Mamma Maria – Serena Giuliano

Après La cerise sur le gâteau d’Aurélie Valognes, voici un livre que je peux également qualifier d’énorme coup de coeur. Dévoré en quelques heures, je vous le recommande vivement. Un autre bouquin qui fait du bien. Un bon remède contre la morosité !

Ça vous tente ? Alors prenez place. Imaginez-vous en Italie, sous le soleil, dans un petit village côtier. Vous êtes en terrasse avec vue sur la mer. Vous entendez autour de vous des gens parler en napolitain, vous ne comprenez pas ce qu’ils disent mais ce n’est pas grave ; leurs échanges se font avec une voix forte mais envoûtante. Vous ressentez une certaine solidarité entre ces gens. D’un côté, deux femmes savourent une énorme pizza à base de mozzarella et d’olives, et dégustent un chianti. De l’autre, un homme semble se régaler avec de spaghettis al dente. Ca sent bon le basilic et le parmesan.

Vous visualisez ? Bon, alors, c’est parti ! Vous n’avez plus qu’à ouvrir le livre Mamma Maria de Séréna Giuliano.

Maintenant que le décor est planté, découvrez une histoire à la fois rafraîchissante, drôle et émouvante. Il y a beaucoup de passages qui sont à mourir de rire et puis d’autres à laquelle on ne s’attend pas, qui font chavirer le coeur et font place à l’émotion. Les personnages sont chaleureux et attachants. Ce livre, c’est une pure viennoiserie, une douceur sucrée à savourer sans modération.

Alors prêt pour le voyage ?

Et vous, l’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

La cerise sur le gâteau – Aurélie Valognes

Cela fait une éternité … ou presque que je devais écrire cette chronique. Alors, voilà, c’est à présent chose faite !

Et ce n’est pas parce que je n’ai pas aimé ce livre. Bien au contraire. Je vous recommande cette comédie qui a été un vrai coup de cœur pour moi. Si vous avez envie de faire une cure de bonne humeur, ce livre est alors un excellent choix.

L’auteure propose ici une nouvelle histoire mais sa plume est toujours la même : la petite expression qui sert de titre à chaque chapitre et qu’on adore, les personnages attachants, les émotions que l’auteure sait si bien faire naître en nous, les passages amusants qui font sourire voire parfois éclater de rire … une auteure procurateur de bonheur !

Si j’ai passé un délicieux moment de lecture avec ce roman, j’avoue que ma cerise sur le gâteau à moi, c’est la petite note « Pour vous en dire plus » que l’auteure écrit pour ses lecteurs après chacun de ses romans. Et celle-ci m’a particulièrement touchée car je me suis complètement retrouvée dans cette note.

L’auteure explique comment elle s’est lancée dans l’écriture de ce roman après avoir vécu un burn out, fait le choix de changer de vie et d’habitudes, puis décidé d’écrire sur la retraite, sur la manière dont chacun peut appréhender et vivre ce changement de vie. Elle raconte aussi sa prise de conscience écologique. Et bien moi aussi j’ai vécu tout ça. Alors non, je n’ai pas écrit de livre (ceci dit, ça pourrait venir un jour, qui sait ?) et je suis encore loin de la retraite (peut-être ne connaitrais-je d’ailleurs jamais cette notion si l’on continue de reculer sans cesse la date de départ mais ce n’est pas le sujet !) mais j’ai vécu tout le reste : tout plaquer, démissionner pour réaliser son rêve, avoir une prise de conscience écologique, décider de manger bio et local pour sa santé et surtout pour celle de ses enfants, décider de faire les petits gestes au quotidien pour préserver l’environnement, se lancer dans le zéro déchet et devenir une « militante anti-plastique » même je sais qu’on n’arrivera jamais à s’en débarrasser totalement parce que du plastique y’en a partout, revoir l’organisation de sa cuisine avec des bocaux en verre, acheter des sachets en tissu pour le vrac, des gourdes en inox, réutiliser la bonne râpe à gruyère, se remettre à cuisiner en faisant ses yaourts, son pain, sa pâte à pizza, sa purée et ses soupes, … sans pour autant être débordée entre la surcharge mentale, organisationnelle et émotionnelle parce qu’après tout, je ne suis qu’une simple maman qui élève seule ses enfants et pas wonderwoman !!!! – , acheter des vêtements de seconde main, offrir des cadeaux d’occasion plutôt que du neuf, ramasser les déchets sur la plage, … essayer d’éduquer sans culpabiliser à tous ces petits gestes du quotidien … pas facile tous les jours mais tout est possible. Cela dépend juste des choix que l’on décide de faire. Chacun peut devenir le petit colibri qui fera sa part pour préserver notre belle planète. Il suffit parfois juste de planter une petite graine …

