D’après une histoire vraie – Delphine de Vigan

J’avoue, au départ, en lisant les premières pages, j’étais un peu dubitative. Je ne comprenais pas trop où l’auteur voulait en venir. J’avais lu son autre roman Les gratitudes que j’avais adoré et là, je ne ressentais pas le même engouement dès le début.

Mon impression a pourtant vite changé. Même si j’ai eu l’impression de me plonger dans une ambiance quelque peu étrange, voire même dérangeante, je n’ai pas pu me détacher de ce livre. L’écriture de ce roman est à la fois déconcertante, surprenante, oppressante mais prenante. La volonté de parvenir à la fin de l’histoire pour en connaître l’issue devient alors une évidence.

L’auteure, en évoquant le thème de la vérité et de la fiction, du vrai et du faux, de l’importance des faits réels et de la fiction dans un roman, nous amène à nous poser cette question : quel est la part du vrai et du faux dans ce roman ?

Au fur et à mesure des pages, le doute se répand et s’installe. Le suspense fait son apparition là où on ne l’attend pas et on veut absolument connaître la fin. L’écriture est subtile ; l’ambiance est digne d’un thriller psychologique … un peu comme les films de Hitchcock … ou serait-ce du Stephen King ? … On ne sait pas trop mais une chose est certaine : ce livre est diaboliquement efficace !

En bref, j’étais plutôt sceptique en débutant ce livre. Mon opinion en a été tout autre à la fin de ma lecture. Il est totalement différent d’un point de vue de l’écriture et du style mais tout aussi génial. On comprend alors pour quoi Delphine de Vigan a obtenu le prix Renaudot en 2015. Si vous ne le connaissez pas, allez le découvrir

En plus, pour celles et ceux qui habitent le Cotentin, ce roman sera très prochainement disponible au Vent des livres.

Et pour celles et ceux qui l’ont lu, qu’en avez-vous pensé ?

Citation de la semaine

Parce que j’avais envie de démarrer la semaine avec de la couleur, j’ai choisi cette photo, une photo en lien avec la nature, tout comme l’est cette citation de Ralph Waldo Emerson, philosophe et poète américain du début du XIXe siècle :

« Adopte le rythme de la nature, son secret est la patience ».

Belle semaine.

Citation de la semaine

Et c’est reparti pour les citations de la semaine.

Je voulais partager avec vous cette semaine l’extrait d’un des livres que j’ai lu durant mes vacances, Le bazar du zèbre à pois de Raphaëlle Giordano – je vous parlerai de ce roman plus longuement dans une prochaine chronique – et cette photo prise lors de la traversée pour me rendre aux îles Chausey de bon matin :

« Et c’est bien ce que je suis venue chercher ici : un essentiel. Repartir de zéro et, dans un élan fondateur, me réinventer dans un projet qui a du sens. Renaître de mes cendres« .

Je trouve que cette citation et cette photo vont particulièrement bien ensemble. Elles reflètent à la fois ce que j’étais venue chercher à Chausey : un retour à l’essentiel, un retour à la nature, pour faire une pause et me réinventer à travers la photographie, mais également l’état d’esprit dans lequel je me trouve depuis plusieurs semaines voire plusieurs mois maintenant pour faire évoluer et mener à bien mon projet professionnel.

Bien évidemment, je posterai d’autres photos et rédigerai un article détaillé sur ce blog pour vous parler de cet endroit paradisiaque que sont les îles Chausey.

En attendant, je vous souhaite de passer une belle semaine.

Maman solo – Nina Farr

Dernière chronique avant mon départ en vacances direction la Corrèze.

Merci à Babelio et à Sophie Barthélémy des Editions de Mortagne pour l’envoi de Maman solo : redéfinir sa famille de Nina Farr. Les hasards n’existent pas. J’ai reçu ce livre parce que je suis moi-même une maman solo. Et comment dire ? Ce n’est pas facile tous les jours.

