Là où l’herbe est plus verte – Typhanie Moiny

Comme promis dans la citation de la semaine, je vous parle à présent de ce livre qui a été un réel coup de coeur pour moi.

La plume de Typhanie Moiny est sincère et authentique. On sent qu’elle a mis une grand part d’elle-même dans ce premier roman. C’est incontestablement un roman feel-good parce que je peux vous garantir qu’après l’avoir lu, on se sent bien. C’est également un livre qui pourrait s’apparenter à du développement personnel.

Le personnage principal qui décide de tout lâcher du jour au lendemain est à la fois touchant, drôle, maladroit et tellement attachant. On passe du rire au larmes et de nouveau des larmes au rire. Il y a un certain suspense dans les sens où, dès les premières pages, sans savoir ce que ce personnage a vécu, on sent qu’il est en réel souffrance, qu’il est « au bord du précipice » et puis, on est happé par l’écriture. Et c’est parti, on ne peut plus se détacher de ce livre et on suit avec frénésie « l’épopée » de cette femme courageuse qui décide de prendre un nouveau départ et de se reconstruire pas à pas. Clairement, je l’ai « dévoré » en quelques heures.

En bref, c’est un roman que je recommande vivement, un roman « thérapeutique » qui fait du bien … et qui en plus, donne envie de voyager dans ce pays « là où l’herbe est plus verte » … mais je ne vous en dirai pas plus. Lisez-le !

Ah j’oubliais, il y a une autre bonne raison de le lire : il a été écrit par une Cotentinoise et ça, ce n’est pas rien !

Et en plus, ça tombe bien, si vous souhaitez le lire, l’auteure a encore quelques exemplaires qui attendent sagement sur son piano chez elle. Alors, allez visiter sa page Instagram et envoyez-lui un petit message. Elle se fera un plaisir de vous dédicacer son livre comme elle l’a fait pour le mien durant le week-end « Escale créative » à Valognes en mai dernier.

Et pour celles et ceux qui l’ont lu, qu’en avez-vous pensé ?

D’après une histoire vraie – Delphine de Vigan

J’avoue, au départ, en lisant les premières pages, j’étais un peu dubitative. Je ne comprenais pas trop où l’auteur voulait en venir. J’avais lu son autre roman Les gratitudes que j’avais adoré et là, je ne ressentais pas le même engouement dès le début.

Mon impression a pourtant vite changé. Même si j’ai eu l’impression de me plonger dans une ambiance quelque peu étrange, voire même dérangeante, je n’ai pas pu me détacher de ce livre. L’écriture de ce roman est à la fois déconcertante, surprenante, oppressante mais prenante. La volonté de parvenir à la fin de l’histoire pour en connaître l’issue devient alors une évidence.

L’auteure, en évoquant le thème de la vérité et de la fiction, du vrai et du faux, de l’importance des faits réels et de la fiction dans un roman, nous amène à nous poser cette question : quel est la part du vrai et du faux dans ce roman ?

Au fur et à mesure des pages, le doute se répand et s’installe. Le suspense fait son apparition là où on ne l’attend pas et on veut absolument connaître la fin. L’écriture est subtile ; l’ambiance est digne d’un thriller psychologique … un peu comme les films de Hitchcock … ou serait-ce du Stephen King ? … On ne sait pas trop mais une chose est certaine : ce livre est diaboliquement efficace !

En bref, j’étais plutôt sceptique en débutant ce livre. Mon opinion en a été tout autre à la fin de ma lecture. Il est totalement différent d’un point de vue de l’écriture et du style mais tout aussi génial. On comprend alors pour quoi Delphine de Vigan a obtenu le prix Renaudot en 2015. Si vous ne le connaissez pas, allez le découvrir

En plus, pour celles et ceux qui habitent le Cotentin, ce roman sera très prochainement disponible au Vent des livres.

Et pour celles et ceux qui l’ont lu, qu’en avez-vous pensé ?

Les choses humaines – Karine Tuil

Certains vous diront qu’ils ont adoré ce livre, d’autres qu’ils ne l’ont pas aimé. Pour ma part, ce n’est pas un coup de coeur c’est vrai mais cette lecture a été très intéressante.

