repassant dans ma tête les grands maisons bourgeoises de Granville et les magnifiques paysages côtiers de cette ville qui sont bien retranscrits.

Un roman lumineux, un titre rempli de promesses.

Et comme disait Augustin Trapenard dans son émission « Boomerang » en mai dernier sur France Inter : Françoise Bourdin, elle « s’occupe bien des mots  » – ou peut-être est-ce des maux ? – et « ça fait du bien ! » : https://www.franceinter.fr/emissions/boomerang/boomerang-05-mai-2021

Un petit bonus au cas où vous n’auriez pas vu le reportage de TF1 consacré à l’auteure. Découvrez l’univers de Françoise Bourdin dans sa maison normande à Vernon : https://fb.watch/azKFU6RrOd/

Et vous l’avez-vous déjà lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Citation de la semaine

« La liberté c’est la possibilité d’être et non l’obligation d’être« .

René Magritte, peintre surréaliste belge (1898-1967).

Être libre d’être soi-même et s’affranchir du regard des autres.

Être libre de ses choix sans qu’on nous les impose.

Être libre tout simplement (un peu comme le rouge-gorge de la photo ci-dessus finalement).

Belle semaine.