Ici, l’auteur nous sert de guide le temps d’un livre pour mettre en avant des pistes et des idées et nous apporter une nouvelle impulsion afin de trouver le bon équilibre dans notre vie de Maman solo. Attention : pas de miracle ; l’auteure ne prétend pas détenir la solution. Il n’y a d’ailleurs pas une manière de faire. Chacun mère est différente et doit trouver la façon de vivre qui lui convient le mieux. Elle donne ici une chance aux mamans empreintes de doutes de reprendre le contrôle de leur vie, de (re)trouver qui elles sont réellement, de développer une grande confiance et une estime de soi, d’adopter ses propres valeurs et non celles des autres pour s’épanouir pleinement.

En douze chapitres, l’auteure met à notre disposition des exercices et des réflexions à mener pour surmonter le découragement, afficher ses propres valeurs, agir avec discernement et courage, choisir entre l’inspiration et le désespoir, bien s’entourer pour avancer pas à pas, faire son deuil, élaborer une vision de vie familiale, devenir une mère « PDG » à la maison, vivre avec amour et ne pas s’arrêter en si bon chemin. En bref, tout un programme ! Nina Farr illustre ses propos par quelques témoignages de personnes qu’elle a rencontré dans son cadre professionnelle. La traduction française est plutôt fluide et les chapitres sont relativement courts. J’aime beaucoup la métaphore positive de la famille « kintsugi » où la maman solo utilise la jointure d’or pour recoller les morceaux et se donner le pouvoir d’être elle-même.

C’est un livre vraiment très intéressant et très bien construit. On peut choisir de le lire en une seule fois ou en plusieurs fois, de le reprendre plusieurs semaines ou plusieurs mois après avoir lu. C’est, selon moi, un livre à conserver dans sa bibliothèque et à ressortir lorsque l’on est de nouveau malmenée par le doute. J’ajouterai que ce livre est consacré aux mamans solo mais qu’il pourrait plus généralement s’appliquer aux familles mono-parentales car il y a également de nombreux papa solo et il est tout aussi important pour eux de trouver un bon équilibre pour leur famille.

J’ai voulu en savoir plus sur l’auteure. Comme elle l’indique dans cet ouvrage, elle est partie de son expérience personnelle et a finalement créé son entreprise de développement personnel pour venir en aide aux autres familles. J’ai donc parcouru son site internet et sa page Facebook et je vous invite à aller les découvrir si la langue anglaise ne vous effraie pas : https://www.ninafarr.com/ et https://www.facebook.com/NinaFarrCoaching . L’auteure y propose des ateliers et on y trouve aussi des idées et des pistes remarquables.

Et vous l’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Citation de la semaine

La beauté des choses existe dans l’esprit de celui qui les contemple.

David Hume.

Je n’ai pas été très présente sur les réseaux sociaux durant ces dernières semaines. Je ne le serai pas trop non plus durant l’été. J’avance pas à pas sur mon projet professionnel et cela prend beaucoup de temps. J’espère pouvoir vous en dire plus dans les mois à venir. Par ailleurs, je ressens le besoin de prendre du recul, de faire une pause et d’accorder davantage de temps à mes enfants. Je serai totalement absente des réseaux sociaux durant les 3 premières semaines d’août. Je vais également consacrer du temps à photographier les beautés de la nature et à lire. Et je partagerai ces « instants de voyage » avec vous dès mon retour de vacances.

En attendant, passez une bonne semaine, portez-vous bien et pour celles et ceux qui ont la chance de pouvoir faire un break pendant l’été, passez d’excellentes vacances.

Et surtout, profitez de chaque petit instant de vie car ce sont ces petits instants qui sont les plus précieux.

Citation de la semaine

« Fleurs des dunes »

« On devrait vider nos cœurs comme on vide une vieille malle. Se débarrasser des tristesses qui débordent, des regrets trop poussiéreux qui embrument nos lendemains.
On devrait décorer nos cœurs de couleurs vives et chaudes, oublier le gris des années de pluie et accrocher un soleil au-dessus de nos portes.
Chaque matin, poser notre main sur notre poitrine et sentir notre cœur battre, signe de vie et d’espoir
« .