C’est un roman qui relate l’histoire d’un viol … ou pas selon la perception que chacun peut avoir avec la délimitation de cette fameuse « zone grise du consentement ».

La première partie est consacrée aux 4 personnages principaux décrits avec une psychologie minutieuse…mais peut-être un peu trop. J’avoue que cette première partie n’est pas la meilleure du livre.

La seconde partie du livre consacrée à l’enquête et au procès est à l’inverse passionnante et bouleversante : l’auteure décrit les faits, relate le procès, la plaidoirie et le verdict mais ne donne jamais aucun indice sur ce qui pourrait être une éventuelle prise de position. Tout s’enchaîne parfaitement. Cette deuxième partie en impose.

Par ailleurs, dans ce livre, l’auteure explore un très grand nombre de sujets d’actualité qui ont fait la une de la presse à un moment donné : l’affaire Lewinsky, l’affaire Weinstein avec #MeToo ou encore #balancetonporc. Elle aborde également d’autres sujets comme le monde du journalisme et le lien entre certains journalistes et certains hommes politiques qui s’utilisent tour à tour pour parvenir à leurs fins, les attentas contre les Juifs en France, la maladie d’Alzheimer et la mort assistée,… L’auteure ne développe pas chacun de ces thèmes, elle les dépose brièvement sur le papier et continue son histoire. Mais le sujet est bel et bien abordé et soulève des questions. Au lecteur de voir ce qu’il en fait.

J’ai beaucoup aimé la référence au génialissime livre de Georges Perec, La disparition.

Les choses humaines est un roman fort où l’on sent au fil des pages cette réelle maîtrise de l’écriture et de l’histoire en particulier avec la partie consacrée au procès ; on comprend en le lisant pourquoi l’auteure a reçu le Prix Interallié ainsi que le Prix Goncourt des lycéens 2019.

L’embarras du choix – Laure Manel

Qui n’a jamais à faire un choix un jour ? Qui n’a jamais été confronté à un dilemme au moins une fois dans sa vie ? Personne. Pas même le personnage de ce roman, Emma, qui doit se décider devant l’autel. Doit-elle dire « oui » ? Et avant de se décider, elle se crée intérieurement des films et se projette dans des vies potentielles.

A ses vies imaginaires, entre chaque chapitre, différents invités au mariage partagent leurs points de vue et/ou leur dilemme sur leurs petits et grands choix à faire dans leurs vies. J’ai vraiment aimé ces petits apartés qui font tout le charme de ce roman.

Dès les premières lignes, le lecteur est inévitablement porté par l’histoire et par l’écriture de l’auteure révélée par « La délicatesse du homard ». Le texte, à la base un projet de scénario devenu roman, montre bien le réel talent de romancière de Laure Manel. C’est original et drôle. Et touchant aussi. La fin de l’histoire est inattendue mais je n’en dis pas plus.

Je terminerai par les premiers mots de l’auteure :

« Aux indécis

Aux rêveurs,

A ceux qui se questionnent,

Et à ceux qui se font des films » …

… Arrêtez en tout cas de vous poser la question et lisez ce livre, vous allez adorer !

Pour ma part, c’est un réel coup de coeur.

Et pour ceux qui habitent dans le Cotentin, ce livre est disponible à la bouquinerie Le Vent des Livres. Alors dépêchez-vous …

Et pour celles et ceux qui l’ont lu, qu’en avez-vous pensé ?

Petits secrets, grands mensonges – Liane Moriarty

Je ne dirais pas que ce livre a été un réel coup de coeur pour moi. Il est vrai que j’ai trouvé certains passages un peu longs et passifs et quelques peu « fouillis ».

Toutefois, le génie de cette auteure réside dans le fait d’indiquer dès le début de l’histoire qu »il y a un mort mais en ne révélant son identité seulement dans les toutes dernières pages du roman. Alors, évidemment, Liane Moriarty arrive sans conteste à tenir ses lecteurs jusqu’au bout du livre. Eh oui, je n’ai pas pu m’empêcher de le lire jusqu’au bout parce que j’avais réellement envie de savoir qui était mort et dans quelles circonstances. Le pari de Liane Moriarty est donc gagné. Et je dois dire que la fin est plutôt intéressante ; je ne l’aurais pas imaginée de cette manière et j’ai été agréablement surprise.

