Du phare de Carteret à la plage de la Potinière

Je souhaite vous faire découvrir ma région, mon petit coin de paradis où il fait bon vivre : le Cotentin. Située dans le département de la Manche, c’est un territoire qui mérite d’être davantage connu. A travers les photographies prises durant mes balades et randonnées, vous pourrez découvrir les « trésors » que renferme cette terre riche en histoire et en patrimoine. Mais les sites magnifiques à découvrir sont très nombreux. Et comme je dois bien commencer par l’un d’eux, je commencerai donc par Barneville-Carteret où je me suis rendue récemment.

Commençons par voir où se trouve Barneville-Carteret pour ceux qui ne connaissent pas. C’est une commune de plus de 2 200 habitants située sur la côte ouest du Cotentin dans le département de la Manche en Normandie : https://www.google.fr/maps/place/Barneville-Carteret/

Prenons donc un instant pour découvrir l’un des 4 phares du Cotentin puis empruntons le GR223 autrement appelé le sentier des douaniers pour atteindre la plage de la Potinière que le phare surplombe.

Edifié en 1837 sur la falaise du Cap de Carteret, ce phare a été construit pour guider les navires jusqu’au port de Carteret. Composé d’une tour carrée sur un bâtiment en pierres apparentes, ce phare connaît un agrandissement en 1870 avec la construction de 2 maisons de gardien. Contrairement au phare de Gatteville qui demande un peu d’exercice avec ses 365 marches, le phare de Carteret n’en possède que 38. Automatisé en 1976, il fonctionne encore aujourd’hui. Pour les curieux de patrimoine et d’histoire, il y a un accès gratuit à un espace muséographique et à une salle d’exposition temporaire. Des visites commentées sont également possibles notamment en soirée avec l’allumage du phare. Retrouvez plus d’informations sur https://www.encotentin.fr/patrimoine-maritime/phare-carteret

Situé à 85 mètres au-dessus du niveau de la mer, le phare est un lieu incontournable pour qui souhaite avoir une vue imprenable sur les îles anglo-normandes, en particulier Jersey, et l’archipel des Ecrehou (petit archipel anglo-normand constitué d’îles et de rochers dont certains sont submergés par la marée haute).

Quelque soit la saison où vous irez au Cap de Carteret, vous pourrez y admirer de multiples couleurs fascinantes du ciel et du bord de mer sans cesse différentes. Les photos que je propose ici dans cet article ont été prise le 31 décembre 2020 et vous pourrez constater que le ciel et la mer m’offraient une palette de couleurs exceptionnelle.

Le Cap de Carteret domine d’un côté la plage de la vieille église qui commence au nord du cap et se termine au niveau de la pointe du Rozel, soit plus de 10 kilomètres de sable fin. De l’autre côté, on peut découvrir la plage de Carteret appelée également plage de la Potinière (du même nom que le restaurant situé juste face à la mer).

Suivre le sentier des douaniers pour rejoindre la plage de la Potinière tout en admirant la vue : quel bonheur !

La plage de Carteret est un lieu de rendez-vous incontournable l’été aussi bien pour les touristes et les vacanciers que pour la population originaire du Cotentin. Une cinquantaine de petites cabanes ou chalets qui rappellent la mode des bains de mer de la fin du XIXe siècle fait la particularité et le charme de cette plage de sable fin.

En plus, des paysages magnifiques qu’offre cette station balnéaire, il existe bien d’autres choses à découvrir à Barneville-Carteret, je n’en citerai que quelques-uns : le train touristique du Cotentin qui permet de se rendre au marché de Port-Bail chaque mardi en été ou de partir en balade à la découverte du patrimoine local (https://www.train-touristique-du-cotentin.com/), le site de la vieille église ou encore la goélette Neire Maöve, la « mouette noire » en patois normand (https://www.neiremaove.com/).

Si vous souhaitez davantage d’informations, rendez-vous sur https://mairie.barneville-carteret.fr/ et sur https://www.manchetourisme.com/barneville-carteret.

Fermanville : du fort du Cap Lévy à la vallée des moulins

Prenez un instant et venez découvrir Fermanville.

Cette petite commune située dans la Manche et plus précisément dans le Nord-Cotentin vous emmène à la fois en bord de mer et à la campagne et révèle des paysages sauvages magnifiques : https://www.google.fr/maps/place/Fermanville.

Si vous visitez la région en voiture, arrêtez-vous au port du Cap Lévy :

Continuez à pied et profitez d’un grand bol d’air frais en empruntant le GR223, autrement appelé le sentier des douaniers. Vous y découvrirez plantes et animaux :

Bientôt, sur le sentier, se dessine le fort du Cap Lévy.