Bruno Combes, Je ne cours plus qu’après mes rêves.

Belle semaine.

Un couple irréprochable – Alafair Burke

Complètement bluffée par l’histoire … Un excellent moment de lecture.

L’histoire est racontée par Angela, l’épouse, qui au fur et à mesure de la lecture découvre les secrets de son mari et dévoile les siens. De son côté, une enquêtrice, Corinne Duncan, de l’Unité spéciale des victimes, mène l’enquête.

J’ai dévoré ce livre en quelques heures seulement. Et pourtant, ce n’était pas gagné d’avance. Lors des deux premiers chapitres, j’avais l’impression de lire un énième thriller psychologique au scénario bien rôdé mais très prévisible. Eh bien pas du tout ! J’avoue, je me suis faite avoir en beauté !

L’auteur, au fil des pages, parvient non seulement à nous transmettre l’angoisse de la narratrice mais aussi à nous emmener d’un coup de maître sur de fausses pistes tout au long du livre et ce, jusqu’à la fin. C’est diaboliquement bien écrit !

La fin, c’est la cerise sur le gâteau … mais bien évidemment, je n’en dis pas plus. Allez découvrir ce livre !

A noter que la traduction française du titre de ce roman n’est pas du tout adaptée. Le titre original The wife, convient beaucoup mieux à ce thriller psychologique.

En plus, pour celles et ceux qui habitent le Cotentin, il est disponible à la bouquinerie Le Vent des livres.

Et vous l’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Citation de la semaine

La mare de
La mare de Vauville

Ce que tu penses, tu le deviens.

Ce que tu ressens, tu l’attires.

Ce que tu imagines, tu le crées.

Bouddha.

Alors pensez, ressentez, imaginez le meilleur à venir pour vous.

Belle semaine.

Les choses humaines – Karine Tuil

Certains vous diront qu’ils ont adoré ce livre, d’autres qu’ils ne l’ont pas aimé. Pour ma part, ce n’est pas un coup de coeur c’est vrai mais cette lecture a été très intéressante.

C’est un roman qui relate l’histoire d’un viol … ou pas selon la perception que chacun peut avoir avec la délimitation de cette fameuse « zone grise du consentement ».

La première partie est consacrée aux 4 personnages principaux décrits avec une psychologie minutieuse…mais peut-être un peu trop. J’avoue que cette première partie n’est pas la meilleure du livre.

La seconde partie du livre consacrée à l’enquête et au procès est à l’inverse passionnante et bouleversante : l’auteure décrit les faits, relate le procès, la plaidoirie et le verdict mais ne donne jamais aucun indice sur ce qui pourrait être une éventuelle prise de position. Tout s’enchaîne parfaitement. Cette deuxième partie en impose.

Par ailleurs, dans ce livre, l’auteure explore un très grand nombre de sujets d’actualité qui ont fait la une de la presse à un moment donné : l’affaire Lewinsky, l’affaire Weinstein avec #MeToo ou encore #balancetonporc. Elle aborde également d’autres sujets comme le monde du journalisme et le lien entre certains journalistes et certains hommes politiques qui s’utilisent tour à tour pour parvenir à leurs fins, les attentas contre les Juifs en France, la maladie d’Alzheimer et la mort assistée,… L’auteure ne développe pas chacun de ces thèmes, elle les dépose brièvement sur le papier et continue son histoire. Mais le sujet est bel et bien abordé et soulève des questions. Au lecteur de voir ce qu’il en fait.

J’ai beaucoup aimé la référence au génialissime livre de Georges Perec, La disparition.

Les choses humaines est un roman fort où l’on sent au fil des pages cette réelle maîtrise de l’écriture et de l’histoire en particulier avec la partie consacrée au procès ; on comprend en le lisant pourquoi l’auteure a reçu le Prix Interallié ainsi que le Prix Goncourt des lycéens 2019.