Si je recommande ce livre ? Bien sûr. En plus, si vous êtes amateur(trice) de ragots et des crêpages de chignons entre mères de famille à la sortie d’école, vous allez adorer ce livre.

Et vous l’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Les gens heureux lisent et boivent du café – Agnès Martin-Lugand

Je venais de terminer Le mec de la tombe d’à côté , le roman de Mazetti, un roman très drôle (cf ma critique : https://linstantdunvoyage.com/2021/05/09/le-mec-de-la-tombe-da-cote-katarina-mazetti/) lorsque j’ai débuté la lecture du roman d’Agnès Martin-Lugand. J’avais choisi ce livre pour son auteure sans avoir pris le temps de lire le résumé. Pourquoi lire le résumé quand on sait que l’on va inévitablement aimer le livre puisque c’est écrit par Agnès Martin-Lugand ?

Je commence à lire et là… BAM une grande claque !!! Je ne l’attendais pas, celle-là ! Dès les premières lignes, je lis ceci : « Ils étaient partis en chahutant dans l’escalier. J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture, au moment où le camion les avait percutés. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux« . La violence des mots … Je redescends bien vite de mon petit nuage avec mes émotions de joie et de rire ressenties durant le livre d’avant !

Pourtant, je ne m’arrête pas là. Je suis très vite prise et emportée par les phrases qui s’enchaînent si naturellement les une après les autres. Ce roman nous emporte et on ne peut plus le lâcher. On part avec Diane jusqu’en Irlande, on suit ce personnage qui, petit à petit, fait le choix de reprendre goût à la vie et on évolue avec elle tout au long de l’histoire.

A un moment donné, je me suis posée la question du rapport entre l’histoire et le titre. La réponse vient au fil des pages. Il n’y a pas, comme pour certains autres livres, de citation qui m’ait profondément marquée dans ce livre. Il y a certes deux phrases qui résument plutôt bien ce livre : « Je pris une poignée de sable et jouai avec. J’étais bien, je ne me sentais plus oppressée. La vie reprenait ses droits, et je ne voulais plus lutter contre« . Mais c’est tout simplement parce que c’est le livre tout entier qui est marquant, je dirais bouleversant parce qu’il y a cette écriture si poignante avec parfois quelques notes légères qui laissent entrevoir la petite étincelle de vie qui réapparaît peu à peu et s’immisce dans la vie de Diane. A lire absolument.

Un réel coup de coeur. Et vous l’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Petite info : ce livre est disponible à la bouquinerie Le Vent des livres.

Le mec de la tombe d’à côté – Katarina Mazetti

J’avais déjà prévu de lire ce roman depuis un petit moment déjà parce que le titre ne m’avait pas laissé indifférente et quand j’ai déjà une telle impression, c’est plutôt bon signe ! Il fallait penser à ce titre pour un roman. Comment démarrer une histoire à partir d’un tel titre ? L’auteure l’a fait !

L’occasion s’est enfin présentée lorsque j’ai trouvé le livre à la bouquinerie « Le Vent des livres ». Pour celles et ceux qui habitent le Cotentin et qui veulent se procurer ce livre d’occasion, il est bien évidemment disponible à la bouquinerie …et en deux exemplaires. Et pour celles et ceux qui n’habitent pas le Cotentin, je vous invite à découvrir cette sympathique bouquinerie en vous rendant sur son site internet : https://bouquinerie-cherbourg.fr/.

J’avais vu le film il y a quelques années, une adaptation française, avec un acteur que j’apprécie, Pascal Elbé. Ce n’est pas du grand film mais on passe malgré tout un bon moment. Je voulais donc voir les éventuelles similitudes entre le livre et le film. Le fond de l’histoire reste bien évidemment le même mais le roman se passe en Suède et non en Normandie comme le raconte le film. Je ne vous en dis pas plus sur l’intrigue – lisez le livre et si le coeur vous en dit, regardez le film.

Le livre est vraiment très drôle. Il aborde le thème du choc des cultures avec beaucoup d’humour, un humour osé et décapant, j’adore ! A chaque chapitre, l’auteure alterne le point de vue et la manière de ressentir les choses par les deux personnages principaux et force est de constater que leurs points de vue divergent totalement ! C’est ce qui fait tout le charme de cette histoire.