Et puis s’émerveiller devant la nature, les oiseaux et vouloir partager cette passion avec les autres. Rappeler que les métiers de la terre, que ce soit paysan ou encore jardinier, sont des métiers nobles qui méritent d’être davantage valorisés. Et puis écouter nos grands-parents. Comme le dit si bien l’auteure, les personnages âgées « sont essentielles car elles représentent les valeurs de bon sens qui se perdent dans notre société. Ne pas gâcher, un sou est un sou, le juste respect de nos ressources naturelles« . Et inculquer ces valeurs à nos enfants.

En bref, un énième roman d’Aurélie Valognes qui fait du bien et qui, une fois de plus, nous invite à ralentir le rythme et à revenir à l’essentiel !

Je terminerai avec cette citation de Pierre Rabhi que l’auteure cite d’ailleurs dans cette note et qui prend tout son sens dans cette chronique : « Quelle planète laisserons-nous à nos enfants, et quels enfants laisserons-nous à notre planète ?« 

Et vous, avez-vous lu ce livre ? Qu’en avez-vous pensé ?

Citation de la semaine

Il y avait longtemps que je n’avais pas publié de citation … Alors en voilà une de l’artiste Henri Matisse (1869-1954) qui m’inspire et que j’aime particulièrement. Cette citation provient de ses Ecrits et propos sur l’art publié à titre posthume (1972) :

« Il y a des fleurs partout pour qui veut bien les voir« .

Vous l’aurez compris, Matisse ne parlait pas seulement de botanique. Il y a des fleurs absolument partout autour de vous. Alors, prenez le temps, ouvrez l’oeil, soyez attentifs !

Belle semaine à toutes et à tous.

Quel avenir pour les zoos ? Quel avenir pour les espèces menacées dans les zoos ?

Comme indiqué dans un précédent post, je me suis rendue avec une amie et nos filles dans un zoo durant les vacances scolaires. Entre-temps, de récents articles de presse concernant la mort accidentelle d’une girafe dans un zoo français m’ont amenée à rédiger cet article sur la question de l’évolution des zoos et de leur utilité pour la préservation des espèces menacées.

Il serait trop simpliste de poser la question « pour ou contre les zoos et les aquariums » – Précisons que les aquariums sont également inclus car ils sont régis par les mêmes textes de lois. Je suis réellement convaincue que le problème est beaucoup plus complexe. Je n’ai pas la prétention de détenir les réponses. Je ne souhaite pas non plus alimenter une polémique mais je pense qu’il est important de se poser la question de l’avenir des animaux dans les zoos et les aquariums quand il est question du bien-être animal et de sa sauvegarde. Et mon article est là pour soulever ces questions.

Après avoir visité le zoo, toutes sortes de questions me sont venues à l’esprit : un animal sauvage en captivité est-il réellement encore un animal sauvage ? Un animal peut-il être heureux en captivité ? Les zoos sont-ils indispensables à la préservation des espèces menacées ? Quel est le véritable rôle des zoos ? Sont-ils vraiment utiles à la préservation ? Les zoos mènent-ils à bien leur rôle ? Les zoos sont-ils amenés à disparaître si l’on veut privilégier le bien-être des animaux ?, … Autant de questions que l’on est à même de se poser quand on est convaincu de l’urgence de mettre en place des actions pour préserver les nombreuses espèces amenées à disparaître dans les prochaines décennies.

Tout d’abord, commençons par quelques chiffres sur les espèces menacées au niveau mondial : la dernière édition de la Liste rouge UICN (2021) indique que sur 142 577 espèces étudiées, 40 084 sont classées menacées.

Mais qu’est-ce que la liste de l’UICN ?

La Liste rouge de l’UICN, l’Union internationale pour la conservation de la nature, constitue l’inventaire mondial le plus complet de l’état de conservation global des espèces végétales et animales. C’est un indicateur privilégié pour suivre l’état de la biodiversité dans le monde. Avec cette liste, on sait aujourd’hui qu’une espèce de mammifères sur quatre, un oiseau sur sept, plus d’un amphibien sur trois et un tiers des espèces de conifères sont menacés d’extinction mondiale. Parmi ces espèces, 41% des amphibiens, 13% des oiseaux et 26% des mammifères sont menacés d’extinction au niveau mondial. C’est également le cas pour 37% des requins et raies, 33% des coraux constructeurs de récifs et 34% des conifères. La France figure parmi les 10 pays hébergeant le plus grand nombre d’espèces menacées : au total, 1 889 espèces menacées au niveau mondial sont présentes sur son territoire, en métropole et en outre-mer (Plus d’info sur ce lien : https://uicn.fr/liste-rouge-mondiale/).