Situé au coeur d’un vaste espace naturel protégé par le Conservatoire du littoral, le site du Cap Lévy est un ancien fort érigé entre 1801 et 1806 sur ordre de Napoléon Bonaparte pour défendre les côtes du Cotentin contre les attaques de la marine britannique. A partir de 1875, le fort n’est plus utilisé et sera mis en vente. Acheté en 1881, il devient une propriété privée. Après avoir appartenu à un ancien douanier puis un fabricant de beurre, le fort est racheté en 1905 par les enfants de l’Amiral Dumas-Vence et leur servira de résidence secondaire jusqu’en 1939. Le site est ensuite réquisitionné durant les deux guerres mondiales et sera bombardé. Il est en ruines lorsqu’il est racheté en 1953 par Félix Amiot, propriétaire du chantier naval cherbourgeois des Constructions Mécaniques de Normandie (CMN). Il en fait lui aussi une résidence privée. En 1990, le fort devient la propriété du Conservatoire du littoral qui en confie la gestion au Conseil départemental de la Manche.

Aujourd’hui, c’est un lieu de découverte et de séjour puisque des chambres d’hôtes sont proposées : https://www.fortducaplevi.fr.

Depuis le jardin calme et paisible du Fort, profitez de la vue imprenable sur la rade de Cherbourg.

Prenez le temps d’admirer le paysage dans toute sa splendeur tout en étant bercé par le bruit des vagues. Puis poursuivez sur le GR223 et allez jusqu’au phare du Cap Lévy. Erigé en 1858, ce phare est remarquable pour sa forme carrée et non cylindrique. Détruit durant les opérations du Débarquement en 1944, il est reconstruit après la guerre.

Après avoir dépassé le phare, vous pourrez découvrir le port Pignot. Celui-ci a été créé en 1889 à l’initiative de Charles Pignot pour permettre le transport des pierres de granites roses issues de la carrière située juste au-dessus de ce petit port, très certainement l’un des plus petits ports de France. Le granite de Fermanville est réputé pour sa couleur rosée. Utilisées à l’origine pour la construction des habitations locales, les pierres extraites de cette carrière ont notamment servi à la construction d’édifices comme la grande rade et le port de Cherbourg, le phare de Gatteville, la façade du magasin « Printemps » à Paris, l’obélisque d’Utah Beach ou encore les pavés de Lille.

Le site archéologique du Port Pignot est également, avec le site de la Roche Gélétan à Saint-Germain-des-Vaux, le plus ancien de Normandie. En effet, des fouilles menées en 1978 ont révélées des traces d’habitats et de nombreux outils de silex datant d’environ 250 000 avant Jésus-Christ (Paléolithique moyen). C’est l’un des premiers lieux en Europe où se sont établis des humains.

Poursuivez votre chemin et vous arriverez ensuite sur la plage de la Mondrée.

Changez de décor. Quittez le bord de mer et empruntez les petites ruelles de Fermanville. Arrêtez-vous dans un lieu insolite : la Chapelle de la Lorette. Vous pourrez y admirer les couleurs marocaines et y acheter diverses pièces d’artisanat issues de voyages au pays du Maghreb.

Rejoignez ensuite le parking où se trouve l’Office de tourisme. Deux possibilités s’offrent à vous :

  • Visiter la Ferme « Le p’tit gris des moulins ». C’est tout à fait adapté pour des enfants, ils seront ravis ; vous pouvez y découvrir les produits de cette ferme et séjourner dans leurs cabanes : https://www.ptit-gris-moulins.fr/
  • ou continuer dans la direction de la vallée des moulins, un endroit presque magique qui vous rapproche toujours plus de la nature.
  • ou encore faire les deux ! L’un comme l’autre sont vraiment sympas à faire.

En suivant ce sentier, vous pourrez passer sous le viaduc de 242 mètres de long et de 32 mètres de hauteur. Ce viaduc permettait entre 1911 et 1950 à la ligne de chemin de fer Cherbourg-Barfleur, appelée ici « le Tue-vaques », de franchir la vallée des Moulins. Les travaux de ce viaduc débutent en 1908 et sont réalisés par les entreprises cherbourgeoises Noyon et Daudon. La construction durera deux années. La ligne de chemin de fer est inaugurée en 1911. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le viaduc est saboté par les Allemands mais sera reconstruit à l’identique en 1946. La ligne est définitivement fermée en 1950. Le viaduc fait aujourd’hui le bonheur des promeneurs et des randonneurs.

Si vous souhaitez vous rendre à Fermanville, rendez-vous sur le site de la mairie : http://mairiefermanville.fr/?page_id=9 ou encore le site de l’Office du tourisme du Cotentin : https://www.encotentin.fr/fermanville.