La fin du livre m’a complètement désarçonnée. Je ne m’attendais pas à cette fin ; peut-être que j’espérais une autre fin … ou peut-être que ce n’est pas une fin réellement en soi … A vous d’en juger ! Si vous ne l’avez pas lu, découvrez-le, vous passerez un excellent moment !

Et pour celles et ceux qui l’ont lu : qu’en avez-vous pensé ?

Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie – Virginie Grimaldi

Je connaissais déjà Virginie Grimaldi pour avoir lu son tout 1er roman Le premier jour du reste de ma vie qui m’avait beaucoup fait rire parce que c’est un livre léger, sans prise de tête, qui fait du bien au moral, un livre à lire pendant ses vacances.

La tonalité du roman Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie est tout à fait différente. On retrouve assurément les chapitres courts et percutants avec toujours des passages très drôles qui font sourire et parfois rire. Je pense notamment au petit clin d’oeil fait à René la taupe … mais je n’en dirais pas plus !

Mais il y a dans ce livre quelque chose qui fait que Monsieur ou Madame tout le monde s’identifiera à un moment ou un autre de l’histoire. Ces scènes de vie de famille et de secrets de famille, ces moments du quotidien, ces tranches de vie que l’on a tous vécu à un moment de notre existence dégagent des moments d’émotions. Et puis, on se fait surprendre, on ne prévoit pas cette fin inattendue. L’auteure aborde un sujet particulièrement difficile à vivre. Comme elle le dit elle-même à la fin de son ouvrage, c’est un livre très personnel où elle nous dévoile ici une partie d’elle-même. Pour pouvoir aborder ce sujet de cette manière et pour se livrer de cette façon, il faut l’avoir vécu. C’est un roman touchant et sincère, rempli d’une sensibilité que je n’avais pas trouvée dans son 1er roman. C’est aussi ce qui fait que je l’ai davantage apprécié.

Certains écriront que ce livre est quelque peu déprimant, que ce n’est pas un roman feel-good. C’est certes vrai mais c’est selon moi une écriture plus profonde et au final plus positive qui raconte l’histoire d’une femme qui se relève petit à petit avec cette forte envie de vivre et d’aller de l’avant :

« – C’est quand on est à l’apogée du malheur que l’on apprécie le plus le bonheur.

Mais alors cela veut dire qu’il faut rester malheureux ?

Pas du tout ! Ca signifie que, quelle que soit la situation, le positif est là pour ceux qui savent le voir. Une fois qu’on le sait, tout a plus de saveur.

Nous observons en silence les gouttes qui ruissellent sur la vitre. J’ai compris le message. Je ne dois plus avoir peur des orages. Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie ».

Et en ayant lu ce livre, comment ne pas penser à la célèbre citation – attribuée à tort à Sénèque – qui nous rappelle que « La vie, ce n’est pas d’attendre que les orages passent, c’est d’apprendre à danser sous la pluie« .

Et vous avez-vous lu ce roman de Virginie Grimaldi ? Qu’en avez-vous pensé ?

Le premier miracle – Gilles Legardinier

Vous avez déjà lu certains livres de Gilles Legardinier ? Ses premiers livres aux couvertures très colorées où figurent des chats ? Demain, j’arrête ou encore Complètement cramé, Et soudain tout change, Ca peut pas rater …. Rappelez-vous ces comédies qui donnent du pep’s au moral et redonnent le sourire … On les lit ou plutôt on les dévore et on n’est rarement déçu. Pourquoi ? Parce que Gilles Legardinier renouvelle presque à chaque fois son genre tout en cultivant l’élément-clé de son succès : l’humour.

Dans ce livre, il nous entraîne dans une enquête captivante, un peu à la Dan Brown – mais en plus marrant ; on se prend moins au sérieux dans ce roman – avec un agent de service de renseignements, Karen Holt et un universitaire, Benjamin Horwood. Pour plus d’info, rendez-vous sur https://www.babelio.com/livres/Legardinier-Le-premier-miracle/874965.