A partir de ces chiffres, voilà les questions qui s’imposent : quel est le rôle des zoos ? Comment interviennent-ils pour préserver les espèces menacées ? Quel est leur utilité dans cette préservation ?

Il existe actuellement plus de 2 000 zoos dans le monde et environ 350 en France. La plupart des parcs zoologiques et aquariums sont membres d’une association comme l’AFdPZ ou l’EAZA (European Association of Zoos and Aquaria), l’association européenne des zoos et aquariums qui a pour principale mission de faciliter la coopération entre les institutions zoologiques européennes dans un objectif de sensibilisation à la biodiversité, de conservation des espèces menacées et de recherche scientifique, le but étant de préserver les espèces animales et végétales.

Mais alors voilà, ces associations ne sont pas, d’une part, des organismes indépendants qui veillent à la transparence des établissements dans la mesure où ils sont dirigés par des directeurs de zoos ; d’autre part, ces associations ont un rôle fédérateur et se réunissent pour défendre les intérêts des zoos. Elles n’ont donc pas de réel pouvoir de contrainte et d’obligation, et encore moins de contrôle sur les zoos et les aquariums. Elles peuvent éventuellement exclure des membres non respectueux de la ligne de conduite imposée par l’association. Et surtout rappelons que les zoos sont libres d’adhérer ou pas à ces associations. Il n’y aucune obligation pour un parc animalier à faire partie de l’EAZA ou de l’AFdPZ. Sur les 350 zoos français, moins d’un tiers fait partie de l’AFdPZ et moins de 15 % sont des membres permanents de l’EAZA.

Ci-dessous une vidéo de Chanee que je trouve particulièrement intéressante. Chanee est le fondateur de l’association Kalaweit qui oeuvre depuis 1998 pour la préservation de la biodiversité en Indonésie et des gibbons en créant des réserves de forêts privées et protégées. A travers cette vidéo, il donne sa vision des parcs zoologiques et propose quelques idées pour faire évoluer les pratiques :

https://www.youtube.com/watch?v=p3m98d3_RTc&t=850s

Cette vidéo permet de soulever des questions primordiales et de mettre en évidence les incohérences et les aberrations pratiquées dans les zoos notamment concernant la question du statut des zoos, la non-transparence des « studbooks » (registres des naissances, des décès, d’affiliation et de suivi pour les zoos) et l’euthanasie de complaisance. Mais il en existe d’autres.

Alors que reproche-t’on à certains zoos ?

– le non-respect du bien-être animal

Un animal sauvage n’est pas né pour être enfermé, que ce soit dans une cage ou un enclos. D’ailleurs, quand un animal sauvage ne vit pas librement dans son milieu naturel, peut-on encore le considérer comme un animal sauvage ? Dans plusieurs parcs animaliers, visiteurs et associations de défense des animaux ont pu constater que certains animaux avaient un comportement apathique, piétinaient, se balançaient, secouaient leur tête voire s’automutilaient. Les scientifiques parlent de comportement névrotique et répétitif appelé « zoochose ». Ce comportement est lié à la frustration de la captivité et ne peut en aucun cas donner une idée du comportement habituel d’un animal sauvage.

Il y a une réelle prise de conscience visant à prioriser le bien-être animal – et c’est plutôt une bonne chose – et c’est la raison pour laquelle de plus en plus d’articles de presse dénoncent les zoos qui ont recours à des enclos peu ou pas du tout adaptés, à des maltraitances, qui créent des spectacles et des lodges très en vogue ces dernières années et dont l’unique but est de divertir le public. En quoi des spectacles ou des lodges qui utilisent des animaux comme objet d’attraction peuvent-ils être un outil de sensibilisation du public à la conservation des espèces ?

L’AFdPZ a rédigé depuis 2009 (seulement depuis 2009 !) un code éthique sur le bien-être animal et la conservation de la biodiversité qui précise les 5 libertés fondamentales pour la faune sauvage et domestique, reconnues par l’organisation mondiale de la santé animale (OIE), à savoir :

  • absence de faim et de soif,
  • absence d’inconfort,
  • absence de douleur, de lésions et de maladie,
  • liberté d’exprimer un comportement normal,
  • absence de peur et de détresse

Toutefois, précisons de nouveau que l’AFdPZ ne peut imposer ce code d’éthique et que les zoos non adhérents ne sont pas soumis à ce code.

