La vérité sur l’Affaire Harry Quebert – Joël Dicker

Je connaissais le nom de Joël Dicker notamment avec son dernier roman, L’énigme de la chambre 622. Alors, lorsque j’ai vu ce livre à la bouquinerie Le Vent des livres, j’ai eu envie de le découvrir. C’est le 2e roman de l’auteur et il a été très critiqué lors de sa parution et de sa nomination pour divers prix littéraires. Une adaptation télévisée de ce roman avec l’acteur Patrick Dempsey (le visage sur la couverture du livre) a par ailleurs été réalisée par Jean-Jacques Annaud en 2018.

Ce roman est certes doté d’un style d’écriture assez banal avec quelques maladresses et des dialogues amoureux parfois un peu fades et naïfs. Toutefois, la construction de ce livre est remarquable et l’intrigue est maîtrisée.

J’espère que vous êtes prêt à lire tard dans la nuit ou à alléger vos journées pour consacrer du temps à sa lecture parce que lorsque vous l’aurez commencé, vous ne pourrez plus vous arrêter. Pourtant, quand on sait que le récit fait 857 pages, ça pourrait en effrayer plus d’un(e). Vous le commencez et vous êtes fichus. L’auteur ne cesse de jouer avec le lecteur, de le conduire sur de fausses pistes, de le dérouter, de le manipuler, parfois de l’agacer.

Malgré ce pavé, on pourrait croire que l’histoire s’essouffle au fur et à mesure des pages. Eh bien, pas du tout ! Bien au contraire. Je dirai même que plus on approche de la fin du livre et plus le suspense est grand et plus l’auteur s’en donne à cœur joie pour multiplier les rebondissements. Marc Fumaroli dira dans le Figaro littéraire que c’est un « jet continu d’adrénaline littéraire que le narrateur n’a cessé d’injecter dans nos veines ». L’originalité de ce livre réside par ailleurs dans l’écriture du roman dans le roman avec un court paragraphe abordant le travail d’écriture sur chaque page qui précède chacun des 31 chapitres.

Ce roman policier, alternant les scènes de l’année 1975 et celles de 2008 sur fond d’élection présidentielle, aborde différents thèmes autour de l’écriture comme l’inspiration, le syndrome de la page blanche et le monde impitoyable de l’édition, mais aussi des thématiques comme l’amour interdit, l’imposture, les non-dits, les apparences et les faux-semblants.

Sachant que les critiques sont très partagées concernant ce roman, si vous l’avez lu, qu’en avez-vous pensé ?

Et pour celles et ceux qui habitent le Cotentin, retrouvez ce livre dès aujourd’hui à la boutique du Vent des livres.

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