Si vous appréciez les romans de Gilles Legardinier, rassurez-vous, là encore, le livre s’achève par son petit message ou plutôt son fameux petit « chapitre »qu’il consacre à chaque fin de roman à ses lecteurs et lectrices et qu’il intitule « Et pour finir … ». C’est un peu notre cerise sur le gâteau !

Le mélange « intrigue – Histoire – humour » fait de ce roman, selon moi, peut-être l’un de ses meilleurs. Ceci dit, cela reste à confirmer malgré tout car ses deux derniers romans attendent patiemment sur ma table de chevet et pourraient bien détrôner celui-ci. Affaire à suivre donc.

Et vous, l’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Mon chien Stupide – John Fante

C’est le film sorti en 2019 réalisé par Yvan Attal qui m’a donné envie de lire le roman Mon chien Stupide. J’ai tellement ri en regardant le film que je me suis demandé si j’allais autant rire en lisant le livre. Je voulais également savoir si le film « collait » au livre ou si comme la plupart des films, c’était seulement une adaptation.

J’ai par ailleurs voulu en savoir plus sur l’auteur que je ne connaissais absolument pas. Fils d’un immigré italien entrepreneur en maçonnerie – et gros buveur violent qui abandonnera sa famille lors de la crise de 1929 -, John Fante enchaînera les petits boulots, notamment celui dans une conserverie de poisson, avant de devenir romancier, nouvelliste et scénariste. Si je vous raconte tout cela à propos de l’auteur, c’est parce que l’on retrouve beaucoup d’éléments de sa vie dans les 3 romans compilés dans ce livre et qui sont largement autobiographiques.

Pour le résumé du livre et plus d’infos sur l’auteur, je vous invite à vous à rendre sur Babelio : https://www.babelio.com/auteur/John-Fante/2847.

Dans Mon chien Stupide (titre original : West of Rome), il s’agit d’un écrivain, Henry Molise, fils d’un immigré italien, autrefois romancier à succès, reconverti dans l’écriture de scénarios pour Hollywood. Alors, tout comme dans le film qui est une adaptation française (vous ne retrouverez tout à fait la même histoire et les noms des personnages ont changé), l’histoire est drôle, amusante, et on passe un bon moment. Toutefois, le style de l’auteur ne m’a pas plus captivé que cela. Ce n’est pas un livre que j’ai lu en ayant une irrésistible envie de le finir à tout prix. Cependant, il y a ce côté très burlesque parfois provocateur qui m’a bien plu. Je recommande donc sa lecture. Allez découvrir cet auteur, en particulier si vous aimez lire des nouvelles et des scénarii.

J’ai poursuivi ma lecture en lisant le 2e livre, Les compagnons de la grappe (titre original : Brotherhood of the Grape). Ce roman parle du père d’Henry Molise (personnage principal de Mon chien Stupide), maçon, buveur invétéré, et de ses relations avec ses enfants, en particulier celle avec son fils Henry. Nous sommes alors dans un tout autre registre. Ne vous attendez pas à rire. Comment définir ce registre ? Je dirai que l’écriture est beaucoup plus mélancolique. Indéniablement, John Fante a écrit cette histoire en pensant à la sienne car il y a toujours des similitudes avec la vie de John Fante. J’ai eu beaucoup de mal à le lire. Je n’ai franchement pas accroché et pourtant, je n’ai pas pu m’empêcher de le terminer, de le lire jusqu’au bout, comme si une part de moi voulait le faire. Je pense que cela tient beaucoup à toutes ces émotions que l’auteur tente de partager avec le lecteur en dévoilant une partie sombre de sa vie personnelle, ces émotions contenues depuis si longtemps qu’il souhaitait exprimer à travers ce livre.

Je l’avoue, je n’ai pas trouvé la motivation de poursuivre en lisant le 3e roman, Rêves de Bunker Hill (titre original : Dreams of Bunker Hill) où l’auteur narre les débuts de son personnage fétiche, Arturo Bandini. C’est le dernier roman que John Fante a « écrit » ou plutôt dicté à son épouse puisque le diabète dont il souffrait l’avait rendu aveugle et infirme à la fin de sa vie.

Et vous ? Connaissez-vous John Fante ? Avez-vous lu un ou plusieurs de ses livres ? Le(s)quel(s) ? Qu’en avez-vous pensé ?