– le statut des zoos pose un réel problème

Il y a certes des zoos publics mais la plupart des zoos sont des entreprises privées qui doivent réaliser un chiffre d’affaires. Il y a vraisemblablement un conflit d’intérêt lorsqu’on confie la préservation d’espèces menacées à des organismes privés qui ont pour but de dégager du profit. Certaines associations de défenses des animaux proposent que ces zoos changent de statut et deviennent des fondations ou des associations à but non lucratif. Et pourquoi pas ?

– la majorité des espèces montrées dans les zoos ne sont pas des espèces menacées

Les zoos justifient leur existence par leur rôle de « conservation ». Pour ma part, ce terme de « conservation » me dérange et rappelle le terme qu’on utilise dans les musées pour la conservation des oeuvres d’art. Les animaux ne sont pas des objets que l’on « expose » pour le plaisir des yeux. Je préfère nettement le terme « préservation » qui est vraiment d’actualité puisqu’il y a urgence à sauver de nombreuses espèces menacées. Rappelons que les invertébrés et les amphibiens sont les espèces les plus menacées d’extinction. A ces espèces, s’ajoutent les plantes et les champignons qui ne sont quasiment pas voire pas du tout représentés dans les zoos et les aquariums. Une grande majorité de zoos préfère montrer des espèces plus « exotiques », attrayantes pour le public et surtout plus rentables mais pas réellement menacées.

Parallèlement, beaucoup de zoos s’obstinent à entretenir des élevages d’espèces non menacées qui ont pour unique but d’attirer le public. Je prendrai ici l’exemple des tigres et des lions blancs (cf à mon article « Visite d’un zoo pendant les vacances » du 20 avril ). Leur élevage en captivité engendre non seulement une forte consanguinité avec de nombreux troubles de santé de l’animal mais fausse totalement le rôle de préservation des espèces.

Alors peut-on parler de réelle préservation des espèces quand certains zoos pratiquent une politique d’élevage d’espèces non menacées et utilisent par ailleurs l’euthanasie faute d’espace disponible ?

– La plupart des zoos manquent à leur obligation d’éducation et de sensibilisation du public.

La grande majorité des zoos manquent d’outils d’informations et de sensibilisation soulignant la fragilité de la biodiversité. Je suis toujours étonnée du peu d’informations que l’on peut trouver dans les zoos. Il y a très peu de panneaux d’affichage ou autres supports sur les réelles actions menées par les zoos, aussi bien dans le parc que sur leurs sites internet.

Pourtant, la survie des zoos est incontestablement liée au message qu’ils véhiculeront pour éduquer et sensibiliser le public en menant un discours véritablement environnemental. A l’heure actuelle, la reproduction d’espèces qui ne sont pas menacées n’apporte rien. Il faut informer et intéresser les gens à des espèces qui, à priori, ne les intéressent pas. C’est là que le rôle des zoos et des aquariums a toute son importance et c’est, à mon avis, dans ce sens qu’ils doivent évoluer.

– les zoos ont pour argument qu’il participent à la préservation de la biodiversité mais rares sont ceux s’engagent réellement pour que les animaux soient relâchés dans la nature :

Chaque zoo devrait avoir pour principe que si l’on choisit d’héberger une espèce, la question n’est pas de savoir si elle va attirer du public mais si sa sauvegarde nécessite une conservation en captivité. Les zoos doivent avant tout être des lieux de préservation des espèces réellement menacées. Si l’objectif des zoos est celui de la conservation animale alors la réintroduction des espèces dans un habitat sûr et naturel doit devenir leur objectif principal. Préserver l’habitat sauvage reste la solution la plus efficace pour protéger les espèces. Certains zoos montrent l’exemple en consacrant une partie de leurs financements à des projets de conservation et de réintroduction mais ils restent minoritaires à l’heure actuelle.

En 2018, l’EAZA a redéfini les méthodes et les objectifs des programmes d’élevage en se tournant davantage vers la conservation animale en milieu naturel et a lancé ses neufs premiers « EAZA Ex situ Programmes ».

Actuellement, une proportion minime d’espèces menacées est retournée à son habitat naturel. La priorité est donc de préserver les espaces naturels de l’intrusion de l’Homme et du braconnage notamment. Et lorsque ces espaces naturels ont déjà disparu, il faut les reconstruire pour permettre sur le long terme la réintroduction des espèces menacées de disparition. Et c’est là que doivent intervenir les équipes des zoos.

Je reste convaincue que les zoos ont un rôle important à jouer dans la préservation des espèces menacées. Certaines espèces n’ont, à l’heure actuelle, plus de milieu naturel pour survivre. Doit-on laisser ces espèces disparaître ou les préserver temporairement en les maintenant vivants dans des zoos ? Et si les zoos devaient fermer dans l’immédiat, qu’adviendrait-il de ces animaux nés en captivité ? Les relâcher en milieu naturel est inconcevable car la plupart sont incapables de se nourrir ni de survivre.

Toutefois, la finalité pour ces espèces menacées ne doit pas pour autant être la captivité. La priorité est de reconstruire, de protéger et de préserver des réserves, des sanctuaires, des territoires-refuges recréant les milieux naturels de ces animaux plutôt que multiplier les naissances en captivité. L’ensemble des zoos – et non pas seulement quelques-uns – doit se consacrer entièrement à des programmes visant à développer des projets de « conservation » in situ pour la réintroduction progressive des espèces en milieu naturel. Pour mener à bien ces programmes, le travail des équipes (soigneurs, vétérinaires, chercheurs, éthologues) dans les zoos doit se poursuivre en lien étroit avec l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) qui est l’organisme le plus à même de leur faire connaître les besoins des espèces en milieu naturel.

Quant au statut des zoos, il doit aussi changer. Il n’est pas concevable qu’une entreprise privée générant des profits soit en charge de la préservation des espèces menacées. Le bien-être animal doit devenir la priorité, ce qui implique peut-être de ne plus rendre les espèces visibles au public pour favoriser leur bien-être ou alors de revoir la taille des enclos, de ne plus exposer d’espèces qui ne sont pas menacées pour la satisfaction du public et la réalisation de profits. Parallèlement, en France, l’Etat, responsable de s’assurer que les zoos respectent la loi en pratiquant des contrôles, ne devrait-il pas intervenir pour imposer à l’ensemble des zoos et aquariums de nouveaux textes de lois et un organisme de contrôle indépendant ?

Et vous qu’en pensez-vous ?

N’éteins pas la lumière – Bernard Minier

Claude de la Bouquinerie du Vent des Livres m’avait recommandé ce livre. Je l’ai donc lu dans le cadre des Ambassadeurs du Vent des Livres. C’est la première fois que je lisais un thriller de Bernard Minier alors je n’ai pas de comparaison possible avec ses autres livres et c’est tant mieux.

Je découvre son personnage, le Commandant Martin Servaz qui, je dois le dire, me plaît bien. Un flic en arrêt de travail mais qui ne peut s’empêcher malgré tout de reprendre du service. L’auteur a déjà écrit deux autres thrillers auparavant avec ce personnage, Glacé et Le cercle mais cela n’empêche pas de comprendre l’histoire et bien évidemment je me fais happer par ce livre en quelques pages seulement. Impossible de se détacher de l’histoire.

Si je devais résumer ce livre en 2 mots, je réutiliserais une des expressions favorites de mon ado préférée en ce moment : ce livre est « grave flippant ! ».

C’est un livre angoissant à souhait, glacial. Une fois que tu as refermé le bouquin tard le soir parce que tu n’as pas pu t’arrêter à la fin du chapitre parce que « allez encore 5 minutes de lecture  » même si tu sais que ça va être dur de se lever le lendemain, parce que oui tu veux savoir ce qui va se passer parce que oui ça t’énerve de ne pas savoir, parce que tu te mets à la place du personnage principal et que tu es à deux doigts de vérifier si tu as bien fermé ta porte de maison à clé au cas où quelqu’un aurait voulu se faufiler chez toi mais là tu te dis que tu divagues et que c’est la faute du livre … bon bref, c’est à peu près cet effet que fait ce livre donc on peut dire que la plume de l’auteur fonctionne à merveille ! Malgré tout ça, tu as besoin de continuer pour connaître la suite, tu veux savoir. Et quand tu crois savoir comment ça va finir … et bien tu te trompes complètement. L’auteur te manipule du début … jusqu’à la fin. Une lecture addictive. Et le pire c’est qu’on en redemande ! Une polar diaboliquement construit. Et si en plus, tu aimes l’opéra, Toulouse et la cité de l’Espace alors ce livre est fait pour toi.

Pour finir, je dirai que que bon ben voilà, je suis devenue accro aux polars de Bernard Minier. Résultat : en allant reporter le livre à la Bouquinerie du Vent des livres – eh oui vous pourrez acheter ce livre dès demain et bien d’autres encore, la bouquinerie de Claude se résumant à la caverne d’Ali Baba, on y trouve quasiment tout ce que l’on cherche – je suis repartie avec 3 livres de Bernard Minier dont les 2 premiers qu’il y a écrit parce que oui je veux savoir comment tout a commencé avec le Commandant Servaz.

Et vous l’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Suite de la visite au zoo : les girafes

Les girafes sont des animaux qui dorment très peu (moins de 2h sur 24) mais somnolent debout durant la journée. La femelle donne naissance vers l’âge de 5-6 ans. La gestation dure environ 15 mois. Durant la naissance, le girafon tombe de près de deux mètres de haut et reçoit 20 litres de liquide amniotique sur lui. En milieu naturel, 3 girafons sur 4 meurent durant les premiers mois.

En 30 ans, 40% des girafes ont disparu sur le continent africain (cf étude du National Geographic publiée en 2019) : de 155 000 individus en 1985 il n’en reste plus que 97 000 en 2015. La girafe est alors inscrite en juillet 2016 comme « vulnerable » sur la liste rouge de l’IUCN.

Il existe 9 sous-espèces de girafes. La Girafe Masaï et la Girafe réticulée sont classées comme en danger d’extinction. La Girafe du Kordofan et la Girafe de Nubie sont en en danger critique d’extinction. Quant à la girafe de Rothschild, également menacée d’extinction, elle ne compte plus que 650 individus en milieu naturel.

Il semblerait toutefois que, grâce aux programmes de conservations sur le terrain, la population aurait augmenté de 20% en 5 ans dans les réserves du Niger, au Tchad et en Ouganda.

Visite d’un zoo pendant les vacances

Je n’ai pas été très présente ces dernières semaines sur le blog et les réseaux sociaux pour plusieurs raisons : d’abord parce que je poursuis mes avancées sur mon projet d’entreprise et cela demande beaucoup de temps, ensuite parce que je profite des bons moments avec mes filles durant les vacances et ça c’est essentiel ; enfin parce que je ressens ce besoin de déconnexion pour mieux retrouver l’inspiration. A quoi bon publier sur les réseaux sociaux si ce n’est juste que pour publier ? Je ne fais pas partie de ces personnes qui pensent que publier en permanence est vital. Je suis de ceux qui publient quand ils ont quelque chose d’inspirant à partager et quand ils en ont l’envie. Pas question de dépendre de ces fichus algorithmes.

Je n’ai pas encore publié mes dernières chroniques littéraires ni mon article sur la Corrèze mais cela ne saurait tarder.

Mais avant ça, je voudrais vous parler d’une journée passée au zoo durant notre première semaine de vacances. Cela faisait vraiment longtemps que nous n’avions pas été au zoo et mes filles ont eu envie de s’y rendre. Quand on ne peut pas toujours voyager pour observer les animaux dans leur milieux naturels, il est vrai que les zoo paraissent une bon compromis pour découvrir différentes espèces. Nous sommes toutes les trois des passionnées des animaux sauvages. Mais peut-on encore parler d’animaux sauvages au sens propre du terme quand ils n’évoluent plus dans leur milieu naturel, ne chassent plus et n’utilisent plus leur instinct de survie ? La grande question du « Pour ou contre les zoo » s’est donc posée. Quand on aime photographier les animaux sauvages dans leur milieu naturel, peut-on accepter de la même manière de photographier des animaux enfermés dans des enclos plus ou moins vastes selon les zoos ? S’agit-il d’ailleurs toujours d’animaux sauvages ? Les questions se sont alors multipliées et je me suis intéressée au rôle des zoo dans la préservation et l’éducation des publics, à la liste rouge IUCN, à certaines espèces, …. J’ai décidé d’y consacrer un article sur mon blog. Celui-ci sera publié prochainement.

En attendant, je vous propose de revenir sur quelques espèces en images.

Et aujourd’hui, je vous présente le tigre blanc royal qui n’est autre qu’un tigre du Bengale (Panthera tigris) mais qui présente une anomalie génétique appelée leucistisme ou leucisme lui conférant une robe blanche rayée de noir, cette anomalie empêchant alors la production de pigments permettant la coloration orange du pelage. Le tigre blanc n’est donc pas une sous-espèce à part entière et n’est donc pas menacé d’extinction en tant que tel, même si le tigre du Bengale, lui, est classé « en danger » par la liste rouge IUCN (selon le site du WWF, on ne dénombre plus que 3 890 individus en milieu naturel principalement en Inde et au Bangladesh). Il existe 9 sous-espèces de tigres dont 3 sont déjà éteintes dans les années 1950 : le tigre de la Caspienne, de Java et de Bali.

Les chances de survie des tigres blancs sont compromises par cette couleur atypique qui les empêche de se camoufler et de surprendre leurs proies ; ils ne peuvent pas évoluer pas dans leur milieu naturel. Ils sont quelques centaines dans le monde, répartis principalement dans les parcs zoologiques et les réserves animalières.

L’élevage du tigre blanc en captivité est très controversé car la reproduction des tigres blancs entraîne une forte consanguinité qui engendre de nombreux troubles de santé et des malformations sur l’animal. Par ailleurs, cet « élevage » fausse le rôle de préservation des espèces et d’éducation des publics des parcs zoologiques car il semblerait que la présentation de ces tigres blancs au pelage rare et magnifique n’ait pour unique but d’attirer un public toujours plus nombreux dans les parcs zoologiques.

Et vous, le saviez-vous ?

Citation de la semaine

« On ne se reverra pas. […] Pourtant, je sais au plus profond de moi que je ne les oublierai jamais. Un jour, je te parlerai de ces personnes qui ne font que traverser notre vie, mais la marquent à tout jamais. Un jour, je te raconterai ces rencontres éphémères indélébiles.« 

Virginie Grimaldi, Et que ne durent que les moments doux.

Il y a effectivement des rencontres dans nos vies qui nous marquent plus que d’autres, d’autres qui changeront notre vie à tout jamais … Des rencontres inattendues mais des rencontres qui s’avèrent inespérées … Des rencontres qui bouleversent, des rencontres qui font du bien, des rencontres qui font voir la vie autrement. Et aujourd’hui, ce sont ces rencontres que j’avais envie de célébrer.

Je vous parle prochainement de ce roman de Virginie Grimaldi dans une chronique.

Belle journée.

Ma transition écologique – Hervé Gardette

Merci à Babelio et aux éditions Novice pour l’envoi de ce livre que j’ai particulièrement apprécié car il aborde une thématique qui me tient particulièrement à cœur.

Après avoir présenté, durant huit ans, l’émission de débats « Du Grain à moudre », Hervé Gardette, journaliste à France Culture, a tenu une chronique sur l’écologie dans « Les Matins » de septembre 2019 à décembre 2021. C’est de cette chronique matinale qu’est issue la cinquantaine de textes de l’ouvrage. L’auteur a fait le choix de sélectionner une cinquantaine d’écrits parmi les 400 qu’il a pu rédiger durant les deux années. Le livre est paru une première fois en février 2021 puis une seconde fois en décembre 2021 ; il s’agit de l’édition augmentée que j’ai reçue et dont le titre a été légèrement modifié (le sous-titre « comment je me suis radicalisé » a disparu entre les 2 éditions). Quant à la 4e de couverture, elle a également été revue. Des chroniques ont été ajoutées puisque la 1ère édition ne tenait pas compte des chroniques rédigées entre février et décembre 2021.

Dans ce recueil, Hervé Gardette raconte son apprentissage de la transition écologique en milieu urbain. Il partage avec ses lecteurs ses réflexions de citoyen sur l’écologie. L’auteur part de son vécu personnel, participe au défi Familles Zéro Déchet, apporte des connaissances à travers ses lectures, nous parle de ses réflexions, ses doutes et dénonce certaines aberrations de l’époque. Il montre que même si l’on est convaincu des actions à mener en faveur de l’écologie, les appliquer n’est pas toujours aussi simple.

Les chroniques sont courtes et rapides à lire – libre à vous de n’en lire qu’une ou deux par soir si le cœur vous en dit -, très instructives avec une petite touche d’humour qui dédramatise un peu le sujet pas toujours facile à aborder. L’auteur ne cherche nullement à convaincre le lecteur de devenir un fervent écologiste mais cherche plutôt à éveiller les consciences et invite à se poser des questions concernant l’écologie et pourquoi pas à débuter – si cela n’est pas déjà fait – sa propre transition écologique.

Il est cependant dommage que les éditions Novice n’aient pas entamé la même transition écologique que l’auteur puisque le livre, qui, bien qu’il ait été imprimé sur du papier FSC – et c’est tout à leur honneur – a malheureusement été imprimé au Portugal et non en France.

Je terminerai par cette citation du livre qui me rappelle assurément le livre d’Aurélie Valognes, La cerise sur le gâteau, dont je ferai la chronique prochainement. : « Réflexe envahissant : je ne peux plus regarder s’envoler un avion sans mauvaise pensée, ni regarder une vidéo en ligne (quel que soit le sujet) sans mauvaise conscience. Pour rester crédible – et intègre -, j’ai renoncé aux soldes d’hiver, au foie gras, aux taxis, aux enceintes connectées, au Thermomix, à la 5G. Par chance, il y a de moins en moins d’insectes en été : j’aurais trop de scrupules à les écraser. Faire les courses au supermarché est devenu un calvaire. Un voyage au pays des infidèles. Comme dit le président Mac Mahon : « que de plastique, que de plastique ». Tout y est sous blister« .

Le bazar du zèbre à pois – Raphaëlle Giordano

Un ENORME COUP DE COEUR pour ce livre, une de ces lectures qui tiennent une place déterminante dans nos vies parce qu’elles influencent nos choix. Je ne vous dirais pas le contraire, je suis une fan inconditionnelle de Raphaëlle Giordano. Chacun de ses livres m’a apporté un petit quelque chose, m’a permis de voir les choses différemment et parfois, comme celui-ci, m’a convaincu de passer l’action. J’ai acheté ce roman dès sa parution. J’ai tout de suite adoré sa couverture pétante. Il est vrai que je ne l’ai pas lu aussitôt mais je l’avais glissé bien précieusement dans ma pile à lire. Peut-être n’était-ce pas encore le moment de le lire. Qui sait ?

Il n’y a jamais de hasard dans la vie. J’ai lu ce roman durant l’été dernier, à une période de ma vie où j’ai pris conscience que, certes je menais une vie confortable mais mon travail ne me convenait plus, je m’ennuyais sur le poste administratif que j’occupais, je ne rentrais pas dans le moule des agents exerçant dans la fonction publique. Pire encore, je manquais de temps et pour mes enfants et pour moi, parce que quand on est mère célibataire H24 et que l’on bosse plus de 40h/semaine, c’est vite compliqué de s’organiser surtout lorsqu’il n’y a plus de grands-parents pour prendre le relais … pas de temps pour mettre en place ce projet professionnel qui me tenait à coeur depuis plusieurs mois déjà, plus de temps de prendre le temps ! Bref, il fallait remédier à la situation !

Et c’est là qu’interviennent les personnages de ce livre : Basile, un « audaciel » qui a ouvert cette incroyable boutique, « Le Bazar du zèbre à pois » parce qu’il veut revenir à l’essentiel ; Giulia, une mère célibataire, « nez » qui a perdu toute motivation dans son travail et qui est à la recherche d’un projet novateur qui a du sens ; et puis son fils Arthur, adolescent qui ne demande qu’à exprimer son talent. Ces personnages et leur histoire m’ont évidemment touchée ; je me suis tellement reconnue dans le personnage de Giulia. Lorsque j’ai lâché ce livre que j’ai bien évidemment dévoré en quelques heures, j’ai pris conscience que j’étais moi aussi un drôle de zèbre, que j’avais en moi cette « audacité », ce « mélange d’audace et de ténacité, d’esprit d’ouverture et de soif d’entreprendre, propre aux doux rêveurs, aux fous et aux grands conquérants » et que j’avais besoin de le revendiquer ! J’étais déjà dans une dynamique d’envie de changement mais ce livre a fini de me convaincre que je devais faire le grand saut ou prendre un virage à 180 degrés – comme vous préférez – pour laisser derrière moi tout ce qui ne me faisait plus vibrer, pour m’accorder enfin le droit d’être qui j’étais vraiment. Et je l’ai fait ! J’ai enfin laissé mes peurs de côté et j’ai osé provoquer le changement. Aujourd’hui, je suis en pleine reconversion professionnelle. C’est très inconfortable comme situation pour le moment parce que mon projet n’a pas encore abouti mais il avance et il paraît que c’est le signe que je suis sur le bon chemin. Et je sens à présent que je suis exactement là où je dois être, à ma place. Je peux enfin « rêver plus grand, penser plus large, oser plus librement ». Voilà tout ce que ce livre m’a inspiré et ce n’est pas rien !

Et si vous aussi, vous étiez sans le savoir un zèbre ? Et si vous aviez, vous aussi, envie d’oser et de mettre plus de vie dans votre vie ? Je sais, vous vous dites que ça y est, j’ai basculé dans la folie et que cette chronique paraît complètement dingue. Mais lisez ce livre et vous comprendrez.

Et même si vous ne souhaitez rien changer à votre vie, n’hésitez pas à vous plonger dans le monde de la création, de l’invention et des fragrances. La plume de Raphaëlle Giordano est positive et légère et ça fait beaucoup de bien !

Et pour celles et ceux qui l’ont lu, qu’en avez-vous